dimanche 27 février 2011

Garde-malade

La maman de Françoise est malade. Depuis plusieurs jours, elle ne s'alimentait plus, vomissait, devenait de plus en plus faible. Nous avons donc pris la décision de l'hospitaliser à la clinique universitaire, où elle est internée depuis mardi. Du coup, je passe beaucoup de temps à la clinique, à la chambre 6, où je fais de fréquentes visites le matin et où je tiens compagnie à mes chères sœurs (Françoise et Aimée) l'après-midi. Car tout malade hospitalisé doit se faire accompagner d'un garde-malade, pour s'occuper de lui, nettoyer la chambre, préparer à manger, faire la toilette, etc. Le garde-malade vit sur place, dort dans la chambre, souvent par terre quand il y a plusieurs malades dans la chambre et que tous les lits sont occupés. Il faut donc venir avec ses gamelles, son matelas, ses draps, et tout ce qu'il faut pour vivre plusieurs jours : un vrai déménagement ! A ceux qui récriminent contre nos hôpitaux français (soins, nourriture, accueil), je conseille de venir faire un petit tour par ici. Ça remet les idées en place ….
Cette hospitalisation est l'occasion pour moi de découvrir la clinique sous un autre jour, vue de la chambre du malade, expérience intéressante s'il en est. Occasion aussi pour le personnel de me découvrir sous un autre jour, dans un autre rôle. Par exemple, plusieurs infirmières ont découvert en discutant avec Françoise que j'étais consacrée ! L'une d'elles me disait souvent : "Elisé, si j'étais un homme, j'allais t'aimer !". J'avais beau lui dire que j'étais déjà mariée avec Jésus, je sentais bien qu'elle ne me croyait pas. Je lui ai amené mon certificat de consécration, elle était toute embêtée : "Tu as bien fait de me montrer ça, sinon j'allais avoir des problèmes avec Jésus !"

1 commentaires:

  1. C'est joli, l'anecdote de cette infirmière...
    Ceci dit, ici aussi ce serait une expérience intéressante, pour certains médecins, de se mettre un peu à la place du malade! Je parle des médecins, pas des infirmières ni des aides-soignantes... Rien de tel qu'un petit séjour à l'hôpital pour se retrouver face à son humble humanité...
    Plein de pensées chaleureuses et de gros bisous de nous tous.

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