Alléluia ! Non seulement le Christ est ressuscité, ce qui est déjà en soi une bonne nouvelle, mais en plus je suis en vacances. Enfin ! Depuis lundi 15 heures. Des vraies vacances, de trente jours, de quoi me refaire une santé, me reposer, me balader aussi, et surtout oublier les soucis de la clinique.
Parce que ces derniers temps, les soucis n'ont pas manqué. Je préfère passer sous silence les abus de pouvoir et autres incompétences notoires qu'il m'a fallu dénoncer en haut lieu pour ne pas être accusée de complicité. Mais il y a des désagréments dont je me serais volontiers passé et qui ont mis mes nerfs à rude épreuve.
Samedi matin, j'arrive tranquillement à 8 heures à la clinique. J'ouvre la porte du labo, et je me rends compte que la porte de la deuxième salle est ouverte; je me souvenais pourtant parfaitement l'avoir fermée la veille. Je regarde mieux : la porte de la troisième salle, qui sert de dépôt, est ouverte également, ainsi que la porte donnant sur le bureau de Mama Josée, la chargée de statistique. En fait, toutes les portes ont été forcées, y compris celles de l'armoire aux réactifs, sauf la porte extérieure. Je m'approche de la fenêtre de la salle de prélèvement, la seule à ne pas avoir de grille antivol, et je constate qu'il manque carrément une vitre, laquelle est posée dans l'herbe, intacte, à quelques mètres : les voleurs ont simplement enlevé les baguettes de bois extérieures qui retiennent la vitre. Je fais le tour du labo et du dépôt : seuls ont disparus les deux fauteuils en plastique du labo et les trois matelas, sur les dix offerts récemment par le ministre Bulupiy, qui n'avaient pas encore été mis en circulation. Ces voleurs n'y connaissent rien : il y a pour plusieurs milliers de dollars de matériel et de réactifs au labo, et ils ont pris pour à peine cent dollars de marchandises. Ayant constaté les dégâts, j'appelle le médecin directeur intérimaire, qui à son tour va à la police déposer plainte. Moi, je commençais à m'inquiéter de savoir combien de temps tout cela allait prendre : j'avais prévu de partir l'après-midi avec Françoise à Magambe, chez les comboniens, pour une petite récollection. Connaissant la lenteur de tout processus officiel, j'avais des raisons de craindre le pire. Finalement, l'officier de police judiciaire est venu très vite et a procédé à l'enquête (d'où il est ressorti rapidement que la sentinelle n'était pas à son poste, ce qui n'étonnera personne); pendant ce temps, le menuisier est arrivé à son tour et a réparé la vitre et les trois portes. A midi trente, tout était terminé et le labo en ordre, et je suis passée à l'université prévenir la chef du personnel (c'est la seule personne que j'ai trouvée sur place, car le 30 avril est férié pour les enseignants au Congo). Inutile de vous dire que le temps de récollection a été plus que bénéfique …
PS Mes lecteurs assidus n'auront pas manqué de remarquer que mes articles se faisaient plus espacés ces derniers temps. Il me faut donc les rassurer : je vais très bien, simplement le boîtier internet du couvent a pris la foudre, et je suis donc obligée de chercher une connexion ailleurs, ce qui est toujours compliqué. Je suis désolée également pour mes admirateurs skypiens. Mais je ne désespère pas totalement que le boîtier soit changé un jour. Mais quand ? That's the question …
Parce que ces derniers temps, les soucis n'ont pas manqué. Je préfère passer sous silence les abus de pouvoir et autres incompétences notoires qu'il m'a fallu dénoncer en haut lieu pour ne pas être accusée de complicité. Mais il y a des désagréments dont je me serais volontiers passé et qui ont mis mes nerfs à rude épreuve.
Samedi matin, j'arrive tranquillement à 8 heures à la clinique. J'ouvre la porte du labo, et je me rends compte que la porte de la deuxième salle est ouverte; je me souvenais pourtant parfaitement l'avoir fermée la veille. Je regarde mieux : la porte de la troisième salle, qui sert de dépôt, est ouverte également, ainsi que la porte donnant sur le bureau de Mama Josée, la chargée de statistique. En fait, toutes les portes ont été forcées, y compris celles de l'armoire aux réactifs, sauf la porte extérieure. Je m'approche de la fenêtre de la salle de prélèvement, la seule à ne pas avoir de grille antivol, et je constate qu'il manque carrément une vitre, laquelle est posée dans l'herbe, intacte, à quelques mètres : les voleurs ont simplement enlevé les baguettes de bois extérieures qui retiennent la vitre. Je fais le tour du labo et du dépôt : seuls ont disparus les deux fauteuils en plastique du labo et les trois matelas, sur les dix offerts récemment par le ministre Bulupiy, qui n'avaient pas encore été mis en circulation. Ces voleurs n'y connaissent rien : il y a pour plusieurs milliers de dollars de matériel et de réactifs au labo, et ils ont pris pour à peine cent dollars de marchandises. Ayant constaté les dégâts, j'appelle le médecin directeur intérimaire, qui à son tour va à la police déposer plainte. Moi, je commençais à m'inquiéter de savoir combien de temps tout cela allait prendre : j'avais prévu de partir l'après-midi avec Françoise à Magambe, chez les comboniens, pour une petite récollection. Connaissant la lenteur de tout processus officiel, j'avais des raisons de craindre le pire. Finalement, l'officier de police judiciaire est venu très vite et a procédé à l'enquête (d'où il est ressorti rapidement que la sentinelle n'était pas à son poste, ce qui n'étonnera personne); pendant ce temps, le menuisier est arrivé à son tour et a réparé la vitre et les trois portes. A midi trente, tout était terminé et le labo en ordre, et je suis passée à l'université prévenir la chef du personnel (c'est la seule personne que j'ai trouvée sur place, car le 30 avril est férié pour les enseignants au Congo). Inutile de vous dire que le temps de récollection a été plus que bénéfique …
PS Mes lecteurs assidus n'auront pas manqué de remarquer que mes articles se faisaient plus espacés ces derniers temps. Il me faut donc les rassurer : je vais très bien, simplement le boîtier internet du couvent a pris la foudre, et je suis donc obligée de chercher une connexion ailleurs, ce qui est toujours compliqué. Je suis désolée également pour mes admirateurs skypiens. Mais je ne désespère pas totalement que le boîtier soit changé un jour. Mais quand ? That's the question …

Bonnes vacances! Cela va te faire le plus grand bien!
RépondreSupprimerGros bisous.
Bonnes vacances et profites en bien pour visiter, te reposer,... car je pense que tu en as grand besoin!!!
RépondreSupprimerBises
Mon commentaire se fera guère dans l'originalité mais c'est une façon de te faire un petit coucou. Passe de bonnes vacances et repose toi bien
RépondreSupprimerBises
Bonnes vacances la belle!
RépondreSupprimerEt passe le bonjour à Francoise, Mère Jeanne et la compagnie!
Dis nous quand est ce qu'on peut se voir sur Skype pour te montrer Alix qui grandit vite!!
Bises
Anne, Benoit et ALix
Mais on a quand meme réussi à se parler, t'as vu? Je t'embrasse!
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