Le 27 décembre, fête de St Jean l'Evangéliste, est du même coup la fête patronale de la Mère Jeanne, Supérieure Générale des Catherinettes, et donc fête pour la Congrégation. L'année dernière, la fête avait été éclipsée par le décès, le même jour, de la Sr Fidélia. Mais cette année, les Sœurs se sont rattrapées : messe à la Communauté, puis repas, bières, musique et danse. Le clou du spectacle, c'est de se déguiser. Les Sœurs ont, pour la plupart, un habit civil de réserve, en cas de guerre ou de rébellion; c'est l'occasion de le sortir des placards. Je mets en ligne quelques photos de la soirée, ce n'est pas triste : pour être sœurs, on n'en est pas moins femme, et on sait s'amuser, même avec peu de moyens. Anne et Ben, amusez-vous à retrouver tous les prénoms, ce n'est pas si facile ! Attention, certaines photos peuvent choquer les âmes sensibles …
mardi 28 décembre 2010
samedi 25 décembre 2010
Un bien doux Noël
Il est 21h, et cette journée de Noël touche à sa fin. Une belle journée, vraiment, humble et douce, un Noël de simplicité.
Hier, la Mère avait demandé à Françoise de confectionner des sambusa (équivalent local des samousas méditerranéens) pour la collation qui suit le retour de la messe du soir. Les sambusa, c'est drôlement bon, mais c'est la galère à faire, surtout que la Communauté est nombreuse. Avec Théthé, la Sr Grazia (maîtresse des novices) et deux autres filles, nous avons passé notre après-midi à la cuisine, de 14h à 20h, travaillant sans relâche (ou presque) sous la direction de Françoise. Nous étions tellement fatiguées à la fin (il y avait eu beaucoup de boulot le matin au labo, et j'avais travaillé debout toute la journée) que nous n'avons pas eu le courage d'aller à la messe du soir à la paroisse St Kizito avec les Sœurs. Après la douche, nous sommes restées tranquillement, Françoise à la machine à coudre, moi sur l'ordinateur, jusqu'au retour des Sœurs. Nous avons alors pris la collation ensemble, puis dodo (assez tard, car la SNEL a fourni le courant jusqu'à minuit).
Ce matin, après avoir longuement tergiversé pour savoir à quelle messe nous irions, nous avons finalement opté pour celle de St Rosaire, à Mendambo, qui nous permettait de souhaiter un bon Noël à la Sr Noëlla qui habite la Communauté St Joseph toute proche. Messe qui présentait aussi l'avantage non négligeable de commencer à 8h (au lieu de 6h30 pour Kizito) et de laisser le temps à Françoise de finir de confectionner mon cadeau de Noël : un magnifique ensemble jupe-chemisier. Dans le même tissu, elle avait aussi fait un pagne pour elle et un pour Noëlla : le trio de choc en coordonnés ! J'ai suggéré à Françoise de racheter un pagne pour faire aussi quelque chose pour le P. Mogha, il serait ravi d'être assorti à ses chères sœurs (soit dit en passant, il faut vraiment être une bonne couturière pour arriver à faire une jupe et un chemisier dans une seule pièce de tissu).
Nous sommes quand même arriver en retard à la messe, mais comme elle a duré plus de 3 heures, nous n'avons pas eu le sentiment d'avoir manqué quelque chose. Puis nous sommes allées voir Noëlla qui finissait de préparer le repas pour les orphelins dont elle a la charge, et finalement nous avons mangé ensemble, avec la Sr Anasthasie, autour d'une bonne bière. Du riz et de la viande (de vache), du fromage (le luxe de Noël), et la dernière tablette de chocolat envoyée par ma maman. Loin de nos tables débordantes de victuailles, ce repas frugal était pour les Sœurs un repas de fête, n'ayant pas souvent l'occasion de manger de la viande.
Ce Noël de pauvre, chaud et ensoleillé, qui ressemble si peu à nos fêtes de fin d'année occidentales, remet les pendules à l'heure. Nous sommes plus près de la vérité de l'événement que nous fêtons, cet enfant-Dieu naissant dans une étable parce qu'il n'y a pas de place pour lui dans la salle commune, ce Dieu tout-puissant qui se fait tout enfant, faible et démuni. Puisse-t-il naître aussi dans nos cœurs en ces jours où la lumière recommence à dominer sur la nuit. C'est tout le mal que je vous souhaite …
Hier, la Mère avait demandé à Françoise de confectionner des sambusa (équivalent local des samousas méditerranéens) pour la collation qui suit le retour de la messe du soir. Les sambusa, c'est drôlement bon, mais c'est la galère à faire, surtout que la Communauté est nombreuse. Avec Théthé, la Sr Grazia (maîtresse des novices) et deux autres filles, nous avons passé notre après-midi à la cuisine, de 14h à 20h, travaillant sans relâche (ou presque) sous la direction de Françoise. Nous étions tellement fatiguées à la fin (il y avait eu beaucoup de boulot le matin au labo, et j'avais travaillé debout toute la journée) que nous n'avons pas eu le courage d'aller à la messe du soir à la paroisse St Kizito avec les Sœurs. Après la douche, nous sommes restées tranquillement, Françoise à la machine à coudre, moi sur l'ordinateur, jusqu'au retour des Sœurs. Nous avons alors pris la collation ensemble, puis dodo (assez tard, car la SNEL a fourni le courant jusqu'à minuit).
Ce matin, après avoir longuement tergiversé pour savoir à quelle messe nous irions, nous avons finalement opté pour celle de St Rosaire, à Mendambo, qui nous permettait de souhaiter un bon Noël à la Sr Noëlla qui habite la Communauté St Joseph toute proche. Messe qui présentait aussi l'avantage non négligeable de commencer à 8h (au lieu de 6h30 pour Kizito) et de laisser le temps à Françoise de finir de confectionner mon cadeau de Noël : un magnifique ensemble jupe-chemisier. Dans le même tissu, elle avait aussi fait un pagne pour elle et un pour Noëlla : le trio de choc en coordonnés ! J'ai suggéré à Françoise de racheter un pagne pour faire aussi quelque chose pour le P. Mogha, il serait ravi d'être assorti à ses chères sœurs (soit dit en passant, il faut vraiment être une bonne couturière pour arriver à faire une jupe et un chemisier dans une seule pièce de tissu).
Nous sommes quand même arriver en retard à la messe, mais comme elle a duré plus de 3 heures, nous n'avons pas eu le sentiment d'avoir manqué quelque chose. Puis nous sommes allées voir Noëlla qui finissait de préparer le repas pour les orphelins dont elle a la charge, et finalement nous avons mangé ensemble, avec la Sr Anasthasie, autour d'une bonne bière. Du riz et de la viande (de vache), du fromage (le luxe de Noël), et la dernière tablette de chocolat envoyée par ma maman. Loin de nos tables débordantes de victuailles, ce repas frugal était pour les Sœurs un repas de fête, n'ayant pas souvent l'occasion de manger de la viande.
Ce Noël de pauvre, chaud et ensoleillé, qui ressemble si peu à nos fêtes de fin d'année occidentales, remet les pendules à l'heure. Nous sommes plus près de la vérité de l'événement que nous fêtons, cet enfant-Dieu naissant dans une étable parce qu'il n'y a pas de place pour lui dans la salle commune, ce Dieu tout-puissant qui se fait tout enfant, faible et démuni. Puisse-t-il naître aussi dans nos cœurs en ces jours où la lumière recommence à dominer sur la nuit. C'est tout le mal que je vous souhaite …
mercredi 22 décembre 2010
Joyeuses fêtes !
Nous sommes déjà le 22 décembre, et la fête de Noël approche à grands pas malgré la neige pour vous, la chaleur ici. Je ne sais pas quand la SNEL donnera à nouveau du courant : vendredi pour la veillée, ou samedi pour continuer la fête ? Ou les deux. Ici, la date et l'heure de l'électricité dépendent parfois d'un match de foot à la télé …
En conséquence, je profite des quelques minutes qui me restent ce soir pour vous souhaiter à tous un joyeux Noël, que je passerai pour ma part tranquillement dans la Communauté des Sœurs. Et rendez-vous dans quelques jours pour vous raconter ça plus en détail …
En conséquence, je profite des quelques minutes qui me restent ce soir pour vous souhaiter à tous un joyeux Noël, que je passerai pour ma part tranquillement dans la Communauté des Sœurs. Et rendez-vous dans quelques jours pour vous raconter ça plus en détail …
mardi 14 décembre 2010
Cuisine améliorée
J'y ai déjà fait allusion, une femme est venue de Butembo donner des cours de "cuisine améliorée" aux mamas d'Isiro. Histoire de varier les menus, histoire surtout d'améliorer la qualité de l'alimentation, qui se limite souvent aux haricots, poundu, épinards, bananes et riz. Certes, les autres denrées sont plus rares et plus chers, mais le manque d'instruction et l'enclavement entraînent un manque flagrant d'imagination dans tous mes domaines, dont la cuisine.
Les cours se sont étalés sur un mois et se voulaient une vraie formation professionnelle, validée par un diplôme en bonne et due forme. Dimanche a eu lieu la remise des diplômes, avec bien évidemment dégustation des plats préparés par les mamans. Vous pensez bien que je n'ai pas raté cette occasion de montrer mes talents … de photographe (il fallait bien justifier ma présence), d'autant plus que deux Sœurs de Mater Dei étaient récompensées, Françoise et la petite novice Clémentine. Je ne vous raconterai pas la journée par le menu (c'est le cas de la dire), je voudrais simplement vous faire part de mes réflexions, comme j'en ai l'habitude.
En voyant les plats préparés, en particulier les gâteaux, j'ai bien sûr pensé à mon neveu Mikaël, cuisinier de profession, et je me disais qu'il s'arracherait les cheveux en voyant ça, les formes bizarroïdes, les finitions plus qu'approximatives, etc. Et puis, j'ai regardé autour de moi, la "cuisine" où travaillaient les mamas, et je me suis demandé s'il saurait en faire autant avec aussi peu de moyens : trois gros cailloux et du bois mort pour le feu, un four à bois posé à même le sol, une seule table pour 40 personnes, un banc et quelques briques pour poser les affaires et les ingrédients, à quelques centimètres du sol poussiéreux en terre battue, toutes ces choses auxquelles je suis si bien habituée maintenant qu'elles ne me surprennent plus. Qui, parmi nous, pourraient travailler dans ces conditions ? Qui accepterait de cuisiner "au ras du sol" ? Dis-moi, mon Bikou, sans tout ton beau matériel, tes casseroles, ta cuisinière, qu'est-ce que tu ferais …?
Pour vous faire une idée par vous-mêmes, voici quelques photos de la fête :
http://picasaweb.google.com/tameonta/CollationDeGradeCuisine?feat=directlink
PS : Françoise a obtenu son diplôme avec seulement 72% (14,4/20), mais il faut dire qu'elle n'a pas participé à tous les cours, étant assez occupée par ailleurs. Pour ma part, moi qui déguste sa cuisine tous les jours, je lui mets 90%. Elle m'a dimanche préparé un "poulet pénitent" (qui se cache la tête sous les ailes), orné d'oignons violets assortis à la couleur liturgique du moment, un pur régale …
Les cours se sont étalés sur un mois et se voulaient une vraie formation professionnelle, validée par un diplôme en bonne et due forme. Dimanche a eu lieu la remise des diplômes, avec bien évidemment dégustation des plats préparés par les mamans. Vous pensez bien que je n'ai pas raté cette occasion de montrer mes talents … de photographe (il fallait bien justifier ma présence), d'autant plus que deux Sœurs de Mater Dei étaient récompensées, Françoise et la petite novice Clémentine. Je ne vous raconterai pas la journée par le menu (c'est le cas de la dire), je voudrais simplement vous faire part de mes réflexions, comme j'en ai l'habitude.
En voyant les plats préparés, en particulier les gâteaux, j'ai bien sûr pensé à mon neveu Mikaël, cuisinier de profession, et je me disais qu'il s'arracherait les cheveux en voyant ça, les formes bizarroïdes, les finitions plus qu'approximatives, etc. Et puis, j'ai regardé autour de moi, la "cuisine" où travaillaient les mamas, et je me suis demandé s'il saurait en faire autant avec aussi peu de moyens : trois gros cailloux et du bois mort pour le feu, un four à bois posé à même le sol, une seule table pour 40 personnes, un banc et quelques briques pour poser les affaires et les ingrédients, à quelques centimètres du sol poussiéreux en terre battue, toutes ces choses auxquelles je suis si bien habituée maintenant qu'elles ne me surprennent plus. Qui, parmi nous, pourraient travailler dans ces conditions ? Qui accepterait de cuisiner "au ras du sol" ? Dis-moi, mon Bikou, sans tout ton beau matériel, tes casseroles, ta cuisinière, qu'est-ce que tu ferais …?
Pour vous faire une idée par vous-mêmes, voici quelques photos de la fête :
http://picasaweb.google.com/tameonta/CollationDeGradeCuisine?feat=directlink
PS : Françoise a obtenu son diplôme avec seulement 72% (14,4/20), mais il faut dire qu'elle n'a pas participé à tous les cours, étant assez occupée par ailleurs. Pour ma part, moi qui déguste sa cuisine tous les jours, je lui mets 90%. Elle m'a dimanche préparé un "poulet pénitent" (qui se cache la tête sous les ailes), orné d'oignons violets assortis à la couleur liturgique du moment, un pur régale …
jeudi 9 décembre 2010
Un peu de soleil sous la neige
C'est l'hiver, il neige, il fait froid, les jours raccourcissent … J'ai pitié de vous, moi qui me promène toute l'année en T-shirt et qui ne sors jamais sans mon chapeau, parce qu'ici, le soleil, "ça pique" ! Pour vous aider à passer ce cap difficile, et comme je manque d'imagination pour écrire mes articles mais que je ne voudrais pas perdre les lecteurs assidus de mon blog, je vous livre en pâture quelques photos prises par Léna pendant son séjour à Isiro. Je vous les laisse sans commentaires, comme une invitation au voyage, au dépaysement. Laisser aller votre imagination, et faites le plein de soleil et de chaleur …
jeudi 2 décembre 2010
Bienheureuse
J'en avais déjà parlé l'an dernier : le 1er décembre est la fête de la Bienheureuse Anuarite Nengapeta Marie-Clémentine (Alphonsine de son nom de baptême). Depuis un an que je fréquente le sanctuaire, j'ai appris à mieux la connaître : sa vie, son caractère, son martyre. Du coup, les festivités organisées par le diocèse (pèlerinage et grand-messe) prennent une autre coloration, je me sens plus concernée, je ne suis plus "touriste", mais "pèlerin". Bref : Anuarite, c'est ma copine !
Ayant prévu que la messe allait durer 4 heures, j'ai emprunté à Sr Caro sa caméra vidéo, histoire d'immortaliser l'événement et de pouvoir vous faire profiter un peu du spectacle. Rassurez-vous : je n'ai pas filmé les 4 heures ! De toute façon, je n'ai pas le câble adéquat pour pouvoir transférer sur l'ordi (ni la connexion internet nécessaire pour mettre en ligne plusieurs MO de données !), donc il vous faudra patienter jusqu'à mon retour.
La messe commence avec un tout petit quart d'heure de retard; c'est Françoise qui a été chargée de la décoration, elle y a passé quasiment la nuit. Et il faut reconnaître que c'est beau, dans le style africain, bien sûr (je m'y suis bien habituée). Avec ma caméra et mes deux appareils photos (Noëlla m'a confié le sien), je me ballade un peu partout, et je ne suis pas la seule : c'est sans complexe que journalistes, prêtres et sœurs filment ou prennent des photos. La messe est déjà commencée depuis une heure (on est à la deuxième lecture) quand arrive une troupe de gens, une bonne vingtaine, qui traversent la cathédrale par l'allée centrale et viennent s'installer dans les premiers rangs réservés pour eux : le Gouverneur de la Province, le vice-gouverneur, et leur suite. Sans aucun scrupule, ils dérangent tout le monde et perturbent la célébration. Mais il est clair que le respect du au Gouverneur passe avant le respect du à Dieu et à l'assemblée ! Glissons …
Comme nous fêtons cette année le 25ème anniversaire de la béatification d'Anuarite, il y a là, en plus de l'évêque d'Isiro-Niangara, l'archevêque de Kisangani et 3 autres évêques de la Province ecclésiastique. Du beau linge. Sans compter le sénateur, le CDD et tous consorts. Tout ça pour une pauvre petite religieuse de rien du tout, qui a préféré se faire tuer à l'arme blanche plutôt que de rompre son engagement de chasteté …
Après la célébration et les embrassades d'usage, nous sommes rentrées directement au couvent avec Françoise, et nous avons continué la fête autour d'une bonne bière fraîche, à laquelle était aussi conviée Théthé, qui fêtait ce jour-là son 20ème anniversaire. Le ciel, qui était dans la confidence, a attendu que nous ayons fini notre bière dehors avant de déverser les trombes d'eau dont il a le secret dans ce coin de la planète. Un temps idéal pour aller faire une sieste …
PS. Petit détail intéressant : Anuarite, qui avait 23 ans lors de son martyre, n'était que professe de vœux temporaires; mais elle avait un caractère si difficile que ses supérieures avaient décidé de la renvoyer du couvent. Comme quoi les jugements de Dieu ne sont pas ceux des hommes. J'ai encore toutes mes chances !
Voici en exclusivité mondiale quelques photos de la fête :
Ayant prévu que la messe allait durer 4 heures, j'ai emprunté à Sr Caro sa caméra vidéo, histoire d'immortaliser l'événement et de pouvoir vous faire profiter un peu du spectacle. Rassurez-vous : je n'ai pas filmé les 4 heures ! De toute façon, je n'ai pas le câble adéquat pour pouvoir transférer sur l'ordi (ni la connexion internet nécessaire pour mettre en ligne plusieurs MO de données !), donc il vous faudra patienter jusqu'à mon retour.
La messe commence avec un tout petit quart d'heure de retard; c'est Françoise qui a été chargée de la décoration, elle y a passé quasiment la nuit. Et il faut reconnaître que c'est beau, dans le style africain, bien sûr (je m'y suis bien habituée). Avec ma caméra et mes deux appareils photos (Noëlla m'a confié le sien), je me ballade un peu partout, et je ne suis pas la seule : c'est sans complexe que journalistes, prêtres et sœurs filment ou prennent des photos. La messe est déjà commencée depuis une heure (on est à la deuxième lecture) quand arrive une troupe de gens, une bonne vingtaine, qui traversent la cathédrale par l'allée centrale et viennent s'installer dans les premiers rangs réservés pour eux : le Gouverneur de la Province, le vice-gouverneur, et leur suite. Sans aucun scrupule, ils dérangent tout le monde et perturbent la célébration. Mais il est clair que le respect du au Gouverneur passe avant le respect du à Dieu et à l'assemblée ! Glissons …
Comme nous fêtons cette année le 25ème anniversaire de la béatification d'Anuarite, il y a là, en plus de l'évêque d'Isiro-Niangara, l'archevêque de Kisangani et 3 autres évêques de la Province ecclésiastique. Du beau linge. Sans compter le sénateur, le CDD et tous consorts. Tout ça pour une pauvre petite religieuse de rien du tout, qui a préféré se faire tuer à l'arme blanche plutôt que de rompre son engagement de chasteté …
Après la célébration et les embrassades d'usage, nous sommes rentrées directement au couvent avec Françoise, et nous avons continué la fête autour d'une bonne bière fraîche, à laquelle était aussi conviée Théthé, qui fêtait ce jour-là son 20ème anniversaire. Le ciel, qui était dans la confidence, a attendu que nous ayons fini notre bière dehors avant de déverser les trombes d'eau dont il a le secret dans ce coin de la planète. Un temps idéal pour aller faire une sieste …
PS. Petit détail intéressant : Anuarite, qui avait 23 ans lors de son martyre, n'était que professe de vœux temporaires; mais elle avait un caractère si difficile que ses supérieures avaient décidé de la renvoyer du couvent. Comme quoi les jugements de Dieu ne sont pas ceux des hommes. J'ai encore toutes mes chances !
Voici en exclusivité mondiale quelques photos de la fête :
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