C'est la dernière ligne droite. Encore une petite semaine de boulot à la clinique, lundi prochain je viens saluer tout le monde et faire le rapport épidémiologique mensuel (on clôture le mois le 25), mardi je fais mes valises et mercredi 27 je m'envole pour Kinshasa, via Kisangani. En attendant, dimanche prochain, je fais une petite fête chez Françoise, avec les amis proches, ceux qui m'ont aidée à survivre, et les voisins. Au programme : messe d'action de grâce et repas partagé.
Hier matin, Marie-Bernard m'appelle au téléphone pour me demander de passer la voir en sortant du boulot (elle habite juste en face de la clinique). Je m'exécute; elle a quelque chose à me dire et je la sens un peu timide : "Eh bien, voilà, Féli et moi on voudrait te confier aussi notre fille, Christelle (née le 9 juin dernier), et on pensait qu'on pourrait peut-être la baptiser ce dimanche, pendant la messe d'action de grâce !". J'avale ma salive : je vais donc être marraine pour la deuxième fois au Congo.
Renseignements pris auprès du P. Roger (spécialiste en théologie sacramentaire et qui doit présider la messe avec Christophe), on ne peut pas baptiser à la maison, le baptême doit obligatoirement avoir lieu dans une église, fusse la chapelle des Dominicains. Or, j'aimerais que la messe ait lieu à la maison, sur la parcelle, pour que la maman puisse participer (depuis son AVC, elle n'a pas assisté à la messe, même si on lui porte régulièrement la communion). On cherche une solution. Je propose à Marie-Bernard que le baptême ait lieu le samedi après-midi, en petit comité, et la fête le dimanche avec tout le monde. Elle est d'accord, elle va en parler à Félicien, son mari, qui est en déplacement et ne reviendra que vendredi. De mon côté, je vais essayer de joindre par internet le P. Christophe, reparti le matin même à Viadana, et qui doit revenir samedi matin. Et il faut voir aussi pour l'inscription sur les registres, la carte de baptême, etc. Un baptême en urgence pour cause de départ de la marraine !
C'est aussi cela, le Congo, ce pays où les choses simples sont si compliquées, mais où l'impossible est toujours possible.
Hier matin, Marie-Bernard m'appelle au téléphone pour me demander de passer la voir en sortant du boulot (elle habite juste en face de la clinique). Je m'exécute; elle a quelque chose à me dire et je la sens un peu timide : "Eh bien, voilà, Féli et moi on voudrait te confier aussi notre fille, Christelle (née le 9 juin dernier), et on pensait qu'on pourrait peut-être la baptiser ce dimanche, pendant la messe d'action de grâce !". J'avale ma salive : je vais donc être marraine pour la deuxième fois au Congo.
Renseignements pris auprès du P. Roger (spécialiste en théologie sacramentaire et qui doit présider la messe avec Christophe), on ne peut pas baptiser à la maison, le baptême doit obligatoirement avoir lieu dans une église, fusse la chapelle des Dominicains. Or, j'aimerais que la messe ait lieu à la maison, sur la parcelle, pour que la maman puisse participer (depuis son AVC, elle n'a pas assisté à la messe, même si on lui porte régulièrement la communion). On cherche une solution. Je propose à Marie-Bernard que le baptême ait lieu le samedi après-midi, en petit comité, et la fête le dimanche avec tout le monde. Elle est d'accord, elle va en parler à Félicien, son mari, qui est en déplacement et ne reviendra que vendredi. De mon côté, je vais essayer de joindre par internet le P. Christophe, reparti le matin même à Viadana, et qui doit revenir samedi matin. Et il faut voir aussi pour l'inscription sur les registres, la carte de baptême, etc. Un baptême en urgence pour cause de départ de la marraine !
C'est aussi cela, le Congo, ce pays où les choses simples sont si compliquées, mais où l'impossible est toujours possible.

Ben dis donc, tu vas devenir marraine professionnelle ;-)
RépondreSupprimerProfite bien de tes derniers jours en Afrique et bon retour vers la France ! Suis en plein déménagement moi aussi.
Bises
Anne (fille d'Andrée)