Il est 21h, et cette journée de Noël touche à sa fin. Une belle journée, vraiment, humble et douce, un Noël de simplicité.
Hier, la Mère avait demandé à Françoise de confectionner des sambusa (équivalent local des samousas méditerranéens) pour la collation qui suit le retour de la messe du soir. Les sambusa, c'est drôlement bon, mais c'est la galère à faire, surtout que la Communauté est nombreuse. Avec Théthé, la Sr Grazia (maîtresse des novices) et deux autres filles, nous avons passé notre après-midi à la cuisine, de 14h à 20h, travaillant sans relâche (ou presque) sous la direction de Françoise. Nous étions tellement fatiguées à la fin (il y avait eu beaucoup de boulot le matin au labo, et j'avais travaillé debout toute la journée) que nous n'avons pas eu le courage d'aller à la messe du soir à la paroisse St Kizito avec les Sœurs. Après la douche, nous sommes restées tranquillement, Françoise à la machine à coudre, moi sur l'ordinateur, jusqu'au retour des Sœurs. Nous avons alors pris la collation ensemble, puis dodo (assez tard, car la SNEL a fourni le courant jusqu'à minuit).
Ce matin, après avoir longuement tergiversé pour savoir à quelle messe nous irions, nous avons finalement opté pour celle de St Rosaire, à Mendambo, qui nous permettait de souhaiter un bon Noël à la Sr Noëlla qui habite la Communauté St Joseph toute proche. Messe qui présentait aussi l'avantage non négligeable de commencer à 8h (au lieu de 6h30 pour Kizito) et de laisser le temps à Françoise de finir de confectionner mon cadeau de Noël : un magnifique ensemble jupe-chemisier. Dans le même tissu, elle avait aussi fait un pagne pour elle et un pour Noëlla : le trio de choc en coordonnés ! J'ai suggéré à Françoise de racheter un pagne pour faire aussi quelque chose pour le P. Mogha, il serait ravi d'être assorti à ses chères sœurs (soit dit en passant, il faut vraiment être une bonne couturière pour arriver à faire une jupe et un chemisier dans une seule pièce de tissu).
Nous sommes quand même arriver en retard à la messe, mais comme elle a duré plus de 3 heures, nous n'avons pas eu le sentiment d'avoir manqué quelque chose. Puis nous sommes allées voir Noëlla qui finissait de préparer le repas pour les orphelins dont elle a la charge, et finalement nous avons mangé ensemble, avec la Sr Anasthasie, autour d'une bonne bière. Du riz et de la viande (de vache), du fromage (le luxe de Noël), et la dernière tablette de chocolat envoyée par ma maman. Loin de nos tables débordantes de victuailles, ce repas frugal était pour les Sœurs un repas de fête, n'ayant pas souvent l'occasion de manger de la viande.
Ce Noël de pauvre, chaud et ensoleillé, qui ressemble si peu à nos fêtes de fin d'année occidentales, remet les pendules à l'heure. Nous sommes plus près de la vérité de l'événement que nous fêtons, cet enfant-Dieu naissant dans une étable parce qu'il n'y a pas de place pour lui dans la salle commune, ce Dieu tout-puissant qui se fait tout enfant, faible et démuni. Puisse-t-il naître aussi dans nos cœurs en ces jours où la lumière recommence à dominer sur la nuit. C'est tout le mal que je vous souhaite …
Hier, la Mère avait demandé à Françoise de confectionner des sambusa (équivalent local des samousas méditerranéens) pour la collation qui suit le retour de la messe du soir. Les sambusa, c'est drôlement bon, mais c'est la galère à faire, surtout que la Communauté est nombreuse. Avec Théthé, la Sr Grazia (maîtresse des novices) et deux autres filles, nous avons passé notre après-midi à la cuisine, de 14h à 20h, travaillant sans relâche (ou presque) sous la direction de Françoise. Nous étions tellement fatiguées à la fin (il y avait eu beaucoup de boulot le matin au labo, et j'avais travaillé debout toute la journée) que nous n'avons pas eu le courage d'aller à la messe du soir à la paroisse St Kizito avec les Sœurs. Après la douche, nous sommes restées tranquillement, Françoise à la machine à coudre, moi sur l'ordinateur, jusqu'au retour des Sœurs. Nous avons alors pris la collation ensemble, puis dodo (assez tard, car la SNEL a fourni le courant jusqu'à minuit).
Ce matin, après avoir longuement tergiversé pour savoir à quelle messe nous irions, nous avons finalement opté pour celle de St Rosaire, à Mendambo, qui nous permettait de souhaiter un bon Noël à la Sr Noëlla qui habite la Communauté St Joseph toute proche. Messe qui présentait aussi l'avantage non négligeable de commencer à 8h (au lieu de 6h30 pour Kizito) et de laisser le temps à Françoise de finir de confectionner mon cadeau de Noël : un magnifique ensemble jupe-chemisier. Dans le même tissu, elle avait aussi fait un pagne pour elle et un pour Noëlla : le trio de choc en coordonnés ! J'ai suggéré à Françoise de racheter un pagne pour faire aussi quelque chose pour le P. Mogha, il serait ravi d'être assorti à ses chères sœurs (soit dit en passant, il faut vraiment être une bonne couturière pour arriver à faire une jupe et un chemisier dans une seule pièce de tissu).
Nous sommes quand même arriver en retard à la messe, mais comme elle a duré plus de 3 heures, nous n'avons pas eu le sentiment d'avoir manqué quelque chose. Puis nous sommes allées voir Noëlla qui finissait de préparer le repas pour les orphelins dont elle a la charge, et finalement nous avons mangé ensemble, avec la Sr Anasthasie, autour d'une bonne bière. Du riz et de la viande (de vache), du fromage (le luxe de Noël), et la dernière tablette de chocolat envoyée par ma maman. Loin de nos tables débordantes de victuailles, ce repas frugal était pour les Sœurs un repas de fête, n'ayant pas souvent l'occasion de manger de la viande.
Ce Noël de pauvre, chaud et ensoleillé, qui ressemble si peu à nos fêtes de fin d'année occidentales, remet les pendules à l'heure. Nous sommes plus près de la vérité de l'événement que nous fêtons, cet enfant-Dieu naissant dans une étable parce qu'il n'y a pas de place pour lui dans la salle commune, ce Dieu tout-puissant qui se fait tout enfant, faible et démuni. Puisse-t-il naître aussi dans nos cœurs en ces jours où la lumière recommence à dominer sur la nuit. C'est tout le mal que je vous souhaite …

Merci ma chérie, de nous faire partager ce Noël pauvre et pourtant enrichissant spirituellement. En Eglise, tout commence à Bethléem, c'est-à-dire, petitement...(C'est parce que je suis toute petite ...)
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