Nous avions convenu, Françoise et moi, que j'irai la voir à Nangazizi du 8 au 10 juillet. J'avais mis au point une stratégie avec mon taximan : il m'emmène à Nangazizi le vendredi après-midi, reste là-bas tout le week-end et me ramène à Isiro le dimanche soir. Ainsi je ne paye qu'une fois le carburant (4 litres d'essence, à peu près 9 000 Fc), et je rajoute un peu plus pour le chauffeur (15 000 au lieu de 10 000). Je lui envoie un texto jeudi soir pour confirmer; malheureusement, suite à un orage ce même soir, il n'y a plus de réseau vendredi, et je ne sais donc pas s'il a bien reçu mon message. Je rentre au couvent à 15 h : il n'est pas là; j'attends un peu : pas de nouvelle. Heureusement, le P. Mogha est à Isiro depuis la veille, je vais le voir et on voit ensemble ce qu'on peut faire. On finit par faire appel à un taximan du quartier, Papi, qui est disponible. Le temps de mettre le carburant et de se changer, et nous voilà partis; il est 17h40. Comme j'avais oublié mon KWay au labo, Mogha me prête son manteau, deux fois trop grand pour moi, qui rajoute à mon élégance naturelle. Mogha promet de m'envoyer un chauffeur dimanche pour me chercher; je lui fais confiance. Papi est un bon chauffeur, mais il roule vite, je saute à chaque cahot (et il y en a beaucoup).
Deux heures pour faire les 45 km qui me séparent de Nangazizi, c'est une bonne moyenne. Il est 19h45 quand nous arrivons devant la porte du couvent. Quand elle me voit, Françoise se précipite sur moi et me serre dans ses bras avec des "ma grrrrrande, ma grrrrrande !" qui en disent long sur sa joie de me revoir (elle pensait que je ne viendrais plus et se préparait déjà à venir à Isiro dans la semaine voir ce qui se passe). Tout en préparant le repas et en le mangeant, nous échangeons les dernières nouvelles, les bonnes et les mauvaises, jusqu'au moment d'aller se coucher.
Le ouiquende se passe tranquillement, dans la joie des retrouvailles; cette amitié, si profonde et si forte, est vraiment un don de Dieu. Le dimanche, sans nous être concertées, nous prions toutes les deux pour qu'il pleuve … d'abord parce que la terre en a besoin (et les récoltes), ensuite parce que ça retarderait le moment de mon départ. Bingo ! à 15h, un orage éclate, et la pluie arrose abondamment les champs et remplit les réservoirs de la maison. Et de fait, mon chauffeur (Félix, un assistant de l'université) n'arrive qu'à 19h30, nous ne repartirons donc que le lundi matin. Françoise est aux anges.
Ce matin donc, après la messe, Félix arrive et nous chargeons la moto : outre mon sac contenant plus de 60 verres d'arachides, il y a aussi un bidon de 15 litres de miel, un demi régime de bananes, des poireaux, du maïs, etc. A 8h nous nous mettons en route. Mais si la pluie a arrosé les champs, elle n'a pas épargné la route qui était déjà en piteux état. À un moment, il nous faut enfoncer le pied dans la boue jusqu'à la cheville pour éviter que la moto se couche complètement dans la flaque. J'ai regretté d'avoir laissé la caméra dans mon sac … Il est presque 10h45 quand Félix me laisse au couvent; malgré les courbatures, je prends le chemin de la clinique …
Deux heures pour faire les 45 km qui me séparent de Nangazizi, c'est une bonne moyenne. Il est 19h45 quand nous arrivons devant la porte du couvent. Quand elle me voit, Françoise se précipite sur moi et me serre dans ses bras avec des "ma grrrrrande, ma grrrrrande !" qui en disent long sur sa joie de me revoir (elle pensait que je ne viendrais plus et se préparait déjà à venir à Isiro dans la semaine voir ce qui se passe). Tout en préparant le repas et en le mangeant, nous échangeons les dernières nouvelles, les bonnes et les mauvaises, jusqu'au moment d'aller se coucher.
Le ouiquende se passe tranquillement, dans la joie des retrouvailles; cette amitié, si profonde et si forte, est vraiment un don de Dieu. Le dimanche, sans nous être concertées, nous prions toutes les deux pour qu'il pleuve … d'abord parce que la terre en a besoin (et les récoltes), ensuite parce que ça retarderait le moment de mon départ. Bingo ! à 15h, un orage éclate, et la pluie arrose abondamment les champs et remplit les réservoirs de la maison. Et de fait, mon chauffeur (Félix, un assistant de l'université) n'arrive qu'à 19h30, nous ne repartirons donc que le lundi matin. Françoise est aux anges.
Ce matin donc, après la messe, Félix arrive et nous chargeons la moto : outre mon sac contenant plus de 60 verres d'arachides, il y a aussi un bidon de 15 litres de miel, un demi régime de bananes, des poireaux, du maïs, etc. A 8h nous nous mettons en route. Mais si la pluie a arrosé les champs, elle n'a pas épargné la route qui était déjà en piteux état. À un moment, il nous faut enfoncer le pied dans la boue jusqu'à la cheville pour éviter que la moto se couche complètement dans la flaque. J'ai regretté d'avoir laissé la caméra dans mon sac … Il est presque 10h45 quand Félix me laisse au couvent; malgré les courbatures, je prends le chemin de la clinique …

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