Vendredi 7h30; la Sr Théodorine, qui a appris mon arrivée prochaine, m’attend à l’entrée de l’Usuma; nous tombons dans les bras l'une de l'autre : cela fait plus d'un an que nous ne nous sommes pas vues. Elle étudie à l’Institut Supérieur des Soins Infirmiers de l’Opus Dei, et a du perdre pour la circonstance une bonne vingtaine de kilos : ma grande carcasse est devenue la petite carcasse ! Nous discutons avec frénésie pendant plus de deux heures, puis elle rejoint son lieu de stage (elle expliquera qu'elle est en retard parce que sa sœur est à Kin et qu'il fallait qu'elle l'accueille).
Pendant son absence, je discute avec plaisir avec Raphaël, un assistant de l’université parti étudier en Belgique le jour de notre arrivée à Isiro, il y a deux ans. "Deux ans à Isiro, me dit-il, c'est un exploit ! Personne n'avait fait ça avant toi ! Roger n'a pas pensé à te décerner un trophée Mwana mboka ?" (trophée qu'il vient de recevoir au nom de l'Université). C’est un gars intelligent et dynamique, extrêmement gentil, avec qui j’aurais aimé travailler. Un bon moment passé ensemble, Théo revient et nous allons déjeuner dans un bistrot pas loin de là.
Les jours suivants se partagent entre travail (je suis venue chercher du matériel pour le labo) et visites diverses. J’en profite pour goûter aux délices des transports en commun kinois. Il s’agit le plus souvent de minibus 9 places transformés en 15 places : un receveur, accroché à la porte coulissante toujours ouverte, braille la destination à qui veut l’entendre, et les personnes intéressées font signe de s’arrêter. En général, les bus sont pleins car Kinshasa est une très grande ville (environ 9 millions d’habitants). Il existe aussi des taxis voitures, un peu moins inconfortables, mais plus directs (et plus chers). Entre la poussière, la pollution, le bruit et la promiscuité, les trajets sont toujours un peu éprouvants. Le soir, nous allons manger avec Christophe (mon ange gardien durant ce séjour à Kin) dans un bistrot sur le site de la foire, non loin de là. Je profite que la bière coûte trois fois mon cher qu’à Isiro pour y noyer mon chagrin …
Pendant son absence, je discute avec plaisir avec Raphaël, un assistant de l’université parti étudier en Belgique le jour de notre arrivée à Isiro, il y a deux ans. "Deux ans à Isiro, me dit-il, c'est un exploit ! Personne n'avait fait ça avant toi ! Roger n'a pas pensé à te décerner un trophée Mwana mboka ?" (trophée qu'il vient de recevoir au nom de l'Université). C’est un gars intelligent et dynamique, extrêmement gentil, avec qui j’aurais aimé travailler. Un bon moment passé ensemble, Théo revient et nous allons déjeuner dans un bistrot pas loin de là.
Les jours suivants se partagent entre travail (je suis venue chercher du matériel pour le labo) et visites diverses. J’en profite pour goûter aux délices des transports en commun kinois. Il s’agit le plus souvent de minibus 9 places transformés en 15 places : un receveur, accroché à la porte coulissante toujours ouverte, braille la destination à qui veut l’entendre, et les personnes intéressées font signe de s’arrêter. En général, les bus sont pleins car Kinshasa est une très grande ville (environ 9 millions d’habitants). Il existe aussi des taxis voitures, un peu moins inconfortables, mais plus directs (et plus chers). Entre la poussière, la pollution, le bruit et la promiscuité, les trajets sont toujours un peu éprouvants. Le soir, nous allons manger avec Christophe (mon ange gardien durant ce séjour à Kin) dans un bistrot sur le site de la foire, non loin de là. Je profite que la bière coûte trois fois mon cher qu’à Isiro pour y noyer mon chagrin …

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