C'est une phrase qui revient souvent, quand quelqu'un a des soucis qui le dépassent ou se trouvent confronté à des situations très embrouillées : le monde est méchant.
Et c'est tristement vrai ! Ce n'est pas toujours de la méchanceté comme telle, c'est plus souvent de la jalousie, de la bêtise, de l'orgueil mal placé. Il y en a au Congo comme partout ailleurs. Disons que chez nous, tout cela est recouvert du vernis d'une civilisation à laquelle nous sommes habitués et qui cache notre noirceur à nos propres yeux. Mais le Mal est le même partout, même s'il se manifeste sous des formes différentes, et cette violence qui est la nôtre est aussi celle qui a crucifié le Fils de l'Homme, un certain vendredi, il y a deux mille ans. J'étais partie au Congo pour découvrir ce qu'il y a dans le cœur de l'homme : je ne suis pas déçue, hélas. Non, vraiment, l'Amour n'est pas aimé !
Alors devant tout ce mal accumulé, devant cette souffrance qui s'ajoute à la souffrance, devant ce cœur humain si rempli de lui-même qu'il n'y a plus place pour un Autre, je serais tentée de m'écrier comme Saint Dominique : "Que deviendront les pécheurs ?" Mais ce serait me mettre moi-même en dehors du troupeau. Or "j'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble prévaloir dans le monde" (Ch. de Chergé), je sais bien que je fais le mal que je ne voudrais pas mais que je ne fais pas le bien que je voudrais; je sais bien qu'entre Hitler et moi, il n'y a qu'une question d'intensité … Je me contente alors de gémir, comme les disciples : "Qui peut être sauvé ?"
"Pour les hommes, cela est impossible, mais pour Dieu tout est possible." (Mt 24, 25-26)
Et c'est tristement vrai ! Ce n'est pas toujours de la méchanceté comme telle, c'est plus souvent de la jalousie, de la bêtise, de l'orgueil mal placé. Il y en a au Congo comme partout ailleurs. Disons que chez nous, tout cela est recouvert du vernis d'une civilisation à laquelle nous sommes habitués et qui cache notre noirceur à nos propres yeux. Mais le Mal est le même partout, même s'il se manifeste sous des formes différentes, et cette violence qui est la nôtre est aussi celle qui a crucifié le Fils de l'Homme, un certain vendredi, il y a deux mille ans. J'étais partie au Congo pour découvrir ce qu'il y a dans le cœur de l'homme : je ne suis pas déçue, hélas. Non, vraiment, l'Amour n'est pas aimé !
Alors devant tout ce mal accumulé, devant cette souffrance qui s'ajoute à la souffrance, devant ce cœur humain si rempli de lui-même qu'il n'y a plus place pour un Autre, je serais tentée de m'écrier comme Saint Dominique : "Que deviendront les pécheurs ?" Mais ce serait me mettre moi-même en dehors du troupeau. Or "j'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble prévaloir dans le monde" (Ch. de Chergé), je sais bien que je fais le mal que je ne voudrais pas mais que je ne fais pas le bien que je voudrais; je sais bien qu'entre Hitler et moi, il n'y a qu'une question d'intensité … Je me contente alors de gémir, comme les disciples : "Qui peut être sauvé ?"
"Pour les hommes, cela est impossible, mais pour Dieu tout est possible." (Mt 24, 25-26)

Comme tout cela est vrai !! Et je crois que cette incapacité à faire de notre mieux est (hélas) ce qui fait du chrétien une mauvaise publicité pour l'Evangile... il faut vraiment une Grâce particulière pour être apôtre, ce qui heureusement arrive puisque "pour Dieu tout est possible" !
RépondreSupprimerGrosses bises
Joyeuse fête ma chère Elise!
RépondreSupprimerC'est pas en étant parfait qu'on devient un Saint, mais en se reconnaissant faible et petit. Alors on peut enfin laisser la place à Dieu...
bises
C'est tellement vrai , on peut faire mal de n'importe quelle maniere (verbale, physique ....)
RépondreSupprimerpar contre , il est plus difficile se nos jours de trouver comment faire du bien autour de nous , je crois et j'en suis persuadé que même un sourire peut réconforter n'importe qui !
Bisous Isabelle P du valentin de Valence