<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540</id><updated>2011-12-09T11:11:04.879+02:00</updated><title type='text'>Là-bas labo ...</title><subtitle type='html'>Le labo de là-bas</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>204</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-2624126834458640448</id><published>2011-08-09T21:57:00.003+02:00</published><updated>2011-12-09T11:11:04.886+02:00</updated><title type='text'>Motema moko ...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La température extérieure est de -47°C, l'altitude de 10972 mètres et la vitesse de 877 km/h. Mes yeux pleurent de sommeil après une nuit quasiment blanche à l’aéroport de Ndjili : l’attente au siège de la compagnie Royal Air Maroc, la séparation d’avec Théo et Christophe, le trajet en bus jusqu’à l’aéroport, l’attente encore, puis la frénésie du check-in (ouvrir deux fois les valises et les bagages à main), à nouveau l’attente et finalement l’embarquement. Le jour se levait à peine sur Kinshasa quand le Boeing 737 a décollé en direction de Casablanca, avec 45 minutes de retard. Si je ne rate pas ma correspondance, je dormirai à Lyon ce soir.&lt;br /&gt;J’ai essayé de profiter à fond de ces derniers jours à Kin, des amis, des soirées, des rencontres. Christophe, Raphael, Philippe et Théo (rebaptisée par mes soins "Notre Dame de l'Opus Dei" et surnommée par Christophe "Mère Bolingo") m'ont accompagnée durant ces quelques jours et entourée de leur amitié. Les petits déjeuners à l'Usuma ont été l'occasion de discussions passionnantes, comme souvent dans ce genre de lieu. Et puis il y a eu des découvertes inattendues, et qui ne sont pas toutes le fruit du hasard. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance in extremis de la seule et unique vierge consacrée du Congo, moment d’émotion bien légitime pour elle qui rencontrait une consœur pour la première fois de sa vie.&lt;br /&gt;Je ne sais pas si je peux faire un bilan de cette mission. Au niveau du labo, je n'ai pas fait grand-chose, à part donner un grand coup de pied dans la fourmilière, et encore, je ne l'ai pas fait exprès. Je me dis que c'est peut-être seulement pour ça que Dieu m'a appelée là. Mais j'ai fait la mobulu dans les couloirs de la clinique, et beaucoup de gens n'avaient jamais vu ça avant, une Blanche qui ne se prend pas au sérieux. J'ai salué tout le monde, des filles de salle aux médecins, et j'ai essayé de les aimer tous; je ne suis pas sûre d'y être toujours parvenue ... Ce n'est pas toujours facile de tisser de vrais liens d'amitié, il y a tellement de préjugés de part et d'autre. Et pourtant, deux familles m'ont demandé d'être marraine de leur enfant, et dans les deux cas ce n'était pas pour mon argent. Je n'aurais peut-être pas totalement démérité ... Je garde en mémoire la phrase de Marie-Bernard l'autre jour au téléphone : "Merci de nous avoir portés jusqu'au bout." Moi j'avais plutôt l'impression que c'était le contraire !&lt;br /&gt;Beaucoup de gens en Afrique rêvent de l'Europe comme d'un paradis à conquérir; beaucoup de gens en Europe rêvent de l'Afrique comme d'un paradis perdu (voir le film "Les dieux sont tombés sur la tête"). Finalement, on rêve toujours un peu, avec J-J Rousseau, que "l'homme est naturellement bon, mais la société le corrompt" (version moderne du célèbre "c'est pas moi, c'est l'autre"). Ce n'est pas vrai; l'homme est foncièrement mauvais, et Dieu seul peut le sauver. J’ai touché du doigt la bêtise, la méchanceté, la jalousie, ce qu’il y a de plus laid dans l’homme, surtout lorsqu’il a un peu de pouvoir; mais au fond de toutes ces difficultés, j’ai éprouvé la gentillesse, la délicatesse, les trésors d’amour et d’affection, ce qu'il y a de plus beau dans l'homme, que m'ont donnés les petits et les simples, la "population", ceux qui ne seront jamais des bakonzi, des "seigneurs". Ce que j'ai perdu en illusion, je l'ai gagné en espérance …&lt;br /&gt;Alors voilà, je quitte une vie, un mode de vie, de pensée, de voir le monde, pour repartir sur un autre continent, une autre planète, et c'est la mienne. Je quitte une famille et des amis pour retrouver une famille et des amis. Mais ceux que je quitte ne me quitteront pas : ils font partie de ma vie et de mon être; si je les reniais, je me renierais moi-même. &lt;em&gt;Motema moko na molimo moko&lt;/em&gt; … (un seul cœur et une seule âme)&lt;br /&gt;Je sais que le retour en France ne va pas être facile, que je vais passer d'une solitude à une autre solitude, qu'il y tant de choses que je ne pourrais pas partager. Cette souffrance-là aussi, je veux la vivre à fond, parce qu'elle fait partie intégrante de la mission, parce que c'est peut-être la partie la plus importante de la mission : découvrir que finalement, la seule chose qui nous rapproche vraiment, c'est la communion des saints. Enfants d'un même Père, et frères au-delà de nos espérances ... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-2624126834458640448?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/2624126834458640448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/08/motema-moko.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2624126834458640448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2624126834458640448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/08/motema-moko.html' title='Motema moko ...'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-6401651251350233723</id><published>2011-08-06T11:42:00.001+02:00</published><updated>2011-08-13T22:00:58.817+02:00</updated><title type='text'>J'étais budu ...</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Au début de mon séjour au Congo, quand les gens parlaient des tribus, je fermais mes oreilles : je ne voulais pas entrer dans ses histoires-là, je ne voulais pas faire de différences entre les personnes en raison de leurs origines. Et puis, en vivant chez les Catherinettes, je me suis trouvée malgré moi plongée dans les rivalités tribales qui ont particulièrement secoué le diocèse depuis trois ans : yogo, logo, zande, mangbetu, budu et autres. Je n’ai jamais pris parti, ça ne m’intéresse pas, mais j’ai constaté deux choses : d’une part il y a du bon et du mauvais partout; d’autre part, les personnes avec qui spontanément je m’entends le mieux se révèlent presque toujours être des babudu. Françoise, ma petite sœur, mon double, mon autre moi-même, est budu, et en entrant dans sa famille, je suis entrée dans sa tribu; Christophe est budu, Jean-Pierre (RSV) aussi, Yvonne (du labo) également, et plusieurs des infirmières les plus sympas de la clinique, ainsi que le Dr Bonza. Jean-Clément, un étudiant intelligent et curieux avec qui j’ai sympathisé, et dernièrement Raphaël, sont également budus. La seule chanson que j’ai réussi à apprendre par cœur est en kibudu, c’est une chanson à la gloire de la Bienheureuse Anuarite, morte à Isiro par hasard, mais originaire de Wamba, et que je considère comme ma sœur. C’est très troublant : j’étais budu et je ne le savais pas …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-6401651251350233723?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/6401651251350233723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/08/jetais-budu.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6401651251350233723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6401651251350233723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/08/jetais-budu.html' title='J&apos;étais budu ...'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-7928189217160014403</id><published>2011-08-03T10:42:00.001+02:00</published><updated>2011-08-03T10:52:49.762+02:00</updated><title type='text'>Retrouvailles à Kin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vendredi 7h30; la Sr Théodorine, qui a appris mon arrivée prochaine, m’attend à l’entrée de l’Usuma; nous tombons dans les bras l'une de l'autre : cela fait plus d'un an que nous ne nous sommes pas vues. Elle étudie à l’Institut Supérieur des Soins Infirmiers de l’Opus Dei, et a du perdre pour la circonstance une bonne vingtaine de kilos : ma grande carcasse est devenue la petite carcasse ! Nous discutons avec frénésie pendant plus de deux heures, puis elle rejoint son lieu de stage (elle expliquera qu'elle est en retard parce que sa sœur est à Kin et qu'il fallait qu'elle l'accueille).&lt;br /&gt;Pendant son absence, je discute avec plaisir avec Raphaël, un assistant de l’université parti étudier en Belgique le jour de notre arrivée à Isiro, il y a deux ans. "Deux ans à Isiro, me dit-il, c'est un exploit ! Personne n'avait fait ça avant toi ! Roger n'a pas pensé à te décerner un trophée Mwana mboka ?" (trophée qu'il vient de recevoir au nom de l'Université). C’est un gars intelligent et dynamique, extrêmement gentil, avec qui j’aurais aimé travailler. Un bon moment passé ensemble, Théo revient et nous allons déjeuner dans un bistrot pas loin de là.&lt;br /&gt;Les jours suivants se partagent entre travail (je suis venue chercher du matériel pour le labo) et visites diverses. J’en profite pour goûter aux délices des transports en commun kinois. Il s’agit le plus souvent de minibus 9 places transformés en 15 places : un receveur, accroché à la porte coulissante toujours ouverte, braille la destination à qui veut l’entendre, et les personnes intéressées font signe de s’arrêter. En général, les bus sont pleins car Kinshasa est une très grande ville (environ 9 millions d’habitants). Il existe aussi des taxis voitures, un peu moins inconfortables, mais plus directs (et plus chers). Entre la poussière, la pollution, le bruit et la promiscuité, les trajets sont toujours un peu éprouvants. Le soir, nous allons manger avec Christophe (mon ange gardien durant ce séjour à Kin) dans un bistrot sur le site de la foire, non loin de là. Je profite que la bière coûte trois fois mon cher qu’Isiro pour y noyer mon chagrin …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-7928189217160014403?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/7928189217160014403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/08/retrouvailles-kin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7928189217160014403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7928189217160014403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/08/retrouvailles-kin.html' title='Retrouvailles à Kin'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3355134798393962028</id><published>2011-07-30T10:50:00.003+02:00</published><updated>2011-07-30T10:57:32.766+02:00</updated><title type='text'>La séparation est comme la mort</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;J'ai laissé des bouts de moi au creux de chaque endroit,&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un peu de chair à chaque empreinte de mes pas,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Des visages et des voix qui ne me quittent pas :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Autant de coups au cœur, et qui tuent chaque fois …&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les derniers jours à Isiro ont été bousculés, j'ai du courir dans tous les sens pour saluer tout le monde, faire les valises, régler les dernières formalités. Lundi, dernier jour à la clinique; après le service, nous sommes allés boire une bière chez JR avec toute l'équipe du labo. Mardi midi, dernier repas à Mater Dei avec les Sœurs. Je finis mes valises, je nettoie un peu ma chambre, c'est déjà l'heure des vêpres; après la prière, petit mot d'adieu, dernier échange de cadeaux, et je file chez Françoise où j'ai décidé de passer ma dernière nuit à Isiro. Quelques voisins sont là, encore, pour dire adieu, et m'offrir le cadeau réservé aux Blancs : des œufs. Marie-Bernard et la famille viennent boire une dernière bière avec nous. Quand tout le monde est parti, nous discutons encore avec Françoise jusqu'à minuit. À 5h30, je me lève, et nous pleurons encore ensemble pendant une heure. Christophe nous rejoint pour prendre le petit déjeuner avec nous : il voyage lui aussi à Kin et se charge de ma seconde valise (la MONUSCO n'autorise que 20 kg de bagages par personne). Vers 10h, je fais mes adieux à cette famille ( la maman pleure …) et à cette rue que j'aime tant (et qui me le rendent bien) et je rentre au couvent. La voiture de l'Université passe me prendre à midi : l'avion ne part qu'à 14h45, mais il y a beaucoup de voyageurs de l'Université et il faut faire plusieurs trajets. Françoise me rejoint avec Biga (un voisin) à l'aéroport, où m'attendait déjà Isabelle (Médair). L'attente est éprouvante : entre les émotions, la fatigue et la chaleur, j'ai l'impression que mon cœur va exploser. Presqu'au dernier moment arrive la famille Marie-Bernard avec Ya Aimée (la grande sœur de Françoise). Dernières embrassades, on appelle déjà pour l'embarquement : Kolela te ! Ne pleure pas ! Tu parles … Lorsque l'avion décolle je ne peux détacher mon regard de ce paysage si beau et que j'ai appris à aimer. À côté de moi, Katarina (étudiante autrichienne) a le visage ruisselant de larmes. Malgré le bruit assourdissant de l'Antonov, je parviens à lui glisser à l'oreille : "si c'est si difficile après 3 mois ici, tu imagines ce que je vis après 2 ans".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La séparation est comme la mort, dit la chanson, on ne sait jamais si on se reverra. Je laisse une famille, 2 enfants (petite Aimée et Christelle) et tellement d'amis, qui m'ont donné tellement d'amour ! Trop d'amour ! Comment imaginer que je ne les reverrai pas ?&lt;br /&gt;À 16h nous débarquons à Kisangani, juste à temps pour voir décoller notre correspondance pour Kinshasa. Prochain vol le lendemain après-midi. J'appelle André, le fils de Ya Aimée qui étudie à Kis, pour lui dire de venir me rejoindre au couvent des Pères dominicains où je devrai passer la nuit. Il arrive vers 18h, et nous allons boire une bière ensemble avec Christophe et Katarina. Ça me fait du bien : avec lui, je suis encore un peu en famille …&lt;br /&gt;Le lendemain, il pleut toute la matinée; vers midi, la pluie s'arrête enfin et André me rejoint au couvent. Le temps de boire un verre, il est déjà l'heure d'aller à l'aéroport pour le check in. Inutile pourtant d'arriver si tôt : nous attendrons finalement près de 4 heures que l'avion arrive de Kampala. En attendant, j'appelle Françoise qui me dit que tous  les voisins viennent les voir pour les consoler et les réconforter : "C'est comme le deuil" me dit-elle; ceux qui connaissent le deuil en Afrique apprécieront ... Il est 18h40, heure locale (19h40 heure de Kis) quand nous atterrissons enfin à Kinshasa. L'Université nous a réservé des chambres à l'USUMA, centre d'accueil en face du couvent des Pères Dominicains, que nous mettons une heure à atteindre. Le trajet a été long et éprouvant, le décalage horaire m'achève : après le repas dans un restaurant du quartier, il est temps d'aller dormir.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3355134798393962028?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3355134798393962028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/la-separation-est-comme-la-mort.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3355134798393962028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3355134798393962028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/la-separation-est-comme-la-mort.html' title='La séparation est comme la mort'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-7874728951789267891</id><published>2011-07-25T20:37:00.001+02:00</published><updated>2011-07-25T21:58:02.169+02:00</updated><title type='text'>Est-ce qu'on est fait pour vivre ensemble ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dimanche, journée bien remplie : baptême de Christelle, puis messe d'action de grâce et repas à la maison. J'arrive à la parcelle vers 9h, et je suis saluée d'abord par tous les jeunes hommes du quartier qui s'affairent à installer les bâches et tout le matériel pour la messe. Puis, en descendant du taxi, je m'aperçois que toutes les femmes, elles, sont à la cuisine pour préparer le repas. Françoise me dit : "Quand les voisins ont su que tu partais, ils sont tous venus pour aider; ils ne voulaient pas te laisser partir comme ça". J'en aurais presque pleuré …&lt;br /&gt;Je suis repartie vers 11h pour le baptême au Sanctuaire, puis retour rue Kinshasa (à 10 dans une toute petite voiture prévue pour 4 personnes). Les P. Roger et Christophe sont déjà là et nous attendent pour commencer la messe. Roger préside, et Christophe fait une très belle homélie, malheureusement un peu interrompue par la pluie qui est venue sans invitation. Mais cela ne suffit pas à troubler la belle ambiance, à la fois grave et festive, de cette journée. Au passage, un petit miracle se produit : sous l'effet de la pluie, un bananier s'est cassé et est tombé sur le bord du toit de la cuisine. Le miracle, c'est que les enfants qui mangeaient tranquillement assis sur un banc en dessous venaient juste de partir, sans raison apparente. Il y a eu quelques dégâts matériels, mais aucun blessé. Papa Boniface avait amené du vin blanc d'Afrique du Sud, un vrai régal, qui a fait la joie des amateurs. Et le poundu de Françoise était toujours aussi bon, malgré les larmes …&lt;br /&gt;Les amis qui ont mon adresse Skype le savent : le titre de cet article est ma phrase d'accueil. C'est une question que je me suis souvent posée durant ce séjour au Congo : sommes-nous faits pour vivre ensemble, ou bien plutôt chacun sur son continent, chacun sur sa planète ? (sachant que chaque homme est à lui seul un continent …). Pour fêter mon départ, et comme petit souvenir de mon passage à Isiro, j'ai voulu poser cette question à mes amis, mes collègues, mes sœurs, toutes les personnes qui m'ont accompagnée durant cette mission. J'ai donc confectionné des petites cartes jolies comme tout, comme je sais faire (en toute modestie), que j'ai imprimé en plein d'exemplaires. Je les ai distribuées dimanche lors de la fête, et lundi pour ma dernière journée à la clinique. Il m'en reste encore pour les Sœurs …&lt;br /&gt;Je dois le dire : malgré toutes les difficultés et les épreuves qui ont jalonné mon séjour ici, le départ est rude. La séparation est toujours une petite mort, et la vie est une succession de deuils. Je voudrais emporter avec moi tous mes amis congolais; et d'une certaine façon, je les emporte avec moi, tout comme j'avais emporté avec moi famille, collègues et amis de France. Une amie m'avait écrit la veille de mon départ pour le Congo : "Tu pars, mais tu sais où tu restes". Oui, je pars, encore une fois, mais je sais que mon souvenir restera gravé dans les cœurs de beaucoup de personnes, et réciproquement.&lt;br /&gt;Finalement, on est bien fait pour vivre ensemble … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-7874728951789267891?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/7874728951789267891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/est-ce-quon-est-fait-pour-vivre.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7874728951789267891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7874728951789267891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/est-ce-quon-est-fait-pour-vivre.html' title='Est-ce qu&apos;on est fait pour vivre ensemble ?'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-6974922395501170434</id><published>2011-07-19T19:07:00.000+02:00</published><updated>2011-07-19T19:58:49.437+02:00</updated><title type='text'>Dernière ligne droite</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est la dernière ligne droite. Encore une petite semaine de boulot à la clinique, lundi prochain je viens saluer tout le monde et faire le rapport épidémiologique mensuel (on clôture le mois le 25), mardi je fais mes valises et mercredi 27 je m'envole pour Kinshasa, via Kisangani. En attendant, dimanche prochain, je fais une petite fête chez Françoise, avec les amis proches, ceux qui m'ont aidée à survivre, et les voisins. Au programme : messe d'action de grâce et repas partagé.&lt;br /&gt;Hier matin, Marie-Bernard m'appelle au téléphone pour me demander de passer la voir en sortant du boulot (elle habite juste en face de la clinique). Je m'exécute; elle a quelque chose à me dire et je la sens un peu timide : "Eh bien, voilà, Féli et moi on voudrait te confier aussi notre fille, Christelle (née le 9 juin dernier), et on pensait qu'on pourrait peut-être la baptiser ce dimanche, pendant la messe d'action de grâce !". J'avale ma salive : je vais donc être marraine pour la deuxième fois au Congo.&lt;br /&gt;Renseignements pris auprès du P. Roger (spécialiste en théologie sacramentaire et qui doit présider la messe avec Christophe), on ne peut pas baptiser à la maison, le baptême doit obligatoirement avoir lieu dans une église, fusse la chapelle des Dominicains. Or, j'aimerais que la messe ait lieu à la maison, sur la parcelle, pour que la maman puisse participer (depuis son AVC, elle n'a pas assisté à la messe, même si on lui porte régulièrement la communion). On cherche une solution. Je propose à Marie-Bernard que le baptême ait lieu le samedi après-midi, en petit comité, et la fête le dimanche avec tout le monde. Elle est d'accord, elle va en parler à Félicien, son mari, qui est en déplacement et ne reviendra que vendredi. De mon côté, je vais essayer de joindre par internet le P. Christophe, reparti le matin même à Viadana, et qui doit revenir samedi matin. Et il faut voir aussi pour l'inscription sur les registres, la carte de baptême, etc. Un baptême en urgence pour cause de départ de la marraine !&lt;br /&gt;C'est aussi cela, le Congo, ce pays où les choses simples sont si compliquées, mais où l'impossible est toujours possible. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-6974922395501170434?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/6974922395501170434/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/derniere-ligne-droite.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6974922395501170434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6974922395501170434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/derniere-ligne-droite.html' title='Dernière ligne droite'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5943929075007941410</id><published>2011-07-15T21:54:00.000+02:00</published><updated>2011-07-15T21:57:32.819+02:00</updated><title type='text'>Nzambe akomi moto (version congolaise de 'Abraham partit à vélo')</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le P. Christophe a décidé de m'apprendre à conduire la moto avant que je parte. Mercredi soir, nous prenons donc la direction de la route de l'ancien aéroport, qui a le double avantage d'être pas loin de chez nous et à peu près dégagée. Dans le principe, pas de problème : c'est la même chose que la voiture, mais les commandes des mains sont aux pieds et réciproquement. Dans la pratique, ça se complique : l'embrayage est un peu fougueux et je ne trouve jamais le frein à temps. Mais enfin, ça passe. Pour une première fois, c'est pas trop mal.&lt;br /&gt;Nous recommençons le lendemain. J'ai bien sûr tout oublié des recommandations de la veille, et dès les premières minutes, je me gamelle en beauté, et en douceur heureusement : je trouve le moyen de tomber à l'arrêt, ce qui fait moins mal. Un peu échaudée et pas très sûre de moi, je perds un peu mon assurance et mets le pied dans une flaque en voulant tourner : tout va bien. Malgré tout, Christophe est satisfait, et comme c'est le 14 juillet, nous fêtons l'heureux événement autour d'une bonne bière chez mama Marie, avec papa Boniface, un colonel de la MONUSCO amoureux de notre beau pays où il a fait ses études militaires. Vive la France !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5943929075007941410?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5943929075007941410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/nzambe-akomi-moto-version-congolaise-de.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5943929075007941410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5943929075007941410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/nzambe-akomi-moto-version-congolaise-de.html' title='Nzambe akomi moto (version congolaise de &apos;Abraham partit à vélo&apos;)'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-7946334064903096400</id><published>2011-07-11T19:36:00.001+02:00</published><updated>2011-07-11T21:53:41.687+02:00</updated><title type='text'>Dernier week-end en brousse</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Nous avions convenu, Françoise et moi, que j'irai la voir à Nangazizi du 8 au 10 juillet. J'avais mis au point une stratégie avec mon taximan : il m'emmène à Nangazizi le vendredi après-midi, reste là-bas tout le week-end et me ramène à Isiro le dimanche soir. Ainsi je ne paye qu'une fois le carburant (4 litres d'essence, à peu près 9 000 Fc), et je rajoute un peu plus pour le chauffeur (15 000 au lieu de 10 000). Je lui envoie un texto jeudi soir pour confirmer; malheureusement, suite à un orage ce même soir, il n'y a plus de réseau vendredi, et je ne sais donc pas s'il a bien reçu mon message. Je rentre au couvent à 15 h : il n'est pas là; j'attends un peu : pas de nouvelle. Heureusement, le P. Mogha est à Isiro depuis la veille, je vais le voir et on voit ensemble ce qu'on peut faire. On finit par faire appel à un taximan du quartier, Papi, qui est disponible. Le temps de mettre le carburant et de se changer, et nous voilà partis; il est 17h40. Comme j'avais oublié mon KWay au labo, Mogha me prête son manteau, deux fois trop grand pour moi, qui rajoute à mon élégance naturelle. Mogha promet de m'envoyer un chauffeur dimanche pour me chercher; je lui fais confiance. Papi est un bon chauffeur, mais il roule vite, je saute à chaque cahot (et il y en a beaucoup).&lt;br /&gt;Deux heures pour faire les 45 km qui me séparent de Nangazizi, c'est une bonne moyenne. Il est 19h45 quand nous arrivons devant la porte du couvent. Quand elle me voit, Françoise se précipite sur moi et me serre dans ses bras avec des "ma grrrrrande, ma grrrrrande !" qui en disent long sur sa joie de me revoir (elle pensait que je ne viendrais plus et se préparait déjà à venir à Isiro dans la semaine voir ce qui se passe). Tout en préparant le repas et en le mangeant, nous échangeons les dernières nouvelles, les bonnes et les mauvaises, jusqu'au moment d'aller se coucher.&lt;br /&gt;Le ouiquende se passe tranquillement, dans la joie des retrouvailles; cette amitié, si profonde et si forte, est vraiment un don de Dieu. Le dimanche, sans nous être concertées, nous prions toutes les deux pour qu'il pleuve … d'abord parce que la terre en a besoin (et les récoltes), ensuite parce que ça retarderait le moment de mon départ. Bingo ! à 15h, un orage éclate, et la pluie arrose abondamment les champs et remplit les réservoirs de la maison. Et de fait, mon chauffeur (Félix, un assistant de l'université) n'arrive qu'à 19h30, nous ne repartirons donc que le lundi matin. Françoise est aux anges.&lt;br /&gt;Ce matin donc, après la messe, Félix arrive et nous chargeons la moto : outre mon sac contenant plus de 60 verres d'arachides, il y a aussi un bidon de 15 litres de miel, un demi régime de bananes, des poireaux, du maïs, etc. A 8h nous nous mettons en route. Mais si la pluie a arrosé les champs, elle n'a pas épargné la route qui était déjà en piteux état. À un moment, il nous faut enfoncer le pied dans la boue jusqu'à la cheville pour éviter que la moto se couche complètement dans la flaque. J'ai regretté d'avoir laissé la caméra dans mon sac … Il est presque 10h45 quand Félix me laisse au couvent; malgré les courbatures, je prends le chemin de la clinique …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-7946334064903096400?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/7946334064903096400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/dernier-week-end-en-brousse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7946334064903096400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7946334064903096400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/dernier-week-end-en-brousse.html' title='Dernier week-end en brousse'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4730699241072585196</id><published>2011-07-05T21:54:00.000+02:00</published><updated>2011-07-05T21:56:16.154+02:00</updated><title type='text'>Journée tranquille</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce lundi, je pensais passer une journée tranquille, comme un lundi. Et voilà qu'au détour de la clinique, en portant mes résultats dans les services, je tombe sur Aimée, la grande sœur de Françoise, portant Jean-Paul (son petit-fils) dans ses bras : "Il est malade, je l'emmène pour la consultation". Le médecin de service en pédiatrie n'est pas encore arrivée, je me démène pour qu'un autre médecin le consulte rapidement : pendant ce temps la maman est toute seule à la maison (rappelons que la maman en question est hémiplégique). Le Dr Badhoka le consulte et veut l'hospitaliser. "Est-ce vraiment bien nécessaire ? Il y a déjà la maman malade à la maison, comment on va faire ?". On tergiverse, on pèse le pour et le contre, et on se dit qu'il vaut mieux faire d'abord les analyses au labo, et on avisera ensuite. Aussitôt dit, aussitôt fait (ou presque). L'hémoglobine est à 7, la VS est augmentée, les globules blancs aussi : il est plus prudent d'hospitaliser. J'achète les médicaments, j'appelle Mélanie (une des grandes filles de la famille, étudiante à l'université) pour qu'elle aille prévenir à la maison et confier la maman aux voisins en attendant de pouvoir s'organiser. Être malade au Congo, c'est une aventure.&lt;br /&gt;Quand je retourne au labo, je constate que Robert, l'infirmier qu'on m'avait donné en remplacement de Dido en congé de soi disant maladie, a été muté en garde de nuit. Chantal étant avec les étudiants autrichiens (de toute façon, présente ou absente, on ne voit pas la différence), nous ne sommes plus que trois alors qu'il y a du boulot largement pour 4 ou 5. On se bouge, on court, on se dépêche, jusqu'à 15 heures. Je vais vite à la phonie tenter d'appeler Françoise. Un coup pour rien : impossible de joindre Nangazizi. Je rentre au couvent où j'avale goulûment mon plat de spaghettis : il est déjà 16 heures. Je me pose quand même, le temps d'un café et de quelques arachides, et je repars à Mendambo acheter quelques bricoles et passer voir la maman. Je rentre juste à temps pour les vêpres et la méditation.&lt;br /&gt;Je voulais aller travailler un peu chez les voisins (RSV), mais leur groupe électrogène est en panne. J'en profite pour acheter une bière et la savourer tranquillement dans la douceur du soir. Elle est bien fraîche, c'est un bonheur. Il fait doux, le couvent est presque vide (les Sœurs sont toutes parties faire leur retraite annuelle, à part celles qui ne peuvent pas quitter leur travail). J'écoute la Sr Jeanine raconter des histoires aux enfants de Sr Célestine (enfin, les enfants de son frère, qui sont là en ce moment). Les pieds sur la chaise, la bière à la main, j'apprécie à sa juste mesure cette atmosphère particulière, que je vais quitter bientôt. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4730699241072585196?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4730699241072585196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/journee-tranquille.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4730699241072585196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4730699241072585196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/07/journee-tranquille.html' title='Journée tranquille'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-6256971431890423717</id><published>2011-06-29T19:42:00.000+02:00</published><updated>2011-06-29T21:22:00.127+02:00</updated><title type='text'>Fécondité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L'autre soir, j'ai eu une idée de génie (la modestie est une de mes nombreuses qualités) : j'ai installé Skype sur l'ordinateur de la Mère Jeanne, histoire de pouvoir causer un peu avec elle quand je serai rentrée en France. Je lui ai montré comment ça marche, et il fallait nous voir, chacune sur son ordinateur, à se parler par caméra et micro interposés alors que nous étions presque dans la même pièce. La Mère était toute contente, elle se tortillait sur sa chaise comme une gosse : "Merci, ma fille, merci ! Quand tu seras partie, je vais te regretter."&lt;br /&gt;Le même soir, j'ai discuté (toujours sur Skype) avec l'abbé Richard, d'Isiro. Et voilà qu'il me dit : "Tu ne pourras pas t'imaginer que ta présence au Congo m'a aidé à créer un blog ! Je connaissais juste le mot "blog". Lorsque j'ai cliqué sur le lien de ton blog sur ton profil Skype, j'ai débuté mon propre blog. Grâce à toi, j'ai aussi découvert Picasa et j'ai créé mon album !" Ça alors ! Je ne pensais pas que ma présence ici aurait des conséquences aussi inattendues !!!&lt;br /&gt;Ce même jour, j'avais rencontré un étudiant à la clinique, un de ceux qui donnent envie d'y croire par leur dynamisme et leur enthousiasme. Il me dit : "Grâce à vos conférences de Carême, j'ai commencé mon 'chemin d'humanisation'; et j'ai pu aussi aider une de mes amies en difficulté, en lui partageant tout ce que vous nous avez dit sur la liberté." Ben tiens !&lt;br /&gt;Le lendemain, le chef de la chorale française de la Maison Bleue est venu me voir au couvent, avec l'abbé Raphaël. Je leur ai refilé tout plein de partoches que j'avais sur mon ordi, ainsi que mon logiciel d'édition de partition. Ils étaient tout contents et ne cessaient de me remercier.&lt;br /&gt;Ce matin, je parle avec une infirmière de la clinique, et je lui annonce que je vais bientôt partir. Stupéfaction ! J'ai cru qu'elle allait se mettre à pleurer : "Vous allez nous manquer. Vous êtes tellement gentille; vous collaborez avec tout le monde, vous venez toujours dans les services nous dire bonjour ! Que Dieu vous bénisse !"&lt;br /&gt;Curieux, non ? Je n'ai rien fait (ou si peu) de ce pour quoi j'étais payée, mais Dieu a voulu que je porte du fruit ailleurs, et autrement. Oui, vraiment, la fécondité nous échappe totalement. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-6256971431890423717?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/6256971431890423717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/fecondite.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6256971431890423717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6256971431890423717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/fecondite.html' title='Fécondité'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3590550045449762923</id><published>2011-06-21T19:16:00.000+02:00</published><updated>2011-06-21T21:48:28.495+02:00</updated><title type='text'>Petites soirées entre amis</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Après ces considérations philosophico-théologiques, retour au quotidien. Et le quotidien pour l'instant, c'est qu'il y a à Isiro trois étudiants autrichiens venus faire des recherches pour leurs thèses, et qui passent donc régulièrement au labo, où je n'ai absolument pas le temps de m'occuper d'eux vu qu'on est débordé de boulot. Apparemment, ils sont aussi venus pour boire de la bière et aller en boîte tous les soirs (il y a des boîtes à Isiro, si, si !). Ils sont jeunes …&lt;br /&gt;Samedi soir, il m'est arrivé une aventure bizarre. Nous étions invités, les trois autrichiens et moi, à manger au site de Médair. Il y a là quatre expatriés, deux Français (Isabelle, dont j'ai déjà parlé, et Thomas) et deux Anglais (Pete et Lizzy), tous autour de la trentaine. Nous étions donc entre Blancs, il y avait des pizzas et du vin rouge, des olives et du fromage, le rêve. Pourtant, au bout d'un moment, je me suis franchement demandé ce que je faisais là. Certes, tout le monde parlait en anglais et j'avais un peu du mal à suivre. Mais surtout, la conversation était à mille lieux de mes préoccupations : superficielle, un peu fade, des trucs de jeunes Blancs, d'expat' venus là pour bosser et point-barre. Je me suis sentie aussi étrangère parmi ces Blancs que je le suis parmi les Noirs ! J'ai pensé que c'était une bonne préparation au retour ….&lt;br /&gt;Pour me venger (???), j'ai invité lundi mes Autrichiens à venir manger chez Françoise, revenue pour quelques jours voir sa maman. Le P. Christophe Mogha était là aussi, et mes petits jeunes ont dû se sentir bien jeunes parmi ces quadras. Après leur départ, nous avons regardé le film "Des hommes et des dieux" sur l'ordinateur de Mogha (je rappelle pour ceux qui ne savent pas que ce film raconte les mois qui ont précédé l'enlèvement puis la mort des moines de Tibhirine, et leurs hésitations : devons-nous partir ou rester ?). Très beau film, d'autant plus bouleversant pour mes amis congolais qu'eux-mêmes ont vécu une situation semblable au moment de la rébellion en 97. Après le film, il était largement l'heure de rentrer au couvent; nous nous installons sur la moto que Christophe a empruntée à un Frère. Problème : le phare ne marche pas, et il fait nuit noire. Après des tentatives infructueuses pour réparer, nous prenons la torche de Françoise, je monte à l'arrière et j'éclaire la route avec la torche, par-dessus l'épaule de Christophe. Ça manquait à mon initiation congolaise … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3590550045449762923?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3590550045449762923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/petites-soirees-entre-amis.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3590550045449762923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3590550045449762923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/petites-soirees-entre-amis.html' title='Petites soirées entre amis'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1215393028303929677</id><published>2011-06-17T21:28:00.002+02:00</published><updated>2011-06-17T21:33:03.290+02:00</updated><title type='text'>Gratuité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Suite à mon dernier article, mes sœurs m'ont laissé chacune un commentaire très intéressant. Et chacune, à sa manière, me rappelle la phrase de Péguy : "On ne travaille jamais que pour les enfants. Ce n'est point l'enfant qui va aux champs, qui laboure et qui sème, et qui moissonne et qui vendange et qui taille la vigne et qui abat les arbres et qui scie le bois pour l'hiver. Mais est-ce que le père aurait le cœur à travailler s'il n'y avait pas ses enfants, si ça n'était pas pour ses enfants ?" (Charles Péguy, &lt;em&gt;Le porche du mystère de la deuxième vertu&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;"Ne serait-il pas plus sain de faire les choses pour soi-même". Si certainement; mais il se trouve que j'ai signé un contrat, que j'ai une mission à remplir, et que je suis logée, nourrie et (grassement) payée pour cela. J'ai donc un certain devoir envers mes employeurs, qui ont consenti beaucoup de sacrifices pour moi. Malgré tout, je suis d'accord avec le fait qu'il ne faut pas chercher à être utile. C'est pourquoi j'ai utilisé le terme "porter du fruit", ce qui n'est pas la même chose. Efficacité et fécondité sont des réalités fort différentes. Nous, occidentaux, vivons dans un monde et une culture centrés presqu'uniquement sur l'efficacité, au détriment justement de la fécondité. Or la fécondité est précisément ce qui nous échappe, elle est de l'ordre de la gratuité, et nous en sommes, hélas, très éloignés (et les Africains aussi, malgré les apparences).&lt;br /&gt;Je crois qu'il faut toute une vie pour entrer petit à petit dans la véritable gratuité. Peut-être n'y arriverons nous vraiment que le jour où nous nous présenterons face à Dieu, qui est, lui, éternellement gratuit, car éternellement donné … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1215393028303929677?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1215393028303929677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/gratuite.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1215393028303929677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1215393028303929677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/gratuite.html' title='Gratuité'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4585893186173133720</id><published>2011-06-13T19:24:00.001+02:00</published><updated>2011-06-13T21:04:22.141+02:00</updated><title type='text'>Reprise</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'ai repris le boulot mercredi matin, avec un enthousiasme que je vous laisse deviner : il me reste deux mois à faire à Isiro, c'est la dernière ligne droite. Hélas, j'ai trouvé le labo à peu près dans le même état où je l'avais trouvé il y a 20 mois. En un mois d'absence, saleté et désordre ont repris le dessus. Mon bureau est couvert de papiers divers, de vieux bons de laboratoire non rangés, les registres (tout neufs) sont déjà déchirés. Certes, il y a eu beaucoup de boulot au mois de mai, mais je sais que même si la situation avait été plus calme, ils n'auraient rien entretenu. L'infirmière Chantal à qui j'avais confié la charge d'enregistrer les patients sur le registre de la Zone de santé (gros boulot, qui nous est imposé depuis janvier 2010, et que personne n'avait fait avant moi, donc) s'est arrêté au 4 mai : j'ai plus d'un mois de retard à rattraper, au moins 400 malades. Désespérant …&lt;br /&gt;Sr Noëlla, à qui je confie mon désarroi, me rassure : "Ils ne savent pas ce qu'ils ratent; les gens qui t'apprécient ne peuvent pas travailler avec toi, et ceux qui travaillent avec toi ne savent pas profiter de ta présence". Ma copine Marie-Bernard, qui est hospitalisé à la clinique car elle vient de mettre au monde sa deuxième petite fille, me dit la même chose : "Même si tu n'avais apporté quelque chose qu'à une seule personne, tu ne serais pas venu pour rien. Mais tu ne te rends pas compte toi-même de ce que tu nous apportes". C'est vrai, et c'est sans doute mieux comme ça.&lt;br /&gt;Malgré tout, cette situation pose question. Il faut reconnaître que la mentalité dans ce coin du Congo est très particulière : dès que quelqu'un a un peu d'initiative, pour lui et pour les autres, il se heurte non seulement à l'inertie générale, mais plus encore à la jalousie et à l'hostilité. Qui plus est, les gens vivent obstinément tournés vers un passé qui n'est plus (à supposer qu'il ait été autrement que dans leur imagination). Alors on regrette Mobutu, la colonisation, le temps des Blancs, en vrac : avant, c'était mieux. Au début de mon séjour déjà, la Mère Jeanne m'avait prévenue : "Tu verras, quand tu seras partie, les gens trouveront que tu étais quelqu'un de très bien" !!! Que faire alors ? Je me souviens d'une conversation avec la Sr Romana, à Rungu : "Il ne faut pas regarder trop loin; il faut faire son travail, simplement, jour après jour, sans espérer de récompense, sans se poser de questions. Sinon on désespère …"&lt;br /&gt;Ne pas me poser de question, c'est pour moi chose impossible. Mais de fait, j'apprends à mon tour à faire ce que j'ai à faire sans plus me soucier de l'efficacité de mes actions; Dieu saura bien leur faire porter du fruit, si tel est son bon plaisir. Le reste ne m'appartient pas. Et c'est sans doute mieux comme ça ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4585893186173133720?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4585893186173133720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/reprise.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4585893186173133720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4585893186173133720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/reprise.html' title='Reprise'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-7620838976037194029</id><published>2011-06-08T19:35:00.002+02:00</published><updated>2011-06-08T19:49:52.374+02:00</updated><title type='text'>Voyages, voyages</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ndedu étant décidemment trop éloigné d'Isiro quand on a une maman malade, Françoise a finalement été nommée à Nangazizi comme supérieure de la communauté locale. Comme Noëlla devait aller à Rungu visiter l'école maternelle, nous décidons de faire route ensemble toutes les trois pour accompagner Françoise à sa nouvelle destination. Départ plusieurs fois reporté (voir article précédent), mais finalement tout arrive, même le meilleur, et jeudi matin nous voici enfin prêtes à prendre la route. Nos trois motos (une chacune, plus le chauffeur) sont harnachées et (lourdement) chargées, nous-mêmes sommes habillées pour le voyage (pour ma part : jean + pantalon de survêtement, chemise à manches longues, pull et K-Way , je n'aurai pas froid), il est un peu plus de 8 heures lorsque notre petite caravane s'ébranle. Comme mon chauffeur est le plus expérimenté, c'est ma moto qui ouvre la route.&lt;br /&gt;Les difficultés de la vie quotidienne m'avaient fait oublier à quel point ce pays est beau, avec sa végétation exubérante, sa terre rouge et son ciel bleu. Entre creux et bosses, nous évitons quelques cochons qui s'ébattent gaiement dans les flaques de boue jalonnant notre route. Par endroit, les lourds camions de marchandises reliant Isiro à Dungu et Faradje ont laissé des ornières de plus d'un mètre de profondeur. Mais dans les portions de route bien dégagées (il y en a), nous poussons des pointes jusqu'à 50 km/h ! À 19 km (une heure de route), première crevaison. Pendant que les chauffeurs réparent, nous nous abritons à l'ombre d'un teck … J'ouvre un peu mon scaphandre : je suis déjà trempée de sueur. Un peu avant 11h nous arrivons à Nangazizi (45 km), gros village étalé le long de la route principale. Courte pause pour saluer les Sœurs, nous laissons quelques bagages et nous repartons vers Rungu, à 20 km. Encore deux autres crevaisons (une par moto), et nous voici enfin arrivés : il est 13h45. Douche, repos obligatoire, petite ballade. Avec mon sauna portatif, j'ai déjà dû perdre plusieurs kilos …&lt;br /&gt;Vendredi matin, nous partons visiter les écoles tenues par les laïcs de l'association italienne COE : écoles maternelles et primaires, et même une école pour enfants sourds-muets (en plein milieu de la brousse !). Un travail remarquable, qui redonne un peu d'espérance. Il y a même un petit cybercafé (quatre postes informatiques), car un barrage et une petite turbine permettent d'alimenter la ville en électricité presque 24h/24. Nadia avait raison : Rungu est un petit coin de paradis.&lt;br /&gt;L'après-midi, après la visite de l'hôpital, retour vers Nangazizi. Comme la Sr Julienne doit revenir à Isiro et qu'il n'y a que trois motos pour quatre, nous entassons les bagages sur deux motos et Françoise et moi montons ensemble sur la troisième. Visite aux abbés (obligatoire), visite du petit séminaire, salutations divers, encore une dernière crevaison, il fait déjà nuit lorsque nous arrivons à Nangazizi.&lt;br /&gt;Samedi matin, nous découvrons les lieux : le bâtiment de la communauté est une ancienne maison des Sœurs Comboniennes, très jolie et bien entretenue, et même équipée de panneaux solaires, ce qui nous permet de dire l'office le soir sans s'arracher les yeux avec la lampe torche. Une cour avec les inévitables poules qui se promènent par-ci par-là, un grand jardin où la Sr Raymonda fait pousser avec bonheur poundu, maïs, aubergines, haricots et arachides. L'église est juste à côté, mais demande à être nettoyée de fond en comble; il faut préciser, à la décharge des chrétiens du lieu, que suite à une brouille avec l'évêque, le village a été privé de prêtres et de Sœurs pendant deux ans. Après le repas de midi, Noëlla et Julienne repartent à Isiro avec les trois motos (mon chauffeur reviendra me chercher lundi) et je reste seule avec Françoise. Comme il n'y a ni chiques, ni marengwe (invisibles), mais qu'il faut tout de même que j'expérimente toutes les réalités de l'Afrique équatoriale, je découvre avec bonheur les joies de la piqûre de mouche rouge. En quelques minutes, mon pouce gauche double de volume et la démangeaison atteint déjà le poignet. Heureusement, Françoise me soigne d'une main experte, à grand renfort de vinaigre, pommade Rhino et … dentifrice ! (on en apprend tous les jours). Traitement efficace : quelques heures plus tard, ma main gauche a repris des proportions un peu plus raisonnables.&lt;br /&gt;Pendant trois jours, nous nous promenons dans la petite ville (autant que la chaleur étouffante nous en laisse la possibilité), nous discutons longuement, lisons ensemble la Bible, bref nous profitons des quelques heures qui nous restent à passer ensemble. Mais hélas, les meilleures choses ont une fin, mon chauffeur n'oublie pas de venir me rechercher (j'espérais un peu …) et il me faut repartir pour Isiro. À 9 heures mardi matin, j'abandonne Françoise à sa nouvelle vie et j'enfourche à nouveau ma moto. Il a plu toute la nuit, la température est agréable, et malgré les flaques plus nombreuses le voyage se déroule sans encombre. À 11h10, j'arrive à Mater Dei, sous les acclamations des taximen du quartier : "Mondele azongi !", la blanche est de retour !&lt;br /&gt;Mon appareil photo donne quelques signes de faiblesse, mais j'ai pu quand même prendre quelques clichés … &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="https://picasaweb.google.com/tameonta/RunguNangazizi?authkey=Gv1sRgCPve0cL5oOrG4gE&amp;amp;feat=directlink"&gt;https://picasaweb.google.com/tameonta/RunguNangazizi?authkey=Gv1sRgCPve0cL5oOrG4gE&amp;amp;feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-7620838976037194029?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/7620838976037194029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/voyages-voyages.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7620838976037194029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7620838976037194029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/voyages-voyages.html' title='Voyages, voyages'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5463004742028010156</id><published>2011-06-01T10:26:00.001+02:00</published><updated>2011-06-01T10:31:06.353+02:00</updated><title type='text'>Contretemps</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Bon, finalement, le P. Mogha est revenu de Kinshasa la semaine dernière et reparti très vite à Viadana, dont, rappelons-le, il est tout de même le Prieur du couvent. Il devait être de retour à Isiro le dimanche pour que nous partions lundi à Wamba … et il a eu une mauvaise malaria (je sais ce que c'est) ! Le voyage est donc annulé. Du coup, j'ai décidé de partir avec Noëlla à Rungu, laissant au passage Françoise à Nangazizi (c'est sur la route). Comme Rungu n'est pas très loin (65 km, trois heures en moto), ça vaut le coup même pour trois ou quatre jours. Départ prévu initialement hier, et reporté à demain pour raisons financières. Je vous tiendrai au courant …&lt;br /&gt;Tout cela vous donne une petite idée de la vie au Congo : rien n'est jamais sûr, on prévoit quelque chose et finalement ça ne se fait pas; parfois on a de bonnes surprises, mais en général c'est plutôt l'inverse. Il faut être souple pour s'adapter sans cesse à tous ces contretemps, et avoir une bonne dose d'humour et de confiance en la Providence. Mais cela a le mérite de nous rappeler que, malgré tout notre savoir, nos progrès techniques, notre suffisance et notre orgueil, nous ne contrôlons rien. Nous nous croyons souvent les maîtres de l'univers, et nous ne sommes que les gérants d'une vie qui nous dépasse de tous côtés. Qu'à cela ne tienne, ce n'est pas grave, bien au contraire : la Vie, elle, a toujours raison …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5463004742028010156?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5463004742028010156/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/contretemps.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5463004742028010156'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5463004742028010156'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/06/contretemps.html' title='Contretemps'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4450681468383623994</id><published>2011-05-27T09:33:00.002+02:00</published><updated>2011-05-27T09:59:29.170+02:00</updated><title type='text'>Lobi (hier, demain)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Mes admirateurs éperdus l'ont remarqué : les articles sont un peu espacés en ce moment. Première cause : maladie. Deuxième cause : plus d'internet au couvent, ça complique les choses. Troisième cause : je me suis choppé un méchant virus qui m'a obligée à formater mon disque dur (vive le disque dur externe !) et m'a privé d'ordinateur pendant plusieurs jours (malheur à moi). Dernière raison : je suis toujours en vacances et je ne fais pas grand-chose de mes journées, à part me reposer et lire des romans que j'ai fauchés à Sr Maria Mayo. Comme la plupart se situe en Europe, ça me prépare au retour …&lt;br /&gt;Le retour, figurez-vous, j'y pense ! C'est un événement à préparer, comme le départ. Je n'ose pas imaginer le jour où il me faudra me séparer de Françoise et de sa famille (il y aura des larmes), mais j'imagine déjà l'accueil en France. Même si je sais que ce ne sera pas si facile, et qu'il y aura beaucoup d'incompréhensions réciproques, j'avoue que certains jours il me tarde de retrouver mon petit confort, la nourriture, le vin et … le froid !&lt;br /&gt;En attendant, je relis mon blog, les premiers articles, et je prends la mesure du chemin parcouru. Il est trop tôt encore pour faire un bilan, mais je me rends compte déjà de la somme d'illusions et de préjugés dont j'étais encombrée en arrivant, et surtout à quel point ma culture occidentale imprégnait totalement ma façon de voir les choses. Il y a des choses que je n'écrirais plus aujourd'hui, ou plus de la même façon; d'une part parce que je m'y suis habituée (c'est la vie quotidienne), d'autre part parce que je vois les choses différemment. Mais en même temps, je ne renie rien, ce blog est un "journal de bord", tenu au jour le jour (un sacré pari, soit dit en passant), avec ses erreurs, ses approximations, et son inévitable subjectivité. Avec ses coups de cœur et ses coups de gueule, et ses silences parfois. Avec tout mon désir de construire des ponts entre nos deux planètes, pour réconcilier les hommes entre eux (et avec eux-mêmes, d'abord); pour que vive enfin cette fraternité qui nous est promise et à laquelle j'aspire tant. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4450681468383623994?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4450681468383623994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/05/lobi-hier-demain.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4450681468383623994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4450681468383623994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/05/lobi-hier-demain.html' title='Lobi (hier, demain)'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5012831378616669865</id><published>2011-05-18T10:24:00.003+02:00</published><updated>2011-05-18T11:11:16.447+02:00</updated><title type='text'>Demain n'existe pas</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Me voici à nouveau en pleine forme après une semaine de grosse fatigue consécutive à la malaria (lire l'épisode précédent). Heureusement que je suis en vacances, je ne force pas trop : je lis, je me connecte de temps en temps sur internet, et je passe beaucoup de temps dans ma nouvelle famille (ma lettre de congé me souhaitait un "bon congé de reconstitution en famille", quel humour !). Évidemment, mes projets de ballades ont été remis en question par la maladie : je pensais aller faire un tour du côté de Nangazizi (45 km vers le nord) avec Françoise, je crois que ce sera partie remise, car la Mère lui a demandé de rester pour s'occuper de trois Sœurs étrangères qui vont bientôt arriver et qui devront séjourner à la villa (là où j'habitais au début). Je devais aussi partir pour Wamba et le pays des Babudu avec Mogha, mais ce dernier est retenu à Kinshasa sans doute jusqu'à la semaine prochaine. On verra bien …&lt;br /&gt;Des projets … Beaucoup de gens ici ne se posent même pas la question, en particulier les jeunes. Ils n'ont souvent d'autre ambition que de passer la journée, s'amuser avec les copains, bosser juste ce qu'il faut pour trouver de quoi manger le soir, mais sans trop forcer; et s'il n'y a rien, et bien tant pis, on se passera de manger, ce n'est pas la première fois ! Mais rêver et chercher à réaliser son rêve, travailler un peu plus pour mettre de l'argent de côté, s'investir dans des études, quitte à s'endetter, pour avoir un avenir meilleur, en un mot "faire des projets", non, beaucoup n'y pensent même pas. On a parfois l'impression que pour eux, demain n'existe pas. Il y a aujourd'hui, ce que je fais maintenant, et basta. Il est vrai qu'en lingala, il n'y a qu'un seul mot pour dire hier et demain (lobi). Pas étonnant que nombre de filles se retrouvent enceintes sans savoir comment, et n'ont plus d'autre choix que d'élever tant bien que mal leur marmaille (idem pour les garçons, d'ailleurs, mais eux peuvent encore prendre la fuite).&lt;br /&gt;À l'âge où, chez nous, on construit son avenir, les jeunes d'ici ne semblent pas se rendre compte qu'ils ont un avenir, et que cet avenir dépend d'eux-mêmes. Bienheureuse nonchalance, peut-être, loin de notre course effrénée contre le temps. Mais aussi ignorance et inertie, qui maintient dans une sorte d'esclavage volontaire l'un des pays du monde pourtant les plus richement dotés par la nature. Mais à bien y réfléchir, ne s'agit-il pas là de l'exact reflet dans le miroir de la précipitation occidentale, et finalement une même méconnaissance de la valeur du temps : un espace entre deux éternités, donné à notre humanité pour la rendre plus humaine … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5012831378616669865?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5012831378616669865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/05/demain-nexiste-pas.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5012831378616669865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5012831378616669865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/05/demain-nexiste-pas.html' title='Demain n&apos;existe pas'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-810926339958386652</id><published>2011-05-11T19:42:00.001+02:00</published><updated>2011-05-11T19:57:54.605+02:00</updated><title type='text'>Bienheureuse malaria !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Vendredi 6 mai a eu lieu le baptême de ma nouvelle filleule, petite Aimée (45 ans, presque jour pour jour, après mon propre baptême). Dans les jours précédents, nous nous étions bien affairés à tout préparer pour la fête : acheter les petits souliers, les petites chaussettes (la robe était déjà prête depuis un moment, avec une tante couturière, c'était facile), la bougie de baptême (décorée avec amour par sa marraine), et bien sûr tout ce qu'il faut pour le repas. Jeudi, on a tué la petite chèvre ramenée de Mungbere par le neveu Jean-Paul, trié et pilé le pundu (toutes les femmes du quartier s'y sont mises), acheté un casier de bière, préparé les sambusas (jusqu'à 21 heures, à la lueur de la torche). Même la pluie qui s'était invitée l'après-midi n'a pas pu entamer la bonne humeur de chacun ni briser cette ambiance si caractéristique de préparatifs de fête. Ce que personne n'avait prévu, en revanche, c'est que la marraine allait se réveiller le jour J avec une malaria d'autant plus mauvaise qu'elle avait omis de se reposer à la dernière crise, à peine trois semaines plus tôt. Qu'à cela ne tienne, je suis partie vaille que vaille à 7h30 à la paroisse St Rosaire pour le baptême, sac au dos et guitare à la main (j'ai espéré jusqu'au bout un miracle qui me permettrait de jouer pour les invités). La cérémonie s'est passée un peu dans le brouillard, mais j'ai pu tenir quand même jusqu'au bout, la petite dans mes bras, pour la plus grande joie des familles des autres petits baptisés : une "mama wa molimo" (maman d'âme) mondele, ce n'est pas fréquent. Et tant pis si la marraine en question était encore plus blanche que d'habitude !&lt;br /&gt;De retour à la maison, je n'ai guère pu profiter des festivités, que j'ai suivies de loin, allongée sur le lit. Mais j'entendais les gens rire et s'amuser, et j'étais remplie de joie. Il y avait de la musique, tout le quartier est venu pour danser et profiter de la fête. Du coup, la maman de Françoise était toute contente aussi : sa maladie n'empêche pas la petite tribu de s'amuser quand il le faut. Le soir, Isabelle (la Française de Médair, que j'avais invitée pour l'occasion) m'a ramenée au couvent en voiture. Du coup, je suis restée trois jours allongée sur mon lit du matin au soir; la leçon a porté : quand on a la malaria il faut se reposer, même si on n'a plus de douleur ni de fièvre. Françoise me faisait porter des décoctions de sa composition pour que je me remette plus vite. Elle n'a qu'une peur : que je sois si malade qu'on me rapatrie d'urgence. Qu'elle se rassure : ce n'est pas encore pour cette fois-ci.&lt;br /&gt;Mais cette maladie a eu au moins trois conséquences positives : la première, c'est qu'ici, la mama wa molimo devient vraiment comme la mère de l'enfant; et pour le coup, je peux dire que j'ai accouché dans la douleur ! La deuxième, c'est que je me suis sentie entourée d'amour et de gentillesse, comme un membre de la famille. La troisième, c'est que j'avais un très grand besoin de me reposer, mais que je ne me serais jamais permise de rester ainsi trois jours au lit si je n'avais pas été malade. A quelque chose, malheur est bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS Bien sûr, je n'ai pas oublié mes deux autres filleules, Émilie et Andrée, dont les anniversaires ont eu lieu récemment. Qu'elles sachent que je les porte toujours dans mon cœur et dans mes prières. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="https://picasaweb.google.com/tameonta/BaptemeAimee?feat=directlink"&gt;https://picasaweb.google.com/tameonta/BaptemeAimee?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-810926339958386652?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/810926339958386652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/05/bienheureuse-malaria.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/810926339958386652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/810926339958386652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/05/bienheureuse-malaria.html' title='Bienheureuse malaria !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1056061168372718882</id><published>2011-05-03T15:41:00.000+02:00</published><updated>2011-05-03T15:47:49.820+02:00</updated><title type='text'>Vacances ...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Alléluia ! Non seulement le Christ est ressuscité, ce qui est déjà en soi une bonne nouvelle, mais en plus je suis en vacances. Enfin ! Depuis lundi 15 heures. Des vraies vacances, de trente jours, de quoi me refaire une santé, me reposer, me balader aussi, et surtout oublier les soucis de la clinique.&lt;br /&gt;Parce que ces derniers temps, les soucis n'ont pas manqué. Je préfère passer sous silence les abus de pouvoir et autres incompétences notoires qu'il m'a fallu dénoncer en haut lieu pour ne pas être accusée de complicité. Mais il y a des désagréments dont je me serais volontiers passé et qui ont mis mes nerfs à rude épreuve.&lt;br /&gt;Samedi matin, j'arrive tranquillement à 8 heures à la clinique. J'ouvre la porte du labo, et je me rends compte que la porte de la deuxième salle est ouverte; je me souvenais pourtant parfaitement l'avoir fermée la veille. Je regarde mieux : la porte de la troisième salle, qui sert de dépôt, est ouverte également, ainsi que la porte donnant sur le bureau de Mama Josée, la chargée de statistique. En fait, toutes les portes ont été forcées, y compris celles de l'armoire aux réactifs, sauf la porte extérieure. Je m'approche de la fenêtre de la salle de prélèvement, la seule à ne pas avoir de grille antivol, et je constate qu'il manque carrément une vitre, laquelle est posée dans l'herbe, intacte, à quelques mètres : les voleurs ont simplement enlevé les baguettes de bois extérieures qui retiennent la vitre. Je fais le tour du labo et du dépôt : seuls ont disparus les deux fauteuils en plastique du labo et les trois matelas, sur les dix offerts récemment par le ministre Bulupiy, qui n'avaient pas encore été mis en circulation. Ces voleurs n'y connaissent rien : il y a pour plusieurs milliers de dollars de matériel et de réactifs au labo, et ils ont pris pour à peine cent dollars de marchandises. Ayant constaté les dégâts, j'appelle le médecin directeur intérimaire, qui à son tour va à la police déposer plainte. Moi, je commençais à m'inquiéter de savoir combien de temps tout cela allait prendre : j'avais prévu de partir l'après-midi avec Françoise à Magambe, chez les comboniens, pour une petite récollection. Connaissant la lenteur de tout processus officiel, j'avais des raisons de craindre le pire. Finalement, l'officier de police judiciaire est venu très vite et a procédé à l'enquête (d'où il est ressorti rapidement que la sentinelle n'était pas à son poste, ce qui n'étonnera personne); pendant ce temps, le menuisier est arrivé à son tour et a réparé la vitre et les trois portes. A midi trente, tout était terminé et le labo en ordre, et je suis passée à l'université prévenir la chef du personnel (c'est la seule personne que j'ai trouvée sur place, car le 30 avril est férié pour les enseignants au Congo). Inutile de vous dire que le temps de récollection a été plus que bénéfique …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS Mes lecteurs assidus n'auront pas manqué de remarquer que mes articles se faisaient plus espacés ces derniers temps. Il me faut donc les rassurer : je vais très bien, simplement le boîtier internet du couvent a pris la foudre, et je suis donc obligée de chercher une connexion ailleurs, ce qui est toujours compliqué. Je suis désolée également pour mes admirateurs skypiens. Mais je ne désespère pas totalement que le boîtier soit changé un jour. Mais quand ? That's the question … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1056061168372718882?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1056061168372718882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/05/vacances.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1056061168372718882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1056061168372718882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/05/vacances.html' title='Vacances ...'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-285560074162958714</id><published>2011-04-26T13:18:00.001+02:00</published><updated>2011-04-26T13:20:40.206+02:00</updated><title type='text'>Joyeuses Pâques</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le Seigneur est ressuscité ! Alléluia ! Il est vraiment ressuscité, alléluia !&lt;br /&gt;C'est le cri de joie que lancent chaque année les chrétiens du monde entier. Oui vraiment, le Christ est vivant, et il nous entraîne avec lui dans cette vie éternelle promise et déjà là. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour la Semaine Sainte, la Mère Jeanne avait décidé, comme l'année dernière, l'adoration à la chapelle lundi, mardi et mercredi, avec petite méditation à la clé. Pour le mercredi soir, elle m'avait demandé de faire la méditation sur l'eucharistie, et se réjouissait à l'avance de la bonne nourriture spirituelle que j'allais lui servir ! Apparemment elle n'a pas été déçue (elle n'est pas difficile). Pour le Vendredi Saint, je lui avais proposé de diffuser pour les Sœurs le film de Gibson "La passion du Christ". Marché conclu, j'ai réussi à télécharger le film sur internet en catastrophe (je passe les détails, mais c'était vraiment épique, le boîtier internet du couvent étant foutu), à me procurer un projecteur et des petits amplis, mais sans courant, je ne pouvais faire les essais qu'à la dernière minute. Bon, dans l'ensemble, j'ai pu faire (presque) ce que je voulais et nous avons réuni toute la communauté à la chapelle pour la projection de ce film hors du commun. La Mère était ravie. Moi ce qui m'a le plus ravie, c'est que je ne me suis pas énervée ni stressée, malgré tous les désagréments : je deviens africaine …&lt;br /&gt;Samedi soir, messe à St Rosaire avec Françoise et la communauté de Mendambo. Quatre heures de célébration … Couchées à une heure du matin dans la chambre de Noëlla (après les bavardages d'usage entre femmes qui dorment à trois dans une même chambre), lever à 5h30 (comme d'hab'), office et petit déjeuner : la messe du jour commence à 7h30; elle se terminera à 11h30. Comme j'avais amené ma guitare, Françoise m'a demandé de chanter un chant de Pâques de l'Emmanuel à la fin de la messe; j'ai réussi à faire chanter toute l'assemblée (plusieurs centaines de personnes) et tout le monde était très content.&lt;br /&gt;Puis nous sommes rentrées chez Françoise où j'avais invité à déjeuner Isabelle, une Française travaillant pour l'ONG Médair et qui était seule ce jour-là. L'occasion de partager un peu nos joies et nos déceptions, nos incompréhensions aussi face à un monde et une mentalité si différents des nôtres. Repas sympa, puis visite de la base de Médair et retour au couvent. Une journée bien remplie, de chants, de danse, d'amitié et de joie …&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-285560074162958714?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/285560074162958714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/04/joyeuses-paques.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/285560074162958714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/285560074162958714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/04/joyeuses-paques.html' title='Joyeuses Pâques'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1601513773259639085</id><published>2011-04-21T10:30:00.000+02:00</published><updated>2011-04-21T10:40:54.735+02:00</updated><title type='text'>Surmenage</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je vous ai parlé en janvier des premiers médecins diplômés de l'Université. Début mars, l'un d'eux est venu à la clinique pour commencer son "training", puis un deuxième, puis enfin deux autres ont été également nommés. Quatre nouveaux médecins, en plus des trois déjà (épisodiquement) présents, ça commence à se savoir dans la région. Comme en plus, les infirmiers de l'hôpital général étaient en grève, les malades se sont repliés sur la Clinique, qui depuis deux-trois semaines ne désemplit pas. Ajoutez à ça une vague épidémie de gastro-entérite chez les enfants (due peut-être à la saison des mangues …), et vous comprendrez qu'en ce moment, on ne chôme pas. La semaine dernière, nous avons atteint le chiffre de 48 malades hospitalisés, pour 47 lits officiellement disponibles. Résultats : on était obligé de mettre les petits enfants à deux par lit, et on a du organiser en catastrophe une permanence des médecins en dehors du service ordinaire. Quant au labo, heureusement que Chantal, une infirmière en formation-labo, est revenue de son (très long) congé maladie, et Dido de ses vacances : nous ne sommes pas trop de cinq pour assurer le service.&lt;br /&gt;Surmenage ? Début de la saison des pluies ? Effet secondaire du carême ? Toujours est-il que samedi matin, j'ai commencé à ressentir des grosses douleurs dans les articulations des genoux, accompagnées de quelques vertiges et sueurs froides : malaria. Heureusement que je connais mes symptômes ! Vite, j'ai acheté une boîte d'Arinate à la pharmacie de la clinique. Deux comprimés à midi, et l'après-midi j'étais à nouveau sur pieds pour assister à la remise de la dot de la petite sœur du P. Mogha. Un spectacle à ne pas manquer : la remise de la dot est prétexte à une joute oratoire épique, où le prétendant (ou le plus souvent un membre de sa famille) doit faire la preuve de ses compétences dans l'art typiquement africain de la palabre. En l'occurrence, le malheureux faisait pitié tant il était inexpérimenté. Heureusement, cette pièce de théâtre se termine toujours bien, on remet la dot (chèvres, cochons, huile, sucre, sel, banane, casier de bières, etc.) et on mange tous ensemble à la nuit tombée, comme dans Astérix. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1601513773259639085?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1601513773259639085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/04/surmenage.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1601513773259639085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1601513773259639085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/04/surmenage.html' title='Surmenage'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8378279541133587207</id><published>2011-04-15T15:20:00.000+02:00</published><updated>2011-04-15T15:21:16.476+02:00</updated><title type='text'>Un an de plus</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et voilà encore un anniversaire de passé ! 45 balais, la vieille, bientôt nonante ! Cette fois-ci, j'ai fêté ça chez Françoise (évidemment), avec Ya Nono (Sr Noëlla) et Christophe (P. Mogha). En famille, quoi. C'est ce que m'a dit tout de suite Noëlla en arrivant et en me pressant sur son cœur : "Tu n'es pas seule, petite sœur, tu n'es pas seule !". Christophe est arrivé en retard, comme d'habitude (nous avions pratiquement fini de manger), mais il n'est pas venu les mains vides : il m'a offert un super joli pagne, rouge et noir à motifs un peu géométriques, comme j'aime. Je suis sûre que Françoise saura me faire quelque chose de bien avec … (d'ailleurs le pagne est resté chez elle). Le soir, j'espérais pouvoir me connecter, mais il y a quelques soucis d'internet en ce moment au couvent. Il m'a fallu attendre de pouvoir aller à l'université pour lire les mails de mes nombreux admirateurs. Je profite de l'occasion pour les remercier tous, ainsi que ceux qui m'ont appelée ou envoyé des textos. Non, vraiment, je ne suis pas seule … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8378279541133587207?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8378279541133587207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/04/un-de-plus.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8378279541133587207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8378279541133587207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/04/un-de-plus.html' title='Un an de plus'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8825208948598817717</id><published>2011-04-06T19:23:00.001+02:00</published><updated>2011-04-06T20:50:24.357+02:00</updated><title type='text'>Conférences de Carême</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'ai parlé dans mon dernier article des grossesses précoces. Et il est vrai qu'au Congo en général, et à Isiro en particulier, elles sont particulièrement nombreuses. Cela pose un vrai problème, car les filles ne peuvent pas étudier et arrête leur scolarité parfois avant même le secondaire. Or, comme chacun sait, le développement d'un pays est conditionné par l'éducation des femmes et leur instruction. Ces grossesses précoces, comme vous pouvez l'imaginer, ne sont pas désirées et sont souvent le fruit de relations très éphémères, parfois avec des soldats de passages, ou de viols. C'est ainsi qu'il y a quelques semaines, nous avons vu débarquer à la maternité de la clinique une femme de 26 ans qui en était à sa 11ème grossesse ! La pauvre avait déjà passé la moitié de sa vie enceinte. La vraie pauvreté, elle est là … Et je ne parle pas des violences conjugales, ni de la condition de la femme dans le couple, les abandons, divorces, etc. Devant une telle méconnaissance des relations homme-femme, nous avons décidé d'inclure dans nos conférences de Carême (thème général : "&lt;em&gt;Valeurs humaines, valeurs chrétiennes&lt;/em&gt;", ou "&lt;em&gt;Chemin d'humanisation : Dieu ne peut diviniser que ce que l'homme a humanisé&lt;/em&gt;") un exposé sur la sexualité telle qu'elle est prévue dans le dessein de Dieu, c'est à dire comme le lieu de la plus grande ressemblance entre l'homme et Dieu. Il y avait là une trentaine de personnes, très intéressées et motivées, au point de supporter un nombre impressionnant de difficultés de toutes sortes : retard du groupe électrogène, manque d'électricité car le groupe était trop petit, changement de groupe en cours de route, orage, tonnerre et tôles qui claquent, empêchant d'entendre la conférence. Malgré tout, tout le monde est resté jusqu'à la fin et les questions et témoignages qui ont suivi l'exposé étaient très intéressants, comme les trois autres dimanches d'ailleurs. Comme nous avions diffusé un film sur l'avortement (raison pour laquelle il nous fallait absolument du courant), une fille nous a demandé s'il ne serait pas possible de refaire une conférence uniquement sur ce thème, preuve que nous avions visé juste. Dimanche prochain, dernière conférence : un monde à transformer. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8825208948598817717?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8825208948598817717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/04/conferences-de-careme.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8825208948598817717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8825208948598817717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/04/conferences-de-careme.html' title='Conférences de Carême'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8743102764163337332</id><published>2011-03-27T21:50:00.003+02:00</published><updated>2011-04-09T14:58:49.350+02:00</updated><title type='text'>Cadeau vivant</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a des catastrophes apparentes qui se révèlent de vrais bonheurs. Ainsi quand Bernard, un des fils d'Aimée (la grande sœur de Françoise), lui a annoncé il y a un peu plus de deux ans qu'il avait engrossé une fille de son âge (tous deux avaient alors à peine 16 ans), l'ambiance à la maison n'a pas été vraiment à la joie. Il faut dire que les grossesses précoces sont ici un vrai fléau, empêchant les filles de continuer l'école, obligeant les parents à subvenir aux besoins de l'enfant, car souvent le garçon s'enfuit sans assumer sa responsabilité. Cela n'a pas été le cas de Bernard : il a pris la fille à la maison et a trouvé un petit boulot de réparateur de téléphones, histoire de ramener quand même un petit quelque chose. Et toute la famille a accueilli l'enfant qui est né le 19 septembre 2009, quelques jours après mon arrivée au Congo. C'est aujourd'hui une petite fille adorable, qui s'appelle Aimée, comme sa grand-mère, et qui fait la joie de toute la maisonnée. Quand elle n'est pas sur le dos de sa maman, elle trottine sans cesse derrière elle, la suivant partout comme les petits canards. Elle vit en culotte ou en maillot, pieds nus, couverte de poussière et de boue de la tête aux pieds; elle tient le mortier pendant que sa mère pile le poundu et s'entraîne à porter les objets sur la tête, comme tout le monde. Quand je m'intéresse à elle, elle me regarde en haussant les sourcils et imite chacun de mes gestes, ce qui provoque l'hilarité de toute la famille. Bref, cette petite fille, qui porte bien son prénom, est un vrai bonheur. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'autre dimanche, j'étais à peine arrivée que Françoise me tend un fauteuil et me dit : "Assied-toi, j'ai quelque chose à te demander". Intriguée, je l'écoute : "Elisée, est-ce que tu veux bien être la marraine d'Aimée ?" Je ne m'attendais pas à ça; pour le coup, heureusement que j'étais assise ! J'appelle Aimée, je la prends dans mes bras (en faisant attention de ne pas me salir) et je commence à la couvrir de bisous. "Bon alors, tu es d'accord, hein ?" Comment dire non ? Un peu après, je lui demande qui a eu cette glorieuse idée. "Tout à l'heure, pendant la messe, je demandais au Seigneur : qu'est-ce que je peux faire pour qu'Elisée comprenne qu'elle fait partie de la famille ? Et j'ai pensé à ça ! Tu vois, c'est Dieu qui m'a donné l'idée. On te donne notre fille, maintenant c'est ta fille à toi aussi. Tu es de notre famille". &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est aussi facile que ça : ces gens simples et démunis me font cadeau de ce qu'ils ont de plus précieux, juste pour me dire leur amour et leur affection. Et quel cadeau ! Un cadeau vivant …&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="https://picasaweb.google.com/tameonta/Aimee?feat=directlink"&gt;https://picasaweb.google.com/tameonta/Aimee?feat=directlink&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;PS Petite précision : Ste Aimée di Offreduccio était la nièce de Ste Claire d'Assise; elle-même fut clarisse à San Damiano. On ne sort pas de la famille franciscaine ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8743102764163337332?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8743102764163337332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/cadeau-vivant.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8743102764163337332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8743102764163337332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/cadeau-vivant.html' title='Cadeau vivant'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3310315187484940265</id><published>2011-03-23T19:34:00.001+02:00</published><updated>2011-03-23T20:07:32.070+02:00</updated><title type='text'>Sorcellerie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Que deviendra l'enfant avec la tumeur au visage ?&lt;/em&gt; demandait ma chère sœur dans son commentaire de l'article précédent. Réponse : je n'en sais rien, mais il va vraisemblablement mourir dans les semaines qui viennent. Nous n'avons pas les moyens techniques et médicaux de traiter la tumeur (on ne sait même pas si elle est bénigne ou maligne), et de toute façon c'est probablement trop tard, même pour faire une chirurgie de confort. Pour bien faire, il faudrait l'envoyer à Kinshasa, et la famille n'a pas les moyens. L'enfant aura de plus en plus de mal à s'alimenter, d'autant plus qu'il s'asphyxie petit à petit avec sa propre odeur, les tissus touchés étant en train de pourrir.&lt;br /&gt;D'autre part, il semblerait, d'après la rumeur, que cet enfant aurait "injurié une vieille du quartier" qui, en représailles, aurait à son tour "fait la sorcellerie contre lui". Et contre la sorcellerie, il n'y a rien à faire ! Si tel est le cas, il est tout à fait possible que les parents laissent mourir l'enfant, voire que l'enfant lui-même se laisse mourir : inutile de lutter contre le sorcier, on perd son temps, son énergie, son argent, et on risque de s'attirer d'autres ennuis.&lt;br /&gt;La sorcellerie est une réalité presque incontournable au Congo, surtout dans les coins reculés comme Isiro, et pire encore dans les villages. Tout le monde y croit plus ou moins, et il est difficile d'en parler de façon rationnelle. Chaque fois que quelque chose d'inhabituel se produit, on pense automatiquement sorcellerie. Ainsi l'autre soir, Freddy a eu des problèmes avec son vélo qui refusait d'avancer : c'est la sorcellerie (je pense quant à moi qu'il était surtout rond comme une queue de pelle). Donc, si les parents pensent que la vieille a effectivement jeté un sort à l'enfant, le moindre bobo sera considéré comme de la sorcellerie, et inconsciemment on laisse pourrir la situation (c'est le cas de le dire), ou on fait appel à un autre sorcier pour désenvoûter l'enfant, ou aux traitements indigènes, et le résultat est encore pire. Le diable n'a que le pouvoir qu'on lui laisse, mais on lui en laisse beaucoup !&lt;br /&gt;C'est aussi là une des conséquences du manque de conscience de la dignité personnelle : la résignation.&lt;em&gt; "Si la famille (ou le chef, ou l'autorité locale, ou le sorcier) m'a condamné, cela veut dire que je suis coupable".&lt;/em&gt; Cette mentalité qui nous semble d'un autre âge est encore terriblement présente ici. Mais à bien y réfléchir, je ne suis pas sûre qu'elle ait totalement disparu chez nous … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3310315187484940265?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3310315187484940265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/sorcellerie.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3310315187484940265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3310315187484940265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/sorcellerie.html' title='Sorcellerie'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8777450438045687850</id><published>2011-03-19T20:00:00.001+02:00</published><updated>2011-03-19T20:42:23.540+02:00</updated><title type='text'>Musée des horreurs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Depuis que je suis à la Clinique, j'ai eu l'occasion de voir de près quelques belles horreurs. Pour certaines, je ne savais même pas que ça pouvait exister. Abcès, polymyosites, brûlures au Xème degrés, malformations diverses … parfois, il faut avoir le cœur bien accroché, mais finalement on s'habitue à tout. Récemment, nous avons eu un cas particulièrement répugnant, celui d'un enfant de douze ans, dont toute la partie droite du visage était envahie par une tumeur proliférative qui lui donnait le profil avantageux d'un hippopotame. Le côté externe n'était déjà pas très joli, mais la face interne était encore pire, complètement infectée et pourrie; on pouvait reconnaître sa chambre en passant dans le couloir, à l'odeur …&lt;br /&gt;J'ai pu quelquefois prendre des photos, souvent à la demande du Dr Bonza, pour ses archives. Je me souviens d'un accident du travail, un conducteur de tracteur qui s'était fait prendre la main sous son engin; j'ai pris des photos pendant qu'on amputait une phalange et qu'on essayait tant bien que mal de recoudre le reste. L'appareil photo mettait une bienheureuse distance entre mes yeux et l'opération; quand j'ai mis les photos dans mon ordi le soir, j'ai été horrifiée : les photos étaient bien plus impressionnantes que la réalité (surtout avec le zoom).&lt;br /&gt;Ce sont quelques unes de ces photos que je vous livre en pâture aujourd'hui. Vous allez voir dans l'ordre : une malformation de l'oreille externe, une varicelle congénitale, un pied brûlé (je vous en avais déjà parlé), la fameuse main coupée et mon hippopotame. Quant à la dernière photo, je vous laisse la découvrir, c'est la pire de toutes ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="https://picasaweb.google.com/tameonta/Horreurs?feat=directlink"&gt;https://picasaweb.google.com/tameonta/Horreurs?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8777450438045687850?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8777450438045687850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/musee-des-horreurs.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8777450438045687850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8777450438045687850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/musee-des-horreurs.html' title='Musée des horreurs'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3718618090660117742</id><published>2011-03-13T21:10:00.002+02:00</published><updated>2011-03-13T21:16:40.975+02:00</updated><title type='text'>Christianiser la mort</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La Sr Pia, la septantaine bien sonnée, résidant au couvent St Ignace dans le quartier Tély, était malade depuis plusieurs mois. Il y a quelques semaines, elle a fini par aller à Kinshasa pour des examens plus approfondis. Résultat des courses : cancer du sein avec métastases généralisées. Comme il n'y avait plus rien à faire, elle est donc revenue à Isiro dimanche dernier. La pauvre souffrait tellement que ce fut presqu'un soulagement d'apprendre son décès, samedi soir vers 19h30. J'appelle immédiatement Françoise (qui finalement va rester auprès de sa maman malade plutôt que d'aller se faire tuer par la LRA à Ndedu) pour lui annoncer la nouvelle. Petit à petit, toutes les Sœurs de Mater Dei se rendent à Tély pour la nuit de deuil, à pied, en moto ou en voiture. Lorsque j'arrive à mon tour, cela fait une heure que la Sœur est décédée, on prépare la salle où le corps sera exposé. Il y a déjà un peu de monde, surtout des orphelins dont la Sœur s'était occupée; ils sont maintenant tous adultes et souvent eux-mêmes parents. Lorsqu'on amène le corps, j'assiste à nouveau à cette scène à laquelle je suis maintenant habituée mais qui me laisse toujours pensive : on se bouscule pour voir le corps et le toucher, on crie, on pleure, on se roule par terre. Une femme tombe en syncope, on l'allonge dehors pour la ranimer, mais personne ne s'en émeut outre mesure, c'est une scène classique. Je m'approche de la Mère Jeanne et je lui dis simplement : "Nous n'avons pas la même culture". Elle me répond : "Ici, l'évangile n'a pas pénétré très profondément; nous devons encore christianiser la mort".&lt;br /&gt;Je reste jusqu'à 23 heures, puis je me fais ramener à Mater Dei pour dormir un peu. Je reviens le dimanche matin, simplement pour faire acte de présence, montrer ma compassion. La messe est prévue pour 14 heures, suivie de l'enterrement. Je n'y serai pas, car aujourd'hui doit commencer le cycle de conférences de Carême que nous donnons avec Sr Maria Mayo, à l'université à 15 heures. Titre de la première conférence : "La dignité de l'être humain", et c'est moi qui m'y colle (comme si je connaissais quelque chose au sujet !). Lorsque notre petite causerie s'achève, vers 17 heures, nous rejoignions le cimetière où l'enterrement se termine. Retour à St Ignace pour la collation de rigueur, arrosée d'une petite bière …&lt;br /&gt;Je reviens à Mater Dei au moment où l'électricité arrive, pour écrire cet article et me connecter. Je tombe de fatigue et je commence à avoir mal à la tête malgré le paracétamol préventif (pourtant je n'ai bu qu'une demi-bouteille de bière, partagée avec Françoise; mais il est vrai qu'une demi-bouteille, ça fait quand même deux grands verres). La semaine avait été difficile au labo, beaucoup de boulot et de soucis divers, je comptais sur ce week-end pour me reposer un peu, c'est raté. Décidément, l'homme propose et Dieu dispose … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3718618090660117742?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3718618090660117742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/christianiser-la-mort.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3718618090660117742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3718618090660117742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/christianiser-la-mort.html' title='Christianiser la mort'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-2939868836595116557</id><published>2011-03-03T20:03:00.001+02:00</published><updated>2011-03-03T20:06:27.197+02:00</updated><title type='text'>Guerre civile</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;"La prochaine guerre mondiale sera une guerre civile".&lt;/em&gt; Cette phrase que je disais un peu comme une boutade, voilà qu'elle se révèle prophétique ! Chaque matin, je branche ma petite radio sur RFI (Radio France Internationale) pour écouter les dernières nouvelles du monde arabe, que je peux partager avec la Sr Célestine (Ya Célé) aussi assidue que moi à se tenir au courant des informations internationales (c'est assez rare ici pour mériter d'être relevé). Pour l'instant, le vent de révolte qui souffle sur l'Afrique du Nord n'a pas franchi le Sahara, et il ne semble pas que cela soit pour demain.&lt;br /&gt;Quoi que … Devant la multiplication des attaques du LRA (Lord's Resistance Army, groupes de rebelles ougandais qui sévit dans la région et dans l'indifférence générale), un récent séminaire de formation des ANE (Acteurs Non-Etatiques, sic!) a organisé une pétition réclamant la sécurisation de la Province Orientale avant les élections présidentielles de cette année, sinon le fichier électorale ne pourra pas être révisé (à cause du danger des routes) et la population refusera de voter. Et s'il le faut, elle organisera son propre référendum d'auto-détermination, comme au Sud-Soudan, et fera sécession.&lt;br /&gt;Pour la même raison, à l'approche du 8 mars (Journée Internationale des Femmes, très fêtée en Afrique), la plateforme des femmes des diverses confessions religieuses, entrainée par Ya Célé et vite suivie par le collectif des ONGD, a décidé un boycott du défilé et de la fête, remplacés par une journée de prière et de méditation : chaque femme, chaque fille restera à la maison ce jour-là, même les mamas qui vendent le pundu ou les arachides "à domicile". Pas de défilé au stade pour le 8 mars, le symbole est fort ! Espérons que le message sera entendu par les autorités de ce pays, souvent plus promptes à empocher l'argent public qu'à répondre aux aspirations du peuple.&lt;br /&gt;Ici les gens simples, ceux qui ne sont pas des bakonzi (familles régnantes) et qui se nomment eux-mêmes la "population", n'ont bien souvent pas ou peu conscience de leur dignité, de leurs droits et de leurs devoirs. Alors le simple fait que des hommes et des femmes (toujours premières victimes de la violence et de la pauvreté) disent publiquement que "trop, c'est trop", découvrent qu'ils ont la capacité de faire bouger les choses et décident de se mettre en marche, est déjà en soi une victoire. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-2939868836595116557?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/2939868836595116557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/guerre-civile.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2939868836595116557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2939868836595116557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/03/guerre-civile.html' title='Guerre civile'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8410965729233867775</id><published>2011-02-27T19:42:00.000+02:00</published><updated>2011-02-27T19:45:41.297+02:00</updated><title type='text'>Garde-malade</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La maman de Françoise est malade. Depuis plusieurs jours, elle ne s'alimentait plus, vomissait, devenait de plus en plus faible. Nous avons donc pris la décision de l'hospitaliser à la clinique universitaire, où elle est internée depuis mardi. Du coup, je passe beaucoup de temps à la clinique, à la chambre 6, où je fais de fréquentes visites le matin et où je tiens compagnie à mes chères sœurs (Françoise et Aimée) l'après-midi. Car tout malade hospitalisé doit se faire accompagner d'un garde-malade, pour s'occuper de lui, nettoyer la chambre, préparer à manger, faire la toilette, etc. Le garde-malade vit sur place, dort dans la chambre, souvent par terre quand il y a plusieurs malades dans la chambre et que tous les lits sont occupés. Il faut donc venir avec ses gamelles, son matelas, ses draps, et tout ce qu'il faut pour vivre plusieurs jours : un vrai déménagement ! A ceux qui récriminent contre nos hôpitaux français (soins, nourriture, accueil), je conseille de venir faire un petit tour par ici. Ça remet les idées en place ….&lt;br /&gt;Cette hospitalisation est l'occasion pour moi de découvrir la clinique sous un autre jour, vue de la chambre du malade, expérience intéressante s'il en est. Occasion aussi pour le personnel de me découvrir sous un autre jour, dans un autre rôle. Par exemple, plusieurs infirmières ont découvert en discutant avec Françoise que j'étais consacrée ! L'une d'elles me disait souvent : "Elisé, si j'étais un homme, j'allais t'aimer !". J'avais beau lui dire que j'étais déjà mariée avec Jésus, je sentais bien qu'elle ne me croyait pas. Je lui ai amené mon certificat de consécration, elle était toute embêtée : "Tu as bien fait de me montrer ça, sinon j'allais avoir des problèmes avec Jésus !" &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8410965729233867775?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8410965729233867775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/02/garde-malade.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8410965729233867775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8410965729233867775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/02/garde-malade.html' title='Garde-malade'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-9079291234344531024</id><published>2011-02-21T10:41:00.002+02:00</published><updated>2011-02-21T10:47:07.279+02:00</updated><title type='text'>Souffler un peu</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je suis en vacances. Plus exactement, j'ai demandé (et obtenu) de la Révérende Sœur Administrateur Gestionnaire des Cliniques Universitaires de l'Uélé (Caro, pour faire plus court) quelques jours de congés pour préparer une série de "conférences de carême" (ça fait bien, hein ?) pour l'aumônerie de l'université. C'est pas mal de boulot, mais ça me permet de prendre un peu de recul par rapport à la clinique, où les conditions de travail sont un peu difficiles en ce moment.&lt;br /&gt;Essayons de résumer la situation : le Dr Mandana ayant donné au mois d'août dernier sa démission de Médecin Directeur, c'est la Sr Jeannine, jusqu'alors Médecin Directeur Adjoint, qui assure l'intérim, en attendant l'oiseau rare : un médecin compétent et expérimenté acceptant de s'exiler dans ce trou du cul du monde qu'est Isiro pour mettre de l'ordre dans la clinique moyennant un salaire dérisoire. Jeannine étant par ailleurs Secrétaire facultaire à l'université a un agenda légèrement surchargé (sans compter la vie communautaire, qui est tout sauf tranquille). Il lui a fallu entre autre gérer un mouvement de grèves des infirmiers, début décembre, qui s'est soldé par un échec retentissant et une prime de décembre quasiment inexistante. Depuis, elle est partie à Kisangani pour régler les dossiers d'inscription de spécialisation des nouveaux médecins; et là, catastrophe : suite à une consultation chez un spécialiste, elle a du être opérée, je ne sais pas de quoi exactement. Tout ce que je sais, c'est qu'on ne va pas la revoir à la clinique avant deux ou trois mois.&lt;br /&gt;Il faut ajouter à cela que la Sr Marie-Claire, intendante de la clinique, est partie en congé en novembre et n'est jamais revenue (une de ses consœurs m'a dit qu'elle était à Goma pour des études, mais le bruit court avec insistance qu'elle aurait quitté sa communauté). Donc le moins que l'on puisse dire est que la situation est bloquée; la pauvre Sœur Caro, qui doit assumer l'intendance en plus de l'administration, n'ayant plus le temps que d'expédier les affaires courantes, il est hors de question de faire des projets. Petite précision : lors des dernières mutations d'octobre, elle a aussi été nommée économe locale de sa communauté ("c'est pour m'achever" dit-elle). Et il y a aussi la préparation du Chapitre général de la congrégation, en août prochain, ce qui, dans le contexte de l'Église locale, n'est pas une mince affaire (qui sera élue Supérieure Générale ? Et Vicaire générale ? les paris sont ouverts …).&lt;br /&gt;Donc ce petit congé (oh, une semaine, pas plus) me permet de me refaire une santé avant d'aborder la suite de ma mission : remettre à plat l'organisation de l'intendance (et pourquoi pas aussi de la pharmacie), tout en continuant la gestion quotidienne du labo, pour lequel, hélas, je ne peux plus faire grand-chose dans le peu de temps qui me reste. Mais si je peux aider à la réorganisation de l'établissement (qui est bien loin du niveau universitaire qui devrait être le sien), pourquoi pas (mes collègues de Probio savent de quoi je suis capable question organisation). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quoi qu'il en soit, vous aurez peut-être remarqué à la lecture de mes derniers articles que votre soutien et vos prières ne sont pas superflus en ce moment. Soyez-en tous vivement remerciés. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-9079291234344531024?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/9079291234344531024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/02/souffler-un-peu.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/9079291234344531024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/9079291234344531024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/02/souffler-un-peu.html' title='Souffler un peu'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4986391961022053332</id><published>2011-02-16T19:26:00.000+02:00</published><updated>2011-02-16T20:30:38.890+02:00</updated><title type='text'>Vous me faites beaucoup de bien</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je vous ai parlé déjà (il y a longtemps, le 20 janvier 2010 exactement) de Mama Dorothée. C'est la doyenne des infirmières de la clinique, elle a 65 ans, et travaille au service de chirurgie où elle fait des merveilles avec Mama Lucie. Elle ne parle que le swahili et le lingala, et baragouine quelques mots de français. De mon côté, je comprends un peu le lingala, mais je ne fais que le bredouiller. Autant dire que les conversations entre nous tournent vite court. Malgré tout, nous avons trouvé un langage commun : la bagarre. Plus exactement, la simulation de bagarre. Elle m'appelle "mwana moke" (petite enfant), je l'appelle "mwana mobange" (vieille enfant), et après ça, nous faisons semblant de nous bagarrer, fronts contre fronts et poings serrés (elle fait bien 20 cm de moins que moi), pour la plus grande joie des malades et visiteurs, ravis de voir ainsi une mondele faire le "mobulu" (pitre).&lt;br /&gt;L'autre matin, alors que je fais le tour des services pour saluer tout le monde, comme il se doit, elle m'attire dans un coin et discrètement me remet un petit paquet. Surprise, je lui demande de quoi il s'agit. "C'est pour vous, c'est des œufs" (un œuf coûte 250 Fc, ça fait cher l'omelette). Mais pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? "Vous me faites beaucoup de bien …".&lt;br /&gt;Dans un pays où la corruption bat son plein et où tout se monnaye, il y a comme ça des petits riens, des sourires, des gestes aimables, qui laissent pantois et donnent à croire qu'une espérance est encore possible. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4986391961022053332?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4986391961022053332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/02/vous-me-faites-beaucoup-de-bien.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4986391961022053332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4986391961022053332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/02/vous-me-faites-beaucoup-de-bien.html' title='Vous me faites beaucoup de bien'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4165767021157325678</id><published>2011-02-06T19:21:00.001+02:00</published><updated>2011-02-06T19:26:46.893+02:00</updated><title type='text'>Le bilan du labo de là-bas</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Jo, le chargé de mission de la DCC pour le Congo, est passé à Isiro pour rencontrer la seule coopérante encore sur place : ma pomme. Une petite visite de 72 heures à peine, qui m'a permis (et obligée) de faire un petit bilan après 16 mois de présence ici. Bien sûr, il y a quelques réalisations pratiques, au labo et à la clinique, principalement dans le domaine de l'organisation, qui s'avère mon point fort (entre 2009 et 2010, la fréquentation du labo a augmenté de 65% et le bénéfice de 86%). Bien sûr, il faut deux ans pour commencer à être opérationnel, et je ne suis là que depuis un et demi à peine. Bien sûr, il y a la bonne impression générale des gens à mon égard, et les quelques liens forts noués ici et là. Mais il y a encore tant de choses à faire, qui se heurtent à une inertie démesurée; il y a tant d'amour à donner, qui ne trouve pas de cœur pour l'accueillir; il y a tant de ponts à construire, tant de différences à partager, et si peu d'ouverture. Apparemment …&lt;br /&gt;Car, comme me le rappelait Jo, la trace laissée par mon passage ne se mesure pas, ne se quantifie pas. Les liens, les partages, les ponts, ne se présentent pas tels que je les imaginais, certes; mais cela ne veut pas dire qu'ils n'existent pas ! Même mon travail à la clinique, qui m'apparaît si décevant (mais ceux qui me connaissent bien savent que, malgré ma suffisance apparente, je ne suis jamais satisfaite ni de ce que je fais, ni de ce que je suis), qui peut dire qu'il ne portera jamais de fruit ? Efficacité n'est pas fécondité, et la seconde laisse, dans le temps, plus de traces que la première …&lt;br /&gt;Et puis, ce temps de défrichage n'est certainement pas inutile, et je me dis que si je parviens à faire un bon diagnostic et à tracer des pistes pour l'avenir, ma présence n'aura pas été vaine. Car il faut bien tout ce temps pour comprendre les fonctionnements (et les dysfonctionnements !) de la clinique, de l'université, du labo; pour comprendre aussi, un peu (si peu !) une culture aux antipodes de la mienne. Et non seulement comprendre, mais intégrer, assimiler, digérer, pour faire que ce "choc des civilisations" ne soit pas provisoire, un épisode dans mon parcours personnel, mais devienne nourriture, source de richesses à venir, pour mon intelligence, mon cœur, mon âme. Et non seulement pour moi, mais aussi pour mes frères congolais, et pour tous ceux que Dieu mettra sur mon chemin, d'une manière ou d'une autre. Je le savais en arrivant, mais je l'expérimente et l'éprouve chaque jour davantage : ma mission portera du fruit à la mesure de ma capacité à me laisser bousculer, déranger, façonner, travailler de l'intérieur. Chemin d'humilité jamais totalement accompli, toujours à recommencer. De belles paroles, faciles à dire, plus difficiles à mettre en œuvre. Dieu fasse qu'elles ne restent pas lettres mortes … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4165767021157325678?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4165767021157325678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/02/le-bilan-du-labo-de-la-bas.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4165767021157325678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4165767021157325678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/02/le-bilan-du-labo-de-la-bas.html' title='Le bilan du labo de là-bas'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-629718116933705526</id><published>2011-01-29T20:51:00.000+02:00</published><updated>2011-01-29T21:07:01.122+02:00</updated><title type='text'>Faire-part</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Anne Chaboussou et Benoît Duval sont heureux de vous annoncer la naissance, le 15 janvier dernier, de leur petite Alix, Kimya, Anuarite Duval.&lt;br /&gt;Dans le même temps, Maria-Luisa et Alfredo (vous vous souvenez ? les Espagnols de Maison Oscar) sont revenus de la capitale avec leur petite Candela, née le 7 octobre 2010 à Kinshasa. Et ils avaient bien fait d'aller accoucher là-bas, parce que la petite avait le cordon ombilical autour du cou et qu'il a fallu la surveiller comme le lait sur le feu avant de finalement faire une césarienne avant terme; mais elle a pu bénéficier de toutes les techniques et les soins modernes dont dispose l'hôpital de Monkole (Opus Dei).&lt;br /&gt;Nous souhaitons plein de belles choses à tous ces heureux parents. Et je vous avouerai que ça me fait tout drôle de voir un petit bébé mondele !&lt;br /&gt;PS : Quand la Mère Jeanne a appris qu'Anne et Ben avaient donné à leur fille en 3ème prénom Anuarite, elle a failli se mettre à pleurer. Quant à Françoise, elle s'est écriée : "Alors elle est budu ! Anuarite, c'est un nom budu !" On ne se refait pas. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-629718116933705526?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/629718116933705526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/faire-part.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/629718116933705526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/629718116933705526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/faire-part.html' title='Faire-part'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-7664616958244110992</id><published>2011-01-27T19:28:00.000+02:00</published><updated>2011-01-27T19:30:05.722+02:00</updated><title type='text'>L'argent du beurre</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Suite de la méditation précédente : les Congolais voudraient avoir l'argent des Blancs sans avoir à travailler autant qu'eux. Les Blancs aimeraient avoir le rythme de vie des Africains tout en gardant leur petit confort. Les femmes veulent la "liberté" des hommes mais désirent continuer de régner sur la maison. Les hommes envient les femmes qui ont moins de contraintes à leurs yeux, mais souhaitent conserver leur autorité de mâle (je schématise, bien sûr, la réalité est un peu plus nuancée, Dieu merci). Bref, chacun veut le beurre, l'argent du beurre, et serait bien heureux d'avoir la crémière en plus !&lt;br /&gt;Oui, mais dans la vie, il faut choisir. Et choisir, c'est dire non : non à tout ce qui n'est pas compatible avec le choix que j'ai fait, non à tout ce que je ne peux pas avoir ou faire, non à tout ce que je ne suis pas. Vous me direz qu'on ne choisit pas d'être Blanc ou Noir, homme ou femme. Il nous faut donc consentir, sous peine de vivre perpétuellement dans l'amertume, l'envie, la frustration, la jalousie, et j'en passe. Consentir à la réalité, c'est à dire renoncer à ses illusions. Mais précisément, renoncer, c'est dire oui : oui à tout ce que je n'ai pas choisi et qui m'est, non pas imposé, mais offert; oui à une vie dont je n'ai pas le contrôle mais la gérance; oui à une aventure qui peut m'emporter sur des chemins inattendus, et parfois tellement plus beaux que ceux que j'aurais choisis; renoncer à mes illusions, c'est dire oui à une réalité plus belle que mes rêves !&lt;br /&gt;Renoncer, c'est dire oui à plus grand que soi … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-7664616958244110992?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/7664616958244110992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/largent-du-beurre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7664616958244110992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7664616958244110992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/largent-du-beurre.html' title='L&apos;argent du beurre'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8575591920299474632</id><published>2011-01-17T20:43:00.001+02:00</published><updated>2011-01-17T21:09:31.098+02:00</updated><title type='text'>Plus verte ailleurs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Les Blancs, on le sait désormais, ont tout sans rien faire, et la vie en Europe est un paradis sur terre. Les Européens, de leur côté, envient souvent la nonchalance et l'insouciance des Africains, leur sens du rythme et de la danse, loin du stress de nos sociétés occidentales et de leur sacrosainte efficacité. J'avais remarqué déjà que les célibataires languissaient d'avoir une famille, alors que les mères de famille enviaient plus ou moins secrètement la "liberté" des célibataires. Les religieuses se disent que la vie hors les murs est tout de même plus simple, et les laïcs s'imaginent que la vie au couvent est cool. Et moi-même, je me prends parfois à envier le vœu d'obéissance des Sœurs qui les dispensent de se torturer le cervelet en se demandant sans cesse ce qu'elles doivent faire. Résumé de la situation : l'herbe est toujours plus verte ailleurs …&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Tout le malheur de l'homme&lt;/em&gt;, disait Pascal, &lt;em&gt;vient du fait qu'il ne sait pas rester tranquille dans sa chambre".&lt;/em&gt; Je crois que son malheur vient surtout du fait que son regard reste obstinément fixé sur son nombril. Ce ne serait pas trop grave s'il en profitait pour scruter un peu ses profondeurs, aller au fond de lui-même, pour y découvrir, sous une épaisse couche de misère, le visage du Dieu à l'image duquel il a été créé. Malheureusement, ce n'est que rarement le cas, et le plus souvent il s'attarde aux apparences, au paraître, dans une naïve et bouleversante superficialité. Et ainsi il passe le plus clair de son temps à négliger ce qu'il a pour courir après ce qu'il n'a pas; plus grave encore : il néglige ce qu'il &lt;strong&gt;est&lt;/strong&gt; pour courir après ce qu'il n'est pas, et que d'ailleurs personne ne lui demande d'être !&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Malheureux homme que je suis !&lt;/em&gt; disait St Paul aux chrétiens de Rome, &lt;em&gt;qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort ?"&lt;/em&gt; (Rm 7, 24)&lt;br /&gt;Qui nous délivrera de cet esprit de convoitise, de ce besoin d'avoir ce qu'à l'autre, d'être ce qu'est l'autre ? Qui nous aidera à ne plus avoir peur de nous-mêmes, de ce que nous sommes ? Qui nous apprendra à nous accepter nous-mêmes, à nous aimer nous-mêmes, avec notre misère, bien sûr, mais aussi avec notre beauté propre et unique, reflet de la gloire éternelle de notre Créateur ? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Qui ? &lt;em&gt;"Grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ, notre Seigneur ! "&lt;/em&gt; (Rm 7, 25) &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8575591920299474632?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8575591920299474632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/plus-verte-ailleurs.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8575591920299474632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8575591920299474632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/plus-verte-ailleurs.html' title='Plus verte ailleurs'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1710821129312131226</id><published>2011-01-13T21:08:00.001+02:00</published><updated>2011-01-13T21:10:51.106+02:00</updated><title type='text'>Prédication</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Quelques jours avant Noël, la Mère Jeanne m'a demandé d'animer une récollection pour les Sœurs, sur le thème de l'attente de la venue du Seigneur (thème d'actualité s'il en est). C'était un jeudi soir, la réco était prévue pour le dimanche. Juste le temps de composer un petit topo, et me voici, moi laïc, à prêcher à des Dominicaines (je précise à l'intention des non initiés que l'Ordre des Dominicains est appelé "Ordre des Prêcheurs"). Curieusement, cette réco tombait le 19 décembre, un an jour pour jour après mon arrivée au couvent Mater Dei. Drôle de cadeau d'anniversaire !&lt;br /&gt;Je n'étais pas très contente de mon topo, écrit à la hâte et un peu léger; mais il a plu à la Mère, et dimanche dernier, c'est à la communauté de Mendambo que je suis allée causer, sur le thème de "la prière dans notre vie quotidienne". En attendant que j'aille prêcher au couvent St Ignace à Tély …&lt;br /&gt;Françoise, qui profite depuis longtemps de mes connaissances théologiques (?), est ravie qu'on fasse enfin appel à moi : "Quand même, il aura fallu un an aux Sœurs pour s'apercevoir que tu sais faire autre chose que changer les néons et brancher l'ordinateur". Mieux vaut tard que jamais … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1710821129312131226?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1710821129312131226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/predication.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1710821129312131226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1710821129312131226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/predication.html' title='Prédication'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-2354300709807728231</id><published>2011-01-07T19:16:00.002+02:00</published><updated>2011-01-07T19:37:46.295+02:00</updated><title type='text'>Collation de grades académiques</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ça y est, c'est fait : la première promotion de jeunes médecins entièrement formés par la toute jeune Université de l'Uélé (moins de 10 ans d'âge) est arrivée. Après une année de stage à Kinshasa, les 12 premiers médecins "made in Isiro" ont débarqué dans la ville. A l'occasion de la remise des diplômes et de la prestation de serment, une grande fête était organisée : messe à la cathédrale présidée par Monseigneur lui-même, suivie de la cérémonie de collation de grades académiques au stade. Il y avait là du beau monde : un vice-premier ministre (un enfant d'Isiro, lui aussi), un député (un ancien infirmier de la clinique devenu député un peu par hasard), un sénateur, etc. et un couple de Belges représentant l'Association des Amis d'Isiro en Belgique, généreux donateurs de matériel pour la clinique.&lt;br /&gt;Comme les études universitaires sont réservées à une élite, les diplômes ont beaucoup de valeur, alors on fait les choses en grand : Recteur, professeurs et assistants en toge, avec bonnet carré et tous consorts. La totale ! Evidemment, comme il y avait des officiels, nous avons eu droit également à une série de discours … J'avoue que je n'ai pas bien écouté le dernier : il était 14 h, j'avais chaud, faim, soif et sommeil. La cérémonie, qui devait s'achever à 12h30, a en réalité pris fin à 15h30. Il faut dire qu'elle concernait tous les diplômés de l'université, pas seulement la faculté de médecine, et ce quelque soit le grade. C'est ainsi que j'ai pu photographier la remise du diplôme de 3ème graduat en Sciences Biomédicales à Mélanie, la petite nièce de Françoise, qui est donc aussi la mienne.&lt;br /&gt;Et voilà le travail : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/tameonta/CollationDeGradesUniuele?feat=directlink"&gt;http://picasaweb.google.com/tameonta/CollationDeGradesUniuele?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-2354300709807728231?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/2354300709807728231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/collation-de-grades-academiques.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2354300709807728231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2354300709807728231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/collation-de-grades-academiques.html' title='Collation de grades académiques'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3001398407377917887</id><published>2011-01-01T19:26:00.001+02:00</published><updated>2011-01-01T19:28:47.011+02:00</updated><title type='text'>Les Blancs ont-ils une âme ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Nous sommes tous remplis d'idées préconçues, et pas toujours vraies, sur les êtres et les choses (enfin, pas tous : il y a des saints qui sont ouverts à tout et à tous, et parfaitement dépourvus d'esprit de jugement). Je n'y échappe pas, hélas, tout le monde l'aura bien remarqué, et mes frères Congolais non plus. En l'occurrence, beaucoup d'idées circulent sur les Blancs, beaucoup d'illusions aussi. Je vous en livre quelques unes en vrac :&lt;br /&gt;- les Blancs ont de l'argent&lt;br /&gt;- en Europe, tout est facile et il y a tout gratuitement (les soins, l'école, les routes …)&lt;br /&gt;- en Europe, on ne sait pas ce que c'est que la guerre, ni la famine, ni la misère&lt;br /&gt;- les Blancs n'ont rien à faire car ils ont des machines qui travaillent pour eux&lt;br /&gt;- les Blancs ont tout ce qui leur faut et ne manquent de rien&lt;br /&gt;- les Blancs ne sont pas solides physiquement&lt;br /&gt;Bref, à entendre les uns et les autres, j'en viens parfois à me demander : les Blancs sont-ils vraiment des êtres humains ? Et si oui, ont-ils une âme ?&lt;br /&gt;Il y a des jours où tout cela me fait simplement sourire, d'autres où cela m'agace profondément. Mais, malgré toute ma vanité, je suis persuadée que le regard de l'autre sur moi comporte toujours une part de vérité, qu'il me dit quelque chose de moi que mon propre aveuglement me cache. L'autre est un miroir, et il me faut reconnaître qu'il n'est pas toujours déformant.&lt;br /&gt;Régulièrement donc, et plus encore depuis que je vis au Congo, il m'est donné de toucher du doigt ma suffisance et mes insuffisances, mon complexe de supériorité (qui n'est que la face visible de mon profond sentiment d'inutilité), mon orgueil, mon incapacité radicale à aimer. En un mot : ma misère.&lt;br /&gt;Face à cette misère, deux attitudes sont possibles : ou bien me réfugier encore plus dans ma tour d'ivoire, me barricader d'arrogance (ou de "charité", les deux se ressemblent parfois), me blinder le cœur d'égoïsme ou de faux altruisme. Ou bien me culpabiliser à donf, me laisser anéantir sous le poids de cette misère, le fardeau de ma vie, ne faire le bien que pour me faire pardonner d'exister, et finalement succomber au désespoir (c'était la grande tentation du Curé d'Ars).&lt;br /&gt;Mais peut-être aussi qu'une troisième voie est possible, celle de l'espérance. Croire malgré tout que la vie a un sens, que la valeur de ma vie ne se résume pas au bien ou au mal que je fais ou que je ne fais pas; me dire encore que je ne suis pas un être "terminé", préfabriqué, incapable d'évoluer; me souvenir enfin qu'il faut bien toute une vie pour devenir ce que l'on est.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"En fait, si nous nous situons dans cette perspective, nous découvrons que ce à quoi Jésus nous invite, c’est à naître. Notre identité d’homme va de naissance en naissance, de commencement en commencement (…) Et, de naissance en naissance, nous arriverons bien, nous-mêmes, à mettre au monde l’enfant de Dieu que nous sommes; car l’incarnation, pour nous, c’est de laisser la réalité filiale de Jésus s’incarner dans notre humanité, dans mon humanité à moi."&lt;/em&gt; (Christian de Chergé, &lt;em&gt;L'invincible espérance&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;Bonne année 2011 à tous !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3001398407377917887?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3001398407377917887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/les-blancs-ont-ils-une-ame.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3001398407377917887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3001398407377917887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2011/01/les-blancs-ont-ils-une-ame.html' title='Les Blancs ont-ils une âme ?'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1970199365684249158</id><published>2010-12-28T12:20:00.001+02:00</published><updated>2010-12-28T12:43:19.997+02:00</updated><title type='text'>Petite fête entre amis</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le 27 décembre, fête de St Jean l'Evangéliste, est du même coup la fête patronale de la Mère Jeanne, Supérieure Générale des Catherinettes, et donc fête pour la Congrégation. L'année dernière, la fête avait été éclipsée par le décès, le même jour, de la Sr Fidélia. Mais cette année, les Sœurs se sont rattrapées : messe à la Communauté, puis repas, bières, musique et danse. Le clou du spectacle, c'est de se déguiser. Les Sœurs ont, pour la plupart, un habit civil de réserve, en cas de guerre ou de rébellion; c'est l'occasion de le sortir des placards. Je mets en ligne quelques photos de la soirée, ce n'est pas triste : pour être sœurs, on n'en est pas moins femme, et on sait s'amuser, même avec peu de moyens. Anne et Ben, amusez-vous à retrouver tous les prénoms, ce n'est pas si facile ! Attention, certaines photos peuvent choquer les âmes sensibles …&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;a href="http://picasaweb.google.com/tameonta/StJean2010?feat=directlink"&gt;http://picasaweb.google.com/tameonta/StJean2010?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1970199365684249158?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1970199365684249158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/petite-fete-entre-amis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1970199365684249158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1970199365684249158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/petite-fete-entre-amis.html' title='Petite fête entre amis'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-812041150215951966</id><published>2010-12-25T20:45:00.002+02:00</published><updated>2010-12-25T20:53:46.800+02:00</updated><title type='text'>Un bien doux Noël</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il est 21h, et cette journée de Noël touche à sa fin. Une belle journée, vraiment, humble et douce, un Noël de simplicité.&lt;br /&gt;Hier, la Mère avait demandé à Françoise de confectionner des sambusa (équivalent local des samousas méditerranéens) pour la collation qui suit le retour de la messe du soir. Les sambusa, c'est drôlement bon, mais c'est la galère à faire, surtout que la Communauté est nombreuse. Avec Théthé, la Sr Grazia (maîtresse des novices) et deux autres filles, nous avons passé notre après-midi à la cuisine, de 14h à 20h, travaillant sans relâche (ou presque) sous la direction de Françoise. Nous étions tellement fatiguées à la fin (il y avait eu beaucoup de boulot le matin au labo, et j'avais travaillé debout toute la journée) que nous n'avons pas eu le courage d'aller à la messe du soir à la paroisse St Kizito avec les Sœurs. Après la douche, nous sommes restées tranquillement, Françoise à la machine à coudre, moi sur l'ordinateur, jusqu'au retour des Sœurs. Nous avons alors pris la collation ensemble, puis dodo (assez tard, car la SNEL a fourni le courant jusqu'à minuit).&lt;br /&gt;Ce matin, après avoir longuement tergiversé pour savoir à quelle messe nous irions, nous avons finalement opté pour celle de St Rosaire, à Mendambo, qui nous permettait de souhaiter un bon Noël à la Sr Noëlla qui habite la Communauté St Joseph toute proche. Messe qui présentait aussi l'avantage non négligeable de commencer à 8h (au lieu de 6h30 pour Kizito) et de laisser le temps à Françoise de finir de confectionner mon cadeau de Noël : un magnifique ensemble jupe-chemisier. Dans le même tissu, elle avait aussi fait un pagne pour elle et un pour Noëlla : le trio de choc en coordonnés ! J'ai suggéré à Françoise de racheter un pagne pour faire aussi quelque chose pour le P. Mogha, il serait ravi d'être assorti à ses chères sœurs (soit dit en passant, il faut vraiment être une bonne couturière pour arriver à faire une jupe et un chemisier dans une seule pièce de tissu).&lt;br /&gt;Nous sommes quand même arriver en retard à la messe, mais comme elle a duré plus de 3 heures, nous n'avons pas eu le sentiment d'avoir manqué quelque chose. Puis nous sommes allées voir Noëlla qui finissait de préparer le repas pour les orphelins dont elle a la charge, et finalement nous avons mangé ensemble, avec la Sr Anasthasie, autour d'une bonne bière. Du riz et de la viande (de vache), du fromage (le luxe de Noël), et la dernière tablette de chocolat envoyée par ma maman. Loin de nos tables débordantes de victuailles, ce repas frugal était pour les Sœurs un repas de fête, n'ayant pas souvent l'occasion de manger de la viande.&lt;br /&gt;Ce Noël de pauvre, chaud et ensoleillé, qui ressemble si peu à nos fêtes de fin d'année occidentales, remet les pendules à l'heure. Nous sommes plus près de la vérité de l'événement que nous fêtons, cet enfant-Dieu naissant dans une étable parce qu'il n'y a pas de place pour lui dans la salle commune, ce Dieu tout-puissant qui se fait tout enfant, faible et démuni. Puisse-t-il naître aussi dans nos cœurs en ces jours où la lumière recommence à dominer sur la nuit. C'est tout le mal que je vous souhaite … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-812041150215951966?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/812041150215951966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/un-bien-doux-noel.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/812041150215951966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/812041150215951966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/un-bien-doux-noel.html' title='Un bien doux Noël'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5232110827496400484</id><published>2010-12-22T21:45:00.000+02:00</published><updated>2010-12-22T21:48:50.186+02:00</updated><title type='text'>Joyeuses fêtes !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Nous sommes déjà le 22 décembre, et la fête de Noël approche à grands pas malgré la neige pour vous, la chaleur ici. Je ne sais pas quand la SNEL donnera à nouveau du courant : vendredi pour la veillée, ou samedi pour continuer la fête ? Ou les deux. Ici, la date et l'heure de l'électricité dépendent parfois d'un match de foot à la télé …&lt;br /&gt;En conséquence, je profite des quelques minutes qui me restent ce soir pour vous souhaiter à tous un joyeux Noël, que je passerai pour ma part tranquillement dans la Communauté des Sœurs. Et rendez-vous dans quelques jours pour vous raconter ça plus en détail … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5232110827496400484?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5232110827496400484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/joyeuses-fetes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5232110827496400484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5232110827496400484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/joyeuses-fetes.html' title='Joyeuses fêtes !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1128140443750492267</id><published>2010-12-14T20:24:00.000+02:00</published><updated>2010-12-14T20:26:24.434+02:00</updated><title type='text'>Cuisine améliorée</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'y ai déjà fait allusion, une femme est venue de Butembo donner des cours de "cuisine améliorée" aux mamas d'Isiro. Histoire de varier les menus, histoire surtout d'améliorer la qualité de l'alimentation, qui se limite souvent aux haricots, poundu, épinards, bananes et riz. Certes, les autres denrées sont plus rares et plus chers, mais le manque d'instruction et l'enclavement entraînent un manque flagrant d'imagination dans tous mes domaines, dont la cuisine.&lt;br /&gt;Les cours se sont étalés sur un mois et se voulaient une vraie formation professionnelle, validée par un diplôme en bonne et due forme. Dimanche a eu lieu la remise des diplômes, avec bien évidemment dégustation des plats préparés par les mamans. Vous pensez bien que je n'ai pas raté cette occasion de montrer mes talents … de photographe (il fallait bien justifier ma présence), d'autant plus que deux Sœurs de Mater Dei étaient récompensées, Françoise et la petite novice Clémentine. Je ne vous raconterai pas la journée par le menu (c'est le cas de la dire), je voudrais simplement vous faire part de mes réflexions, comme j'en ai l'habitude.&lt;br /&gt;En voyant les plats préparés, en particulier les gâteaux, j'ai bien sûr pensé à mon neveu Mikaël, cuisinier de profession, et je me disais qu'il s'arracherait les cheveux en voyant ça, les formes bizarroïdes, les finitions plus qu'approximatives, etc. Et puis, j'ai regardé autour de moi, la "cuisine" où travaillaient les mamas, et je me suis demandé s'il saurait en faire autant avec aussi peu de moyens : trois gros cailloux et du bois mort pour le feu, un four à bois posé à même le sol, une seule table pour 40 personnes, un banc et quelques briques pour poser les affaires et les ingrédients, à quelques centimètres du sol poussiéreux en terre battue, toutes ces choses auxquelles je suis si bien habituée maintenant qu'elles ne me surprennent plus. Qui, parmi nous, pourraient travailler dans ces conditions ? Qui accepterait de cuisiner "au ras du sol" ? Dis-moi, mon Bikou, sans tout ton beau matériel, tes casseroles, ta cuisinière, qu'est-ce que tu ferais …?&lt;br /&gt;Pour vous faire une idée par vous-mêmes, voici quelques photos de la fête :&lt;br /&gt;http://picasaweb.google.com/tameonta/CollationDeGradeCuisine?feat=directlink&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Françoise a obtenu son diplôme avec seulement 72% (14,4/20), mais il faut dire qu'elle n'a pas participé à tous les cours, étant assez occupée par ailleurs. Pour ma part, moi qui déguste sa cuisine tous les jours, je lui mets 90%. Elle m'a dimanche préparé un "poulet pénitent" (qui se cache la tête sous les ailes), orné d'oignons violets assortis à la couleur liturgique du moment, un pur régale … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1128140443750492267?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1128140443750492267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/cuisine-amelioree.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1128140443750492267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1128140443750492267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/cuisine-amelioree.html' title='Cuisine améliorée'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1913908189227200200</id><published>2010-12-09T11:13:00.000+02:00</published><updated>2010-12-09T11:20:35.458+02:00</updated><title type='text'>Un peu de soleil sous la neige</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est l'hiver, il neige, il fait froid, les jours raccourcissent … J'ai pitié de vous, moi qui me promène toute l'année en T-shirt et qui ne sors jamais sans mon chapeau, parce qu'ici, le soleil, "ça pique" ! Pour vous aider à passer ce cap difficile, et comme je manque d'imagination pour écrire mes articles mais que je ne voudrais pas perdre les lecteurs assidus de mon blog, je vous livre en pâture quelques photos prises par Léna pendant son séjour à Isiro. Je vous les laisse sans commentaires, comme une invitation au voyage, au dépaysement. Laisser aller votre imagination, et faites le plein de soleil et de chaleur …&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/tameonta/QuelquesPhotosEnVrac?feat=directlink"&gt;http://picasaweb.google.com/tameonta/QuelquesPhotosEnVrac?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1913908189227200200?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1913908189227200200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/un-peu-de-soleil-sous-la-neige.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1913908189227200200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1913908189227200200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/un-peu-de-soleil-sous-la-neige.html' title='Un peu de soleil sous la neige'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-954632527478754503</id><published>2010-12-02T20:04:00.000+02:00</published><updated>2010-12-02T20:08:58.661+02:00</updated><title type='text'>Bienheureuse</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'en avais déjà parlé l'an dernier : le 1er décembre est la fête de la Bienheureuse Anuarite Nengapeta Marie-Clémentine (Alphonsine de son nom de baptême). Depuis un an que je fréquente le sanctuaire, j'ai appris à mieux la connaître : sa vie, son caractère, son martyre. Du coup, les festivités organisées par le diocèse (pèlerinage et grand-messe) prennent une autre coloration, je me sens plus concernée, je ne suis plus "touriste", mais "pèlerin". Bref : Anuarite, c'est ma copine !&lt;br /&gt;Ayant prévu que la messe allait durer 4 heures, j'ai emprunté à Sr Caro sa caméra vidéo, histoire d'immortaliser l'événement et de pouvoir vous faire profiter un peu du spectacle. Rassurez-vous : je n'ai pas filmé les 4 heures ! De toute façon, je n'ai pas le câble adéquat pour pouvoir transférer sur l'ordi (ni la connexion internet nécessaire pour mettre en ligne plusieurs MO de données !), donc il vous faudra patienter jusqu'à mon retour.&lt;br /&gt;La messe commence avec un tout petit quart d'heure de retard; c'est Françoise qui a été chargée de la décoration, elle y a passé quasiment la nuit. Et il faut reconnaître que c'est beau, dans le style africain, bien sûr (je m'y suis bien habituée). Avec ma caméra et mes deux appareils photos (Noëlla m'a confié le sien), je me ballade un peu partout, et je ne suis pas la seule : c'est sans complexe que journalistes, prêtres et sœurs filment ou prennent des photos. La messe est déjà commencée depuis une heure (on est à la deuxième lecture) quand arrive une troupe de gens, une bonne vingtaine, qui traversent la cathédrale par l'allée centrale et viennent s'installer dans les premiers rangs réservés pour eux : le Gouverneur de la Province, le vice-gouverneur, et leur suite. Sans aucun scrupule, ils dérangent tout le monde et perturbent la célébration. Mais il est clair que le respect du au Gouverneur passe avant le respect du à Dieu et à l'assemblée ! Glissons …&lt;br /&gt;Comme nous fêtons cette année le 25ème anniversaire de la béatification d'Anuarite, il y a là, en plus de l'évêque d'Isiro-Niangara, l'archevêque de Kisangani et 3 autres évêques de la Province ecclésiastique. Du beau linge. Sans compter le sénateur, le CDD et tous consorts. Tout ça pour une pauvre petite religieuse de rien du tout, qui a préféré se faire tuer à l'arme blanche plutôt que de rompre son engagement de chasteté …&lt;br /&gt;Après la célébration et les embrassades d'usage, nous sommes rentrées directement au couvent avec Françoise, et nous avons continué la fête autour d'une bonne bière fraîche, à laquelle était aussi conviée Théthé, qui fêtait ce jour-là son 20ème anniversaire. Le ciel, qui était dans la confidence, a attendu que nous ayons fini notre bière dehors avant de déverser les trombes d'eau dont il a le secret dans ce coin de la planète. Un temps idéal pour aller faire une sieste …&lt;br /&gt;PS. Petit détail intéressant : Anuarite, qui avait 23 ans lors de son martyre, n'était que professe de vœux temporaires; mais elle avait un caractère si difficile que ses supérieures avaient décidé de la renvoyer du couvent. Comme quoi les jugements de Dieu ne sont pas ceux des hommes. J'ai encore toutes mes chances !&lt;br /&gt;Voici en exclusivité mondiale quelques photos de la fête : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/tameonta/Anuarite2010?feat=directlink"&gt;http://picasaweb.google.com/tameonta/Anuarite2010?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-954632527478754503?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/954632527478754503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/bienheureuse.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/954632527478754503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/954632527478754503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/12/bienheureuse.html' title='Bienheureuse'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8151403667787085606</id><published>2010-11-26T19:44:00.001+02:00</published><updated>2010-11-26T19:49:30.712+02:00</updated><title type='text'>Joyeux Noël !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Bonne nouvelle ! La Mère Jeanne, allez savoir pourquoi, a décidé que Françoise devait prendre des cours de cuisine avant de partir dans la forêt. Une femme venue de Butembo va donner des cours au couvent, chaque matin, pendant un mois. Je ne sais pas ce que la Mère a derrière la tête, mais c'est tout bénéfice pour moi : Françoise ne va pas partir tout de suite. Si tout se passe bien, elle sera encore là à Noël, ce qui est déjà un cadeau avant l'heure.&lt;br /&gt;Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, le P. Roger est revenu d'Europe avec dans ses bagages un colis de ma maman rempli de chocolat (le colis, pas ma maman), et un autre d'Anne et Ben, rempli de bonnes choses aussi. Je ne leur avais rien demandé, mais ayant appris par mon blog que Roger était en Belgique, ils ont pensé à leur pauvre compatriote isolée dans la brousse africaine, privée de saumon et de foie gras pour Noël. A défaut de dinde aux marrons (mais la dinde, c'est sec!), je pourrais donc me goinfrer de chocolats, biscuits, petits saucissons, olives farcies … Ca change du poundu ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8151403667787085606?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8151403667787085606/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/joyeux-noel.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8151403667787085606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8151403667787085606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/joyeux-noel.html' title='Joyeux Noël !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3114056668275957683</id><published>2010-11-18T19:25:00.001+02:00</published><updated>2010-11-18T20:43:31.519+02:00</updated><title type='text'>Fête patronale</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Comme chacun sait, l'Eglise catholique fait mémoire le 17 novembre de Ste Elisabeth de Hongrie. Comme chacun ne sait pas, ce n'est elle pas ma sainte patronne, mais Elisabeth mère de Jean-Baptiste et cousine de Marie. Malheureusement, celle-ci est passée aux oubliettes sur les calendriers même liturgiques, et depuis ma naissance on m'a toujours souhaitée ma fête patronale le 17 novembre. Qu'à cela ne tienne, Ste Elisabeth de Hongrie est morte sous l'habit du tiers-ordre franciscain, dont elle est, avec St Louis de France, la patronne; on reste donc dans la famille franciscaine, ce qui me convient bien aussi.&lt;br /&gt;Pour l'occasion, Sr Maria Mayo, enfin revenue de son congé en Espagne, m'avait invitée à venir passer la journée à Magambé. Sr Judith viendrait me chercher à la clinique en voiture, et le soir on me ramènerait à Mater Dei. Mon cadeau du jour : j'ai eu le droit de conduire la voiture, à l'aller et au retour ! Il s'agit de la Land Rover Defender qui nous avait amenés à Amadi (souvenez-vous, c'était début janvier : 10h pour 230 km). J'ai donc eu la joie et le privilège de me mettre au volant de ce char à bœufs, lourd comme un 15 tonnes, souple comme un tank, confortable comme une brouette. Pas de direction assistée, bien sûr, et un embrayage, heu … comment dire … un embrayage, quoi ! Ca fait les muscles, et des bras et des cuisses. Heureusement qu'il n'y a pas autant de circulation que chez nous, parce que j'étais surtout occupée à regarder où je pouvais mettre mes pneus. Comme il a beaucoup plu ces derniers jours, ce n'était pas toujours évident. Malgré tout, je suis arrivée à bon port, épuisée d'avoir parcouru moins de 10 km, mais fière comme un p'tit banc !&lt;br /&gt;Après le repas copieux préparé par Maria, nous avons bien discuté avec Sr Josine, une religieuse Belge de passage, ancienne missionnaire à Isiro dans les années 60-70. Elle qui a connu la ville "quand Isiro était Isiro" était atterrée de l'état de délabrement des lieux et des bâtiments dont, il faut le dire, la guerre n'est pas seule responsable. Discussion passionnée et passionnante, mais hélas trop brève : il a fallu bien vite rentrer au couvent avant la nuit (en ce moment, il fait nuit à 18 heures). J'ai repris le volant avec bonheur, et c'est très fière de moi que je suis entrée dans la cour de Mater Dei et que j'ai fait un superbe demi-tour devant des Sœurs ébahies qui ne soupçonnaient même pas que je savais conduire (et croyez-moi, faire demi-tour avec ce char d'assaut, c'est presqu'un exploit).&lt;br /&gt;Histoire de bien terminer la journée, j'ai envoyé Théthé acheter trois bières, que nous avons sirotées tranquillement après le repas, avec Françoise (retenue à Mater Dei pour cause de travaux de couture, à ma plus grande joie) et Noëlla, dans leur chambre (de passage à Mater Dei, Noëlla vient de Faradje et est affectée à la communauté de Mendambo, mais pour l'instant elle loge dans la chambre de Françoise). Comme nous nous entendons toutes les trois comme larrons en foire, ce fut encore un de ces moments de fraternité simple et chaleureuse, comme je les aime. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3114056668275957683?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3114056668275957683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/fete-patronale.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3114056668275957683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3114056668275957683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/fete-patronale.html' title='Fête patronale'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-6133204171455085955</id><published>2010-11-13T19:57:00.002+02:00</published><updated>2010-11-20T19:15:09.746+02:00</updated><title type='text'>Mater Dei live</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Quelqu'un m'a fait remarquer récemment que je n'avais pas mis en ligne de photos de l'intérieur du couvent où je réside. Honte sur moi ! J'ai aussitôt saisi mon appareil photo et fait le tour des lieux, tel un reporter à l'affût du moindre scoop. Voici donc, à la demande générale de ma sœur, quelques photos du couvent où je vis depuis bientôt un an :&lt;/div&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.com/tameonta/CouventMaterDeiInterieur?feat=directlink"&gt;http://picasaweb.google.com/tameonta/CouventMaterDeiInterieur?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-6133204171455085955?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/6133204171455085955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/mater-dei-live.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6133204171455085955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6133204171455085955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/mater-dei-live.html' title='Mater Dei live'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-6558186253140312664</id><published>2010-11-08T19:27:00.002+02:00</published><updated>2010-11-08T19:36:01.019+02:00</updated><title type='text'>Mutation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Comme je l'ai déjà dit, la Mère Jeanne est revenue, avec dans ses bagages plein de projets pour la Congrégation. Comme il se doit, elle a immédiatement convoqué un Conseil Général pour discuter et élaborer ces divers projets. Comme il se doit également, le Conseil a prononcé les nouvelles affectations des Sœurs pour l'année à venir.&lt;br /&gt;Et là, c'est la cata : Françoise est nommée à Ndedu, une communauté paumée en pleine forêt, à presque 300 bornes d'ici, plus d'une journée de moto sur des routes pourries, sans réseau téléphonique ni internet ! Comme si cela ne suffisait pas à sa peine, elle devient Supérieure de la communauté; on voulait lui confier aussi l'économat, mais elle a refusé : c'était déjà assez lourd comme ça !&lt;br /&gt;Après avoir longuement pleuré ensemble, nous nous préparons donc à notre prochaine séparation. Et comme sa nouvelle communauté d'affectation porte le nom de "Bienheureuse Anuarite", nous sommes allées prier ensemble au Sanctuaire, pour confier à la Bienheureuse cette nouvelle mission. Ironie du sort : Anuarite est morte à Isiro par hasard, elle était en fait originaire de Wamba. Elle était donc budu (prononcer boudou), de la même tribu et de la même chefferie que Françoise (Françoise est une "budu de la diaspora", comme elle dit). Malgré toute l'estime que j'ai pour ma chère petite soeur, je ne lui souhaite tout de même pas de finir de la même façon. Si elle pouvait devenir bienheureuse autrement que par le martyre, je préfèrerais. Mais il est vrai, comme disait Paul VI, que la vie chrétienne, si elle est authentiquement vécue, s'apparente à un long et douloureux martyre …&lt;br /&gt;Pour une fois, je me réjouis que tout aille très lentement : le départ n'est pas encore programmé. Nous profitons donc intensément des quelques jours que nous pouvons encore passer ensemble, et cela ne fait que renforcer davantage notre complicité.&lt;br /&gt;Et puis, à quelque chose malheur est bon : je sais déjà ma prochaine destination de vacances … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-6558186253140312664?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/6558186253140312664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/mutation.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6558186253140312664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6558186253140312664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/mutation.html' title='Mutation'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4333642666612767228</id><published>2010-11-05T12:34:00.001+02:00</published><updated>2010-11-05T12:40:49.469+02:00</updated><title type='text'>Abraham partit à vélo</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a des moments dans la vie où tout est rude, où l'on se heurte de tous côtés à la déception, la désillusion, l'échec. Il y a des moments où l'on a envie de tout plaquer, de s'enfuir loin, de recommencer à zéro. Il y a des moments où l'on se dit que, décidemment, ici ou ailleurs, la vie n'est qu'une vallée de larmes, une "histoire pleine de bruit et de fureur racontée par un idiot, et qui ne signifie rien". Dans ces moments-là, le petit vélo qu'on a dans la tête roule à toute vitesse, surtout la nuit, et on se réveille le matin les jambes encore lourdes d'avoir tant pédalé.&lt;br /&gt;C'est dans ces moments-là qu'il faut plonger au fond de soi, descendre encore, creuser et creuser tant et plus, pour retrouver la source cachée, la nappe phréatique, la raison profonde; terre promise, à jamais désirée et qui, quoi qu'il arrive, ne pourra jamais nous être ôtée.&lt;br /&gt;C'est dans ces moments-là qu'il faut prier … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4333642666612767228?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4333642666612767228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/abraham-partit-velo.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4333642666612767228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4333642666612767228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/11/abraham-partit-velo.html' title='Abraham partit à vélo'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3681770240619696153</id><published>2010-10-29T19:47:00.000+02:00</published><updated>2010-10-29T19:48:36.347+02:00</updated><title type='text'>Le monde est méchant</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est une phrase qui revient souvent, quand quelqu'un a des soucis qui le dépassent ou se trouvent confronté à des situations très embrouillées : le monde est méchant.&lt;br /&gt;Et c'est tristement vrai ! Ce n'est pas toujours de la méchanceté comme telle, c'est plus souvent de la jalousie, de la bêtise, de l'orgueil mal placé. Il y en a au Congo comme partout ailleurs. Disons que chez nous, tout cela est recouvert du vernis d'une civilisation à laquelle nous sommes habitués et qui cache notre noirceur à nos propres yeux. Mais le Mal est le même partout, même s'il se manifeste sous des formes différentes, et cette violence qui est la nôtre est aussi celle qui a crucifié le Fils de l'Homme, un certain vendredi, il y a deux mille ans. J'étais partie au Congo pour découvrir ce qu'il y a dans le cœur de l'homme : je ne suis pas déçue, hélas. Non, vraiment, l'Amour n'est pas aimé !&lt;br /&gt;Alors devant tout ce mal accumulé, devant cette souffrance qui s'ajoute à la souffrance, devant ce cœur humain si rempli de lui-même qu'il n'y a plus place pour un Autre, je serais tentée de m'écrier comme Saint Dominique : "Que deviendront les pécheurs ?" Mais ce serait me mettre moi-même en dehors du troupeau. Or "j'ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble prévaloir dans le monde" (Ch. de Chergé), je sais bien que je fais le mal que je ne voudrais pas mais que je ne fais pas le bien que je voudrais; je sais bien qu'entre Hitler et moi, il n'y a qu'une question d'intensité … Je me contente alors de gémir, comme les disciples : "Qui peut être sauvé ?"&lt;br /&gt;&lt;em&gt;         "Pour les hommes, cela est impossible, mais pour Dieu tout est possible."    &lt;/em&gt;(Mt 24, 25-26) &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3681770240619696153?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3681770240619696153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/le-monde-est-mechant.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3681770240619696153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3681770240619696153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/le-monde-est-mechant.html' title='Le monde est méchant'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4293894087038376535</id><published>2010-10-17T21:46:00.000+02:00</published><updated>2010-10-17T21:48:12.333+02:00</updated><title type='text'>Dieu pourvoira</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Mercredi, c'était l'anniversaire de la Sr Célestine (Célé, pour les intimes). Comme je l'aime bien, je lui ai offert un chargeur et une nouvelle batterie pour son téléphone portable. Pas de chance : la batterie ne marche pas, impossible même de la charger. Pourtant, c'était une vraie Nokia, pas du made in China pourri ! Bon, samedi je décide de retourner au magasin à Mendambo pour la changer. Je sors du couvent : pas de taxi à l'horizon. Tant pis, j'irai à pieds. Tandis que je commence à marcher, une moto s'arrête près de moi : c'est un gars de l'université qui me propose de m'emmener jusqu'au marché. Je monte et nous voilà partis. Je fais mes petites courses (la batterie, une paire de pas moyens pour Françoise, une boîte de café pour moi), et je repars. Comme il n'est pas trop tard, je rentre à pied. Au bout de 100 m, une moto s'arrête à nouveau, un vieux papa que je ne connais pas mais qui, lui, doit me connaître. Il me demande si je vais à Kizito (le quartier du couvent) et me dit de monter. Aussitôt dit, aussitôt fait, me voilà de retour au couvent sans avoir déboursé un centime pour le trajet !&lt;br /&gt;Je raconte l'anecdote à Célé qui me répond : "Quand on fait le bien, Dieu nous le rend toujours, d'une manière ou d'une autre. "&lt;br /&gt;C'est une petite histoire parmi d'autres, je pourrais en raconter plusieurs comme ça. "Dieu pourvoira" disait Abraham. Oui, vraiment, Dieu pourvoit. Et s'il pourvoit pour de si petites choses, pourquoi s'inquiéter des grandes … ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4293894087038376535?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4293894087038376535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/dieu-pourvoira.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4293894087038376535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4293894087038376535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/dieu-pourvoira.html' title='Dieu pourvoira'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-200715043075515162</id><published>2010-10-13T20:02:00.000+02:00</published><updated>2010-10-13T20:05:46.830+02:00</updated><title type='text'>Âmes sensibles s'abstenir !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est la saison des césariennes en ce moment à la clinique ! Mardi dernier a eu lieu celle de ma laborantine Yvonne (je ne vous avais pas dit qu'elle était enceinte ?), une jolie petit fille. Vendredi, la Sr Jeanine m'a demandé si je pouvais prendre des photos d'une autre césarienne. Aussitôt dit, aussitôt fait. Avec l'accord de la maman, voici les photos en question. Accrochez-vous, ça fait peur … &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.fr/tameonta/CesarienneOct10?feat=directlink"&gt;http://picasaweb.google.fr/tameonta/CesarienneOct10?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-200715043075515162?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/200715043075515162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/ames-sensibles-sabstenir.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/200715043075515162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/200715043075515162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/ames-sensibles-sabstenir.html' title='Âmes sensibles s&apos;abstenir !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3274689421578827413</id><published>2010-10-07T20:20:00.001+02:00</published><updated>2010-10-07T20:37:43.788+02:00</updated><title type='text'>Yambiiiii !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Depuis une dizaine de jours, une commission venue de Kinshasa mène une contre enquête à propos de la viabilité des établissements d'enseignement supérieur à Isiro et dans le district. Il a fallu recommencer les mêmes dossiers, répondre aux même questions, recevoir les visiteurs dans mon labo (le point névralgique de la faculté de médecine), etc. Heureusement que je venais de ranger la salle de stock du matériel, j'ai pu leur montrer mes belles étagères bien remplies, ils étaient épatés (ils ne sont pas difficiles). "Ca donnerait presqu'envie d'être malade !" disent-ils. Heu, je n'irai pas jusque là. Quand on voit les chambres des malades, ça remet les idées en place…&lt;br /&gt;Comme j'étais assez fatiguée, Françoise, mon ange gardien, m'a programmé une petite journée de repos pour me changer les idées. Samedi matin, Papa Espérant vient nous chercher en moto, et nous voilà partis, direction Isiromoke, le champ des Sœurs dominicaines à 12 km d'Isiro. Le champ est un prétexte, le but est de passer une petite journée tranquille loin de la ville, et surtout loin de la clinique ! A côté du champ, une paillotte, à moitié envahie par les herbes; Françoise s'active à déblayer, puis à faire le feu, puis à faire la cuisine, tandis que je la regarde faire en me prélassant sur ma chaise longue. Ma petite sœur fait des miracles et nous sommes nourries et abreuvées par les oiseaux (en l'occurrence des enfants, qui vont nous chercher de l'eau, du feu, une casserole, …) : après avoir mangé des safous en pleine forêt, voilà que nous dégustons des spaghettis dans la brousse ! Petite sieste pendant que le soleil tape dur, puis nous allons visiter le champ; Françoise a toujours plein d'anecdotes à raconter, ce qui ne l'empêche pas d'en profiter pour cueillir du bon poundu tout frais (elle ne perd jamais le nord). Malheureusement, il est bientôt l'heure de rentrer, Papa Espérant nous ramène à la maison, à trois sur la moto (un pur moment de bonheur, qui restera longtemps dans nos mémoires). Mais cette petite escapade fraternelle nous a fait du bien à toutes les deux : un p'tit moment piqué en fraude … &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.fr/tameonta/IsiromokeBlog?feat=directlink"&gt;http://picasaweb.google.fr/tameonta/IsiromokeBlog?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Hier, grande journée : la Mère Jeanne est enfin revenue parmi nous, après son long périple en Italie et son non moins long séjour à Kinshasa. C'est fête à Mater Dei, le couvent s'active pour la recevoir, les novices crient de joie, le repas est un peu meilleur et plus long que d'ordinaire; on met même le groupe en route le soir (ce qui me permet de vérifier que les néons que j'ai fait changer pour l'occasion fonctionnent bien …). Bref, tout le monde est content de la revoir, et moi également : la maman n'a pas oublié son bébé ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.fr/tameonta/IsiromokeBlog?feat=directlink"&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3274689421578827413?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3274689421578827413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/yambiiiii.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3274689421578827413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3274689421578827413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/yambiiiii.html' title='Yambiiiii !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8816185021820352442</id><published>2010-10-01T19:58:00.002+02:00</published><updated>2010-10-15T19:52:34.494+02:00</updated><title type='text'>Sous le soleil ardent</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Comme partout ailleurs, il y a ici des expressions typiques, drôles ou non, savoureuses ou agaçantes. Certaines sont bien africaines, d'autres sont belges. Et oui, la République Démocratique du Congo, ancien Zaïre, est aussi l'ancien Congo belge, celui de Tintin. Par exemple, ici on dit septante et nonante. Quoi qu'il en soit, voici quelques expressions en vrac :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bouffer l'argent comme des arachides&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : dépenser, gaspiller, en particulier l'argent public. Voir mon article sur les arachides (le 6 juillet)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mbote&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : on le traduit en général par bonjour, et le mondele s'agace de se l'entendre dire plusieurs fois par jour par les mêmes personnes : on ne souhaite une bonne journée qu'une fois par jour, pas la peine de répéter. Mais cela signifie plutôt "la paix" (boboto), et de fait il n'est pas superflu de la proposer systématiquement. Et on répond alors "mbote mingi", "beaucoup de paix" (et non pas "bonjour beaucoup")&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Beaucoup de jours&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (mikolo mingi) : ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;On se voit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : au revoir. Variante : on est ensemble.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Boboto-bondeko&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (la paix-la fraternité) : expression qui ouvre tout discours, en particulier à la messe, et qu'on répète encore en cours d'homélie ou autre. Une manière de réveiller l'assemblée, de vérifier qu'elle suit toujours : l'orateur dit "boboto", et le public répond en chœur "bondeko" (de fait, les homélies sont parfois si longues qu'il faut de temps en temps réveiller les gens). Au début, quand nous ne connaissions pas du tout le lingala, Anne et moi nous sommes longuement demandées pourquoi, quand le prêtre commençait à parler, l'assemblée lui criait "bande de cons !" …&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pas moyen&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (en lingala : moyen té) : se met à toutes les sauces pour dire quelque chose qui n'a pas réussi ou qui est difficile à vivre. A noter qu'on appelle aussi les tongs de base des "pas moyens", parce qu'on peut en acheter même quand on n'a pas les moyens …&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Merci, pareillement&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : en réponse au "bon appétit" absolument obligatoire ici et qui a le don de m'agacer au plus haut point. Mais l'expression est peut-être belge …&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mama na ngai&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : strict équivalent du "mama mia" italien. S'emploie dans les mêmes circonstances et sur le même ton. Et en plus, ça veut dire la même chose (variante : mama éé)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Et tous consorts&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : et le reste. S'emploie aussi bien des personnes que des choses. Peut-être faut-il chercher là l'origine de l'abréviation "etc" (lol).&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quand on parle du loup, on en voit les cornes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : expression personnelle du Dr Bonza, qui me fait hurler de rire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sous le soleil ardent&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : c'est vrai qu'ici, le soleil est ardent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et trois expressions de Françoise, dont il faut reconnaître qu'elle a le sens de la formule :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quand Isiro était Isiro&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : celle-ci me fait toujours froid dans le dos…&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La fièvre de 40&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; : la crise de la quarantaine.&lt;br /&gt;La dernière se passe de commentaire :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Celui-là, il est sorti de la forêt pour venir dans la brousse, et il croit que c'est la ville ! &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8816185021820352442?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8816185021820352442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/sous-le-soleil-ardent.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8816185021820352442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8816185021820352442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/10/sous-le-soleil-ardent.html' title='Sous le soleil ardent'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4442093321272628579</id><published>2010-09-25T19:42:00.000+02:00</published><updated>2010-09-25T19:43:58.612+02:00</updated><title type='text'>Il pleut, il pleut, bergère (mbula, mbula)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Tandis qu'en France l'automne s'installe doucement et que les arbres commencent à se teinter de jolies couleurs, ici la saison des pluies bat son plein. Qui n'a jamais connu la pluie équatoriale ne sait pas vraiment ce que veut dire pleuvoir. Il arrive que l'ondée se présente sous forme de petite pluie fine et régulière, et dans ce cas elle peut durer des heures. Mais le plus souvent, le ciel se couvre brusquement et la pluie commence à tomber sans crier gare, une pluie d'orage torrentielle, qui vous remplit un seau de 20 litres en 5 minutes dans un bruit d'enfer. Ça tombe pendant 10, 15 ou 20 minutes, et ça s'arrête aussi vite que c'est venu pour laisser la place à un beau soleil. Cette pluie-là est très pratique car elle remplit rapidement les tonneaux astucieusement placés sous les gouttières, qui constituent une réserve précieuse. Pour peu qu'il y ait du vent (ce qui est fréquent), la pluie s'infiltre dans les maisons par les portes et fenêtres, et dehors il est difficile de se protéger. C'est ainsi que je me suis fait prendre une fois en ville, et j'ai eu beau essayer de m'abriter, le vent transformait la pluie en tempête. Je suis rentrée à la maison trempée jusqu'aux sous-vêtements, comme si j'avais pris un bain toute habillée.&lt;br /&gt;Un inconvénient de taille : quand il pleut, la vie s'arrête, la terre argileuse se transformant presqu'instantanément en patinoire. On ne peut circuler ni à pied ni à vélo, encore moins en moto. Seules les voitures peuvent encore rouler, si elles sont équipées de bons freins, ce qui est rare, et d'essuie-glaces en état de marche, ce qui est plus rare encore.&lt;br /&gt;Cet inconvénient peut toutefois se transformer en avantage quand la pluie commence vers 7h45 le matin : on ne va pas travailler … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4442093321272628579?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4442093321272628579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/il-pleut-il-pleut-bergere-mbula-mbula.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4442093321272628579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4442093321272628579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/il-pleut-il-pleut-bergere-mbula-mbula.html' title='Il pleut, il pleut, bergère (mbula, mbula)'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5235589741439754739</id><published>2010-09-23T19:42:00.001+02:00</published><updated>2010-09-23T19:44:07.899+02:00</updated><title type='text'>Un peu de rangement</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L'Université a reçu, il y a déjà un an, un don d'Hôpital sans Frontières pour la Clinique. Du matériel médical, chaises roulantes, lits médicalisés, tables d'examen, et beaucoup de matériel chirurgical, pinces, masques, blouses mono-usage, gants idem, etc. Après avoir traîné six mois au Péduc, ledit matériel a été ramené à la Clinique au mois d'avril et entreposé provisoirement et en vrac dans une des chambres, et dans la pièce arrière de mon labo.&lt;br /&gt;Comme je trouvais que le provisoire durait longtemps, j'ai demandé, et obtenu, des étagères pour ranger les choses convenablement. Mercredi donc, j'ai tout réarrangé sur mes belles étagères toutes neuves, ce qui m'a permis de découvrir les trésors que possède désormais la clinique, et qu'on n'utilise pas, faute d'en avoir la liste (que je réclame en vain depuis six mois). J'ai aussi découvert, au milieu des cartons à moitié pourris par l'humidité du Péduc, quelques beaux spécimens de cancrelats, une araignée géante, un scorpion nain, et un rat mort ! La séance de rangement a donné lieu à une bataille épique entre Freddy et Patrick, mon nouveau garçon de salle (Lume a été muté en remplacement d'une sentinelle) pour récupérer quelques cartons. Le même Freddy, voyant la belle pièce toute rangée, s'est écrié : "Vraiment, on commence à être organisé !"&lt;br /&gt;Il serait temps … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5235589741439754739?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5235589741439754739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/un-peu-de-rangement.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5235589741439754739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5235589741439754739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/un-peu-de-rangement.html' title='Un peu de rangement'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-2850453187173069916</id><published>2010-09-19T21:34:00.000+02:00</published><updated>2010-09-19T21:43:15.766+02:00</updated><title type='text'>Un an déjà ...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et oui, un an déjà que je suis au Congo. Souvenez-vous : le 14 septembre 2009, je décollais de Roissy, et après moultes péripéties, débarquais à Kinshasa 17 heures plus tard …&lt;br /&gt;Il fallait fêter dignement l'événement, qui correspond aussi à la fête de la Croix Glorieuse à laquelle je suis très attachée. D'abord, Françoise et moi avons fait une neuvaine ensemble; puis, j'ai fait dire la messe du jour en action de grâce pour cette première année de vie congolaise (petit clin d'œil : c'est mon grand copain le P. Mogha qui présidait la messe ce jour-là); enfin, le soir nous avons concocté, toujours avec ma chère Françoise, un petit repas pour les Sœurs : liboke de poulet et beignets, arrosés de quelques bières. Bien sûr, c'est Françoise qui était à la cuisine et moi au porte-monnaie : ça vaut mieux que l'inverse (d'ailleurs ça m'a coûté une petite fortune). C'était très simple, un soir sans SNEL, donc sans lumière, pas de grands tralalas, mais un repas un peu plus long que d'habitude, qui sortait de l'ordinaire. Les Sœurs étaient contentes, c'était mon but : leur faire plaisir, pour les remercier de m'accueillir chez elles.&lt;br /&gt;Et une nouvelle année commence … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-2850453187173069916?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/2850453187173069916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/un-deja.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2850453187173069916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2850453187173069916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/un-deja.html' title='Un an déjà ...'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1575640694793745603</id><published>2010-09-15T19:32:00.001+02:00</published><updated>2010-09-15T19:44:24.508+02:00</updated><title type='text'>La vie des hommes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a ici une réalité incontournable : la mort. Elle est là partout, chaque jour. Elle arrive à l'improviste, on ne la voit pas venir; ou alors, elle s'annonce longtemps à l'avance, elle arrive en traînant, quand on ne l'attend plus. Elle entraîne avec elle son cortège de larmes et de cris, d'amis plus ou moins proches qui viennent "au deuil" pour montrer leur compassion, de questions et de soupirs : la vie des hommes, c'est quoi ? Oui, vraiment, la mort est omniprésente.&lt;br /&gt;Mais la vie aussi ! C'est fou le nombre d'enfants qu'il y a ici, des enfants partout, de tous les âges, de toutes les tailles, des petits, des grands, qui courent et jouent au foot dans la rue avec une vielle tong. La vie qui va et qui continue malgré tout, malgré la misère, malgré la souffrance, malgré la mort.&lt;br /&gt;La vie ici n'est pas plus dure qu'en France : elle est dure différemment. Et les joies sont différentes aussi, mais bien réelles. Il est difficile pour le mondele qui débarque de ne pas éprouver un tragique sentiment de supériorité devant la simplicité des êtres et des choses. Bien sûr, il y a ici beaucoup de vols et de corruption, souvent flagrants et presque enfantins. Mais pouvons-nous vraiment nous permettre de critiquer, nous Français dont le sport n°1 consiste à frauder le fisc ? Bien sûr, il y a ici des mensonges, de la médisance, de la calomnie. Mais qui de nous n'a pas un jour, chez le dentiste, feuilleté avec une certaine curiosité un magazine people ? Bien sûr, on est troublé par la soumission et l'humiliation qui règnent, surtout au travail. Mais notre monde du travail à nous est impitoyable (à ceux qui en douteraient encore, je recommande la lecture de l'excellent livre de Florence Aubenas "Le quai de Ouistreham"). Bien sûr, il n'y a pas si longtemps que les Rwandais voisins s'entretuaient joyeusement à la machette. A la machette ! Ces Africains, quels sauvages ! Il faut reconnaître que pour massacrer en masse, la chambre à gaz est tout de même plus raffinée !&lt;br /&gt;L'homme est le même partout, et partout "le cœur de l'homme est compliqué et malade". Partout, c'est la même soif inextinguible d'amour, le même doute, le même questionnement intime : "suis-je aimable ?"; et surtout "suis-je aimé ?". L'amour, le vrai, le seul, la seule raison de vivre, qui me le donnera ? Notre monde répond : "l'argent"; notre cœur nous dit : "Quelqu'un".&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Beaucoup demandent : Qui nous fera voir le bonheur ?&lt;br /&gt;Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage …&lt;/em&gt; (Ps 4) &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1575640694793745603?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1575640694793745603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/il-y-ici-une-realite-incontournable-la.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1575640694793745603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1575640694793745603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/il-y-ici-une-realite-incontournable-la.html' title='La vie des hommes'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-203915942796359137</id><published>2010-09-09T21:46:00.002+02:00</published><updated>2010-09-11T19:44:25.445+02:00</updated><title type='text'>Etat des lieux</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Cela va bientôt faire un an que je suis au Congo, il me semble que c'est une bonne période pour faire un rapide état des lieux.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Congo &lt;/strong&gt;est un pays scandaleusement riche, sans doute un des plus riches du monde par les richesses de son sous-sol. Selon les estimations, la Province Orientale serait aussi riche, si ce n'est plus, que le Katanga. Et pourtant, une grande partie de ses habitants vivent dans une grande pauvreté. Manque d'énergie, de volonté, d'initiative : le Congo est un pays en dépression, oscillant sans cesse entre espoir et fatalisme, vitalité et inertie, bonheur et malheur. Ce qui m'a frappée, dès les premiers jours de mon arrivée dans ce petit coin de la Province Orientale, c'est le manque de dignité personnelle, et donc de son corollaire, la responsabilité personnelle. Dignité et responsabilité, droits et devoirs, cela va ensemble. Si je pense que je ne vaux rien, alors je ne suis responsable de rien, et même pas de ma propre vie. Alors j'attends passivement des autres qu'ils travaillent à ma place, qu'ils pensent à ma place, qu'ils vivent à ma place. Pas étonnant qu'il se trouve encore tant de gens à regretter le fouet des Belges ou la dictature de Mobutu. Il me semble qu'il s'agit là d'un échec de l'évangélisation : personne n'a pensé à apprendre aux gens le sens de leur propre dignité d'être humain, qui n'est fondée sur rien d'autre, en fin de compte, que sur l'amour de Dieu pour chacun de nous. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La clinique&lt;/strong&gt; : mêmes causes, mêmes effets. Ce qui est dit du pays en général est vrai de ce petit microcosme qu'est la Clinique Universitaire. Un bon potentiel, et peu de réalisations. Alors que, dans nos sociétés occidentales, on adapte les moyens à l'objectif fixé, il semble qu'ici on se contente d'adapter l'objectif aux moyens; et comme les moyens sont faibles, on met la barre très bas. Et évidemment, on ne décolle pas. Mais comme la plupart des employés (et même certains responsables) n'a même pas idée du niveau qu'ils devraient avoir, cela ne les dérange pas. Heureusement, il y a quand même des personnes de bonne volonté, dévouées et zélées, sur lesquelles on peut compter. On y arrivera … &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'université &lt;/strong&gt;: j'avoue que les premiers mois ne m'avaient pas donné une idée bien fameuse de cette université. La longue absence du P. Roger et le laisser-aller qui en découlait m'avait laissé une très mauvaise impression. Maintenant que Roger est un peu plus présent et surtout que je connais mieux les employés, je reconnais que l'idée même d'une université ici à Isiro relève du défi, et que faire tourner cet établissement, même mal, même lentement, est déjà un exploit. La Faculté de médecine, par exemple, n'a pas de professeur résident et ne fonctionne qu'avec des professeurs visiteurs, venus la plupart de Kinshasa. On regroupe le cours d'une année sur deux ou trois semaines, tous niveaux confondus, et hop ! ça marche comme ça. Les étudiants sont prévenus par la radio locale de la présence d'un professeur et des horaires des cours. On n'imaginerait jamais ça chez nous… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-203915942796359137?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/203915942796359137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/etat-des-lieux.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/203915942796359137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/203915942796359137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/etat-des-lieux.html' title='Etat des lieux'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-714228386264258400</id><published>2010-09-03T19:14:00.002+02:00</published><updated>2010-09-03T20:40:07.186+02:00</updated><title type='text'>Tu es de ma famille …</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et bien voilà, c'est maintenant au tour de Léna et Alexandra de partir. Départ prévu initialement mercredi (jour de vol de la MONUC), mais finalement reporté à aujourd'hui pour cause d'annulation de vol. En échange, les filles ont du droit à un baptême de l'air en hélicoptère ! Elles tremblaient de peur en montant dans l'engin; j'essayais de les rassurer en leur disant qu'elles avaient bien de la chance de voyager en hélicoptère, surtout en hélicoptère militaire, ce n'est pas donné à tout le monde; et les engins de la MONUC sont toujours plus sûrs que le vieux coucou de Malu Aviation ! Elles n'avaient pas l'air convaincues …&lt;br /&gt;Dimanche, ce sera au tour de Maria-Luisa et Alfredo de partir à Kinshasa pour attendre l'accouchement, prévu pour octobre. Maria Mayo étant rentrée en Espagne pour son congé, et Nadia en Italie (en attendant d'aller poursuivre ses études à Aix-en-Provence), il ne reste plus comme mondele de mon entourage qu'Ivo, un missionnaire laïc italien de la Consolata, qui travaille à Gajen (le centre nutritionnel dont je vous ai déjà parlé, il y a longtemps …). Comme je me désolais un peu du départ de mes amis Blancs, Françoise m'a demandé doucement : "Et nous, on ne te suffit pas ?". J'ai eu un peu honte …&lt;br /&gt;Ici, je voudrais glisser une anecdote, qui n'en est pas vraiment une : l'autre jour, j'étais chez Françoise encore en congé dans sa famille; comme il faisait tard, elle a commencé à préparer la soupe, et j'ai compris que c'était tout ce qu'ils avaient à manger ce jour-là : pas de riz, pas de pundu, même pas de bananes, juste de la soupe avec quelques pâtes dedans. Le voisin est venu me chercher pour me ramener au couvent en moto (il fait ça parce que je l'aide gratuitement en informatique), et j'ai vu que Françoise était déçue parce que je ne restais pas manger la soupe. Je lui ai dit : "Mais c'est tout ce que vous avez à manger, et moi j'ai un repas qui m'attend au couvent ! Je ne vais quand même pas vous enlever la soupe de la bouche !". Elle a insisté : "Mais la soupe, c'est pour toute la famille, et toi, tu es de la famille !". Du coup, je suis restée pour ne pas la blesser (en même temps, sa soupe me faisait drôlement envie, parce que je savais qu'elle était très bonne, comme toujours), mais ça m'a profondément touchée et fait réfléchir. Les relations, c'est sérieux; l'amitié, c'est pas pour rire. Quand je dis que Françoise est ma petite sœur, je sais ce que cela signifie ici, c'est un engagement fort, et l'amitié qui nous lie est plus que de l'amitié. Oui, vraiment, nous sommes de la même famille…&lt;br /&gt;&lt;em&gt;                                         Tu es de ma famille,&lt;br /&gt;                                         de mon ordre et de mon rang,&lt;br /&gt;                                         celle que j'ai choisie, celle que je ressens,&lt;br /&gt;                                         dans cette armée de simples gens…                         (J-J Goldman)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il y a en France des gens que j'aime, bien sûr, mais il y en a aussi ici, et il me serait aussi difficile de m'en arracher que ça l'était il y a un an. Cette coopé n'est pas une "parenthèse" dans ma vie, deux ans perdus et puis on revient et on recommence comme avant. Si c'est ça, ce n'était pas la peine de partir. Petit à petit, j'ai tissé des liens ici, comme j'en avais tissés à Valence, et je me rends compte que c'est la seule chose qui vaille vraiment la peine dans la vie. Je donne ce que j'ai, ce que je suis, comme ça, gratuitement, sans espoir de retour sur investissement. Et finalement j'expérimente jour après jour ce que je savais déjà : tout ce qui n'est pas donné est perdu … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-714228386264258400?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/714228386264258400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/tu-es-de-ma-famille.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/714228386264258400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/714228386264258400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/09/tu-es-de-ma-famille.html' title='Tu es de ma famille …'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-2607974245134348588</id><published>2010-08-29T11:34:00.000+02:00</published><updated>2010-08-30T11:48:16.150+02:00</updated><title type='text'>Courrier</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ici, tout peut toujours arriver, même le meilleur : on n'est jamais à l'abri d'un coup de chance. Témoin ce courrier reçu cette semaine, du vrai courrier, écrit sur du papier, dans des enveloppes avec des timbres et tout. A l'intérieur : une lettre de la Caisse des Français à l'Etranger (datée d'octobre 2009), les vœux de bonne année 2010 de la DCC, une carte de Noël de mes consœurs, et une carte du mois d'avril envoyée du Maroc par une collègue ! J'en suis restée baba …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-2607974245134348588?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/2607974245134348588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/courrier.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2607974245134348588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2607974245134348588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/courrier.html' title='Courrier'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-6317953311824506662</id><published>2010-08-24T19:34:00.001+02:00</published><updated>2010-08-24T21:38:50.443+02:00</updated><title type='text'>Mode parallèle</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une amie m'a suggéré de comparer mon séjour au Tchad, il y a dix ans, avec ce que je vis en ce moment au Congo : mieux, moins bien, pourquoi, comment, etc. L'exercice me semble intéressant, alors allons-y.&lt;br /&gt;Tout d'abord, il y a dix ans, j'avais dix ans de moins (et je pense que je n'étais pas la seule). C'est très bête, mais ça change déjà beaucoup de choses. On n'appréhende pas la vie de la même façon à 33 ans et à 43 (heureusement, d'ailleurs). J'étais partie au Tchad presque sur un coup de tête, à l'aventure, pour voir à quoi pouvait bien ressembler le labo "sans eau courante ni électricité" dont j'avais entendu parler par une collègue et amie (merci Catou). J'avais pris trois mois de congé sans solde et hop ! la belle aventure. Mais je m'étais peu ou pas renseignée sur le Tchad, je n'avais presque aucune sécurité (si : celle de retrouver mon boulot au retour), juste l'adresse des Sœurs de la Charité qui m'accueillaient, j'étais d'une naïveté sans borne (sur ce plan là, je n'ai pas trop changé, hélas). Bref, on n'est pas sérieux quand on a 33 ans. Je partais faire une "expérience" de l'Afrique, comme on dit, je n'avais pas de but précis, pas de mission à justifier, je venais "pour voir".&lt;br /&gt;Et j'ai vu : l'Afrique, c'est plein d'Africains, et en plus ils sont noirs ! Stupéfiants ! Je n'en avais jamais vu autant d'un coup. Ça n'a l'air de rien ce que je dis là, mais c'est une chose d'imaginer, autre chose de découvrir. L'Afrique, d'une manière générale, ce n'est pas seulement un autre continent, c'est une autre planète, et c'est nous, les Blancs, qui sommes les extraterrestres. Passés les premiers chocs culturels, j'ai surtout découvert un mystère qui restera pour moi à la fois une grande souffrance et une immense joie : l'altérité. L'autre est autre, irrémédiablement autre. Quelle que soit la couleur de la peau, quelles que soient les origines et les cultures, et même à l'intérieur de mon propre pays, et même à l'intérieur de ma propre famille : l'autre est autre. Il est, définitivement, &lt;em&gt;l'autre-qui-échappe&lt;/em&gt;; je ne peux pas mettre la main sur lui, je ne peux pas le connaître et il ne peut pas me connaître, il y aura toujours une part de lui que je ne pourrais pas atteindre. Grande souffrance de ne pas pouvoir franchir cet abîme, de ne pas pouvoir rejoindre l'autre dans son mystère; immense joie de chercher ensemble des chemins de rencontre, et de trouver parfois, fugitivement, la Ressemblance, au-delà de (et à travers) nos différences. L'amour n'est pas dans la fusion mais dans la communion…&lt;br /&gt;C'est pour approfondir ce mystère que je suis partie au Congo. Pendant dix ans, cette question n'a cessé de me poursuivre : Quel est le point commun entre nous ? Jusqu'à quel point l'homme est-il le même partout ? Et finalement, c'est quoi, un être humain ?&lt;br /&gt;Alors j'ai pris le temps, j'ai réfléchi, j'ai joué la sécurité : Volontaire de Solidarité Internationale, c'est un statut sérieux, ça fait bien sur un CV, au retour. Et puis travailler directement avec les gens sur place, les côtoyer chaque jour, partager les joies et les difficultés, ça me permet de les connaître presque de l'intérieur, et non pas comme un entomologiste observe ses papillons. Et sans la sécurité de l'emploi au retour, je suis bien obligée de foncer, de me donner à donf : ayant déjà tout perdu, je n'ai plus rien à perdre.&lt;br /&gt;Evidemment, vivre la réalité du terrain (voir article précédent), c'est beaucoup moins confortable que d'observer tranquillement "de l'extérieur", comme je l'avais fait au Tchad. Travailler avec les gens, c'est forcément, tôt ou tard, s'engueuler avec eux, ne plus les supporter, désespérer parfois d'arriver à "faire quelque chose". Vivre au quotidien la pauvreté, le manque, la solitude, en sachant qu'on a encore un an à tirer, c'est usant (mais ce n'est rien par rapport à ceux qui, ici, n'ont de toute façon pas le choix). Mais avec le temps, on finit par entrer dans la vie des gens, à discerner les masques et les vérités, et soi-même on baisse la garde, on se laisse apprivoiser. Bref, on se découvre, dans tous les sens du terme : on se met à nu, et on découvre en même temps qui on est. Tant il est vrai que la rencontre de l'autre, si elle est authentique, nous renvoie toujours à ce que l'on est soi-même.&lt;br /&gt;Ceci dit, l'Afrique est toujours pleine d'Africains noirs, ils sont toujours aussi sympathiques et agaçants à la fois, il y a toujours cette vie simple et rude, ces "bonjour" à longueur de journée, ces sourires à faire fondre un iceberg, cette nonchalance à toute épreuve, et l'espérance que demain, c'est sûr, ça ira. Et qu'ils soient tchadiens ou congolais, ou sénégalais ou kényans, ils sont toujours, et de plus en plus, mes frères.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;So what, Mrs Saupé ? Have I answered your question ? &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-6317953311824506662?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/6317953311824506662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/mode-parallele.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6317953311824506662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6317953311824506662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/mode-parallele.html' title='Mode parallèle'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-2359675845682732941</id><published>2010-08-22T20:25:00.001+02:00</published><updated>2010-08-22T20:30:29.651+02:00</updated><title type='text'>La fièvre récurrente, réalité et perspective</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas parlé du labo, à croire que je n'y mets pas souvent les pieds. Et pourtant si. Avec Lena et Alexandra, mes deux étudiantes germanophones, nous goûtons aux joies de la fièvre récurrente, et surtout, nous essayons de mettre en place une technique de dépistage soi-disant facile et efficace. Et c'est là qu'on s'aperçoit qu'entre la belle technique écrite sur le papier, mise au point dans nos beaux laboratoires européens, avec du bon matériel et dans de bonnes conditions, et la réalité du terrain, il y a un abîme. Sur le papier, c'est très simple : on pique les malades sur tube hépariné, on centrifuge une fois 5 mn à 500g, on récupère le surnageant qu'on recentrifuge une seconde fois 10 mn à 6000g. On récupère le culot et on étale sur une lame qu'on colore ensuite au Giemsa, comme une goutte épaisse. Fastoche. Sauf que nous n'avons pas de tubes héparinés (Lena en a amenés une centaine, mais ensuite ?), qu'on ne peut centrifuger que les jours où on met le groupe électrogène en marche pour les échographies (et encore, il faut transporter la centrifugeuse dans le bureau de la Sr Jeanine, c'est pratique; et de toute façon, notre petite centrifugeuse ne monte pas jusqu'à 6000g), que le nombre d'embouts de pipettes est limités et qu'il faut les laver pour les réutiliser, que les lames neuves sont réservées à la recherche de BK (tuberculose) et donc on utilise des lames déjà lavées et relavées, rayées, à travers lesquelles il est difficile de distinguer une rayure d'une fine et délicate spirochète (famille de bactéries à laquelle appartient &lt;em&gt;Borrelia duttonii&lt;/em&gt;), que nos microscopes sont déjà vieux et qu'on ne voit bien que par beau temps puisqu'il n'y a pas d'électricité. On est loin de nos laboratoires sophistiqués, où tout est pesé, calibré, déterminé. Et encore, mon labo n'est pas le pire ! Mais comment faire en brousse, avec des lames réutilisées des centaines de fois et une centrifugeuse à manivelle ? Ça me fait doucement rigoler … Je suggère à Lena de faire son mémoire plutôt sur les difficultés de terrain et le hiatus (c'est un euphémisme) entre la théorie et la pratique.&lt;br /&gt;Alexandra a plus de chance de son côté, avec sa recherche de tiques (vecteur de la maladie) sur les poules et les chèvres (qui ici vivent pratiquement dans les maisons, surtout les poules). Mais ses débuts furent laborieux, car elle voulait interviewer des personnes ayant eu la borréliose (elle a une liste, établie par le Pr Armin, leur professeur, qui a déjà fait des études de cas ici). Sauf que la liste s'avère très incomplète, les adresses fantaisistes, les gens ont déménagé, et il faut quelqu'un pour traduire. Tout va bien. Malgré tout, les filles sont contentes de leur séjour et de leur travail, c'est bien. Et elles auront expérimenté la réalité du travail quotidien au Congo, ce qui est encore mieux. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-2359675845682732941?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/2359675845682732941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/la-fievre-recurrente-realite-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2359675845682732941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2359675845682732941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/la-fievre-recurrente-realite-et.html' title='La fièvre récurrente, réalité et perspective'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5251015048598731753</id><published>2010-08-16T19:17:00.002+02:00</published><updated>2010-08-17T11:21:04.603+02:00</updated><title type='text'>La totale</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! (Psaume 103). Parmi les merveilles de la création, il existe un petit arthropode d'environ 1 mm qui répond au doux nom de &lt;em&gt;Tunga penetrans&lt;/em&gt;. Il vit dans les zones tropicales sous le pseudonyme de &lt;em&gt;puce-chique&lt;/em&gt;, ce qui, reconnaissons-le, est plus facilement mémorisable. Ces puces vivent dans le sol et le sable, et se nourrissent régulièrement d'hôtes à sang chaud. Pour se reproduire, la femelle s'enfonce sous la peau de l'hôte, tête la première, laissant la partie postérieure de son abdomen visible à travers un orifice dans la lésion épidermique. Cet orifice permet à la puce-chique de respirer, pendant qu'elle se nourrit sur les vaisseaux sanguins des couches cutanée et sous-cutanée du derme. En deux semaines, la chique pond une centaine d'œufs qui tombent au sol. La puce meurt alors et est éliminée par la peau de l'hôte. En trois à quatre jours, les œufs éclosent et donnent des larves qui mettront trois ou quatre semaines à se transformer en adultes. L’homme, hôte habituel, ainsi que des animaux, en particulier les porcs, sont contaminés par contact direct de la peau avec le parasite. La marche pieds nus ou sans chaussettes favorise la contamination. La forme clinique est caractérisée par une tuméfaction enchâssée dans le derme, blanchâtre, arrondie, de la taille d’un pois et centrée sur une zone marron sombre. Cette lésion est prurigineuse, modérément douloureuse et siège dans la grande majorité des cas aux pieds.&lt;br /&gt;J'avais entendu parler de ces chiques par deux congolaises vivant à Valence, puis dès mon arrivée à Kinshasa par une religieuse allemande de passage. Mais je n'en avais jamais vu. Et bien voilà, maintenant c'est fait. Non seulement vu, mais touché, palpé, éprouvé.&lt;br /&gt;Ce matin, je m'aperçois que les ongles de deux de mes charmants petits orteils ont un aspect bizarroïde. Arrivée au labo, je montre ça à mes collègues, qui éclatent immédiatement de rire (c'est vexant) : "Ce sont des chiques ! Vous avez du prendre ça à Viadana. Il faut les enlever avec une lame de rasoir !". Et ils commencent à joindre le geste à la parole. "Holà ! Pas question ! Je vais à la chirurgie voir Mama Lucie !". Finalement, après inspection, ce n'est pas une chique ou deux qui se sont attaqué à mes pieds, mais 14, dont 10 sur le seul pied gauche ! Il a fallu une heure et demie pour me les enlever, avec une lame et un cure-dent. Malheureusement, je n'avais pas amené mon appareil photo, c'est vraiment dommage. Mais vous trouverez facilement des photos sur internet (d'ailleurs c'est là que j'ai piqué tous mes renseignements savants).&lt;br /&gt;Décidément, rien ne me sera épargné; on peut dire que j'aurais vraiment éprouvé la réalité de la vie au Congo. Heureusement que tout ça n'est pas grave et que ça me fait rigoler. Mais je trouve curieux que Françoise n'aie eu qu'une chique et moi 14, alors que nous étions tout le temps ensemble ! C'est trop inzuste, c'est vraiment trop inzuste ! Tout ça parce que je suis petite et faible … (air connu).&lt;br /&gt;Donc, maintenant j'ai les pieds troués, comme St François d'Assise. Mais mes stigmates à moi se trouvent au bout des orteils, ce qui est tout de même nettement plus original. On se console comme on peut … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5251015048598731753?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5251015048598731753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/la-totale.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5251015048598731753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5251015048598731753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/la-totale.html' title='La totale'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-6668259566591967691</id><published>2010-08-12T19:15:00.001+02:00</published><updated>2010-08-12T19:31:23.003+02:00</updated><title type='text'>Voyage retour</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le départ de Viadana était prévu le lundi 9 en fin de matinée, mais évidemment, nous n'avons quitté le couvent qu'à 13h30, sinon ce n'était pas drôle. Nous décidons de prendre la route longue, par la forêt, via Neisu. Enfin route, c'est un bien grand mot : ça ressemble plutôt à un sentier dans la forêt, qu'il faut tracer au fur et à mesure. D'ailleurs, au bout de quelques kilomètres, un klong-klong persistant nous oblige à nous arrêter : apparemment, c'est le cardan qui est cassé. Le chauffeur (le même qu'à l'aller, celui dont la devise semble être "roulez bourrés") se traîne dans la boue sous la voiture pour essayer de réparer, en vain; il faut retourner à pied au couvent chercher la même pièce sur une autre voiture (c'est ce qu'on appelle déshabiller Pierre pour habiller Paul). Le chauffeur se met en route illico … dans la mauvaise direction ! On le rappelle, il revient piteux, sous les rires de toute l'équipe, et repart dans le bon sens cette fois. Encore maintenant, je me demande comment il a fait pour se tromper de sens. Ça en dit long sur son état d'ébriété … (et/ou sur son quotient intellectuel).&lt;br /&gt;Alors a commencé l'attente, pendant 4 heures, en pleine forêt, à côté de la voiture. J'ai sorti ma guitare et commencé à jouer. J'ai fini par enfiler un pull pour éviter d'être bouffée par les invisibles, mais ces charmantes bestioles m'ont littéralement dévoré la main droite (cf article précédent). Pendant ce temps, Françoise est allée faire un tour; elle est revenue après quelques minutes avec une casserole pleine d'eau chaude (il y avait des habitations pas loin) où elle nous a fait cuire des safous délicieux. Nous avons sorti nos provisions : bananes, pâte d'arachide, une petite bouteille d'eau, et la grosse barre de nougat qu'Anne et Ben m'avaient ramenée de France et que j'avais offerte à Françoise la veille pour son anniversaire (cadeau précieux s'il en est).&lt;br /&gt;Le chauffeur est revenu avec la pièce vers 19h, le temps de réparer il était plus de 20h, il faisait nuit depuis longtemps; nous avons donc décidé de faire demi-tour et rentrer dormir au couvent, pour repartir le lendemain matin. Quand nous arrivons chez les Sœurs après 21h, Modestine (la cuisinière) était déjà couchée, mais elle s'est relevée pour nous faire chauffer de l'eau pour la douche. Cette Modestine est un trésor …&lt;br /&gt;Départ prévu à 5h, mais la voiture n'est venue nous prendre qu'à 6h, ce qui a laissé le temps à Françoise de nous préparer une excellente soupe que nous avons avalée goulûment avant de partir (après les safous de la veille en pleine forêt, elle m'a vraiment sidérée avec sa soupe à 5 heure du mat'; cette Françoise est un trésor …). Cette fois-ci, pas de problème de voiture, mais il pleut : ça manquait à la panoplie. On roule quand même pas trop mal, on s'arrête ça et là saluer une connaissance, acheter de la braise ou des fruits (la voiture est pourtant déjà bien chargée), boire un café chez les missionnaires de la Consolata à Neisu, etc. Bref, il est 12h30 quand nous débarquons enfin à Mater Dei, sous un soleil ardent et l'accueil chaleureux des Sœurs. Nous avons mis 6 heures pour faire un peu plus de 70 km … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-6668259566591967691?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/6668259566591967691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/voyage-retour.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6668259566591967691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6668259566591967691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/voyage-retour.html' title='Voyage retour'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1479613706900192939</id><published>2010-08-10T21:08:00.001+02:00</published><updated>2010-08-10T21:51:56.679+02:00</updated><title type='text'>Invisibles</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le départ était fixé au vendredi matin, mais bien sûr, nous ne sommes partis que le vendredi soir, vers 18h, et nous avons roulé de nuit. Françoise étant rentrée in extremis de Béni le matin même a pu partir avec moi, à ma plus grande joie. Après 4 heures de route (pour 70 km), le chauffeur, pourtant rond comme une queue de pelle, nous a finalement menés à bon port.&lt;br /&gt;Au programme de la semaine : repos, et retraite avec les pré-novices (qui devaient prendre l'habit le 8, jour de la Saint Dominique) et un diacre qui doit être ordonné prêtre dimanche prochain. Le silence était très relatif puisque, retraitant chez les Frères, nous rentrions dormir chez les Sœurs. De plus, le Père Mogha a largement mis mes talents à contribution : apprentissage d'un chant aux pré-novices pour la messe du dimanche (à la guitare, bien sûr, c'est plus drôle), lecture à haute voix d'un livre sur les voyants de Fatima, et, last but not least, préparation d'un cours d'introduction au grec biblique, pour leur premier jour de noviciat le lundi matin ! Mais tout s'est bien passé (y compris le cours de grec).&lt;br /&gt;Seule ombre au tableau : les invisibles. Ce sont des insectes vivants dans la forêt, que je ne peux pas vous décrire car, comme leur nom l'indique, ils sont invisibles. La marque, elle, est très visible ! La piqûre elle-même est indolore, on ne s'en aperçoit qu'après plusieurs minutes, une tache rouge caractéristique. La démangeaison ne vient qu'après plusieurs heures, mais c'est intense. Je m'y connais en moustique, étant depuis longtemps une victime privilégiée de ces redoutables prédateurs. Et là, je peux vous dire, je n'ai jamais connu pire. Ça gratte, mais ça gratte ! Mes petits amis, je ne souhaite ça à personne (enfin, j'aurais peut-être un nom ou deux …). Normalement, ces petites bestioles ne se nourrissent que le soir et le matin, mais moi, comme elles sont folles de mon corps, elles me piquent à toute heure du jour et de la nuit. J'ai fini par trouver un remède apaisant un peu : le talc. Il paraît que le dentifrice est aussi efficace, je le saurai pour une prochaine fois. Parce que figurez-vous que ces charmants animaux m'ont littéralement bouffé les bras et les mains (à Amadi, c'était les jambes, ça change). Très impressionnée par la lecture des apparitions de Fatima, j'ai décidé d'offrir ce sacrifice pour la conversion des pécheurs : 10 conversions par piqûre (ce n'est pas cher payé). En une semaine, j'ai du convertir au moins 500 ou 600 personnes ! Vingt piqûres sur la seule main droite, qui dit mieux ? C'est promis, la prochaine fois que j'irai à Viadana, je mettrai un scaphandre. Tant pis pour les pécheurs ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1479613706900192939?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1479613706900192939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/invisibles.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1479613706900192939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1479613706900192939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/08/invisibles.html' title='Invisibles'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5916304897071955984</id><published>2010-07-29T19:35:00.002+02:00</published><updated>2010-07-29T21:40:11.543+02:00</updated><title type='text'>Jour de deuil bis</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Evidemment, ici rien n'arrive jamais comme on l'avait prévu. Mais là, l'imprévu ne dépend pas des hommes, hélas …&lt;br /&gt;Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 3h du mat' j'entends chanter dans la chapelle à côté de ma chambre. Je me lève pour écouter, et j'entends pleurer : ce n'est pas bon signe. Je vois quelques Sœurs sortir et je me renseigne : le Père Tinda vient de mourir. C'est un Père Dominicain, qui non content d'être assistant à l'Université et curé de la paroisse Saint Kizito, est également aumônier des Catherinettes (rappel : Dominicaines Filles de Sainte Catherine de Sienne, mes chères Sœurs qui m'accueillent au sein de leur communauté), ce qui n'est pas la moindre de ses charges. J'apprends que le corps va être transporté et exposé à l'église Kizito, à deux pas. J'hésite un moment, puis je m'habille et je file à l'église à la suite des Sœurs. Au bout d'une demi-heure arrive le corps, transporté sur un matelas. Les Sœurs, qui jusque là priaient en silence, se mettent à pleurer bruyamment, à crier en se tenant la tête dans les mains ou en levant les bras au ciel. Il faut vraiment avoir vu ça au moins une fois dans sa vie ! J'avais déjà assisté à ce spectacle au moment du décès de Sr Fidélia, mais c'est toujours un étonnement pour moi. La tristesse et le deuil sont ici exprimées de façon si ouverte, si exubérante, si éloignée de nos manières occidentales ! (c'est pareil pour la joie d'ailleurs : quand les Congolais sont contents ou quand quelque chose leur plaît, ils ne se contentent pas de sourire, ils rigolent carrément; pour le mondele de passage, c'est un peu vexant car il se demande toujours ce qu'il a dit de si drôle …)&lt;br /&gt;Vers 4h30 arrivent les Sœurs de Tély, et là c'est la totale : l'une d'elle se jette carrément à terre à côté du corps ! Vraiment, il faut s'accrocher pour ne pas être choqué ou amusé. On est loin de notre "dignité dans l'épreuve". Mais après tout, qu'est-ce que la dignité ? A 5h30, je retourne au couvent me laver et m'allonger un peu (les bancs de Kizito ne sont vraiment pas confortables), et retour à l'église à 6h15 pour la messe des défunts. Après la messe, je prends le temps de déjeuner et de discuter un peu avec les Sœurs avant d'aller au boulot. De toute façon, tout le monde à la clinique est déjà au courant de la nouvelle, annoncée à la radio locale. A midi, je quitte le labo pour rejoindre Anne et Ben : je ne veux pas rater leur départ et l'occasion de les accompagner à l'aéroport. Après avoir mis mes oisillons dans l'avion, je reviens au couvent vers 15h30; je n'ai rien mangé depuis le matin, et avec toutes ces émotions, je commence à avoir sérieusement la dalle. J'apprends au passage que la messe de funérailles aura lieu jeudi matin à 8h, suivie de l'enterrement. Courte sieste et je file voir le Père Mogha, avec qui je dois partir à Viadana, et qui confirme le départ pour jeudi après-midi. Je suis un peu dubitative, mais bon, puisqu'il le dit. Je prépare rapidement ma valise et je retourne à l'église (où le corps a été exposé toute la journée) pour la messe du soir. Après la messe, je m'excuse auprès des Sœurs, mais vraiment, je suis trop fatiguée pour participer à la veillée et une deuxième nuit de deuil.&lt;br /&gt;Hélas ! Une veillée funèbre, ici, ça se chante. Et quand il s'agit d'un prêtre et d'une personnalité comme le Père Tinda, ça se chante avec un orchestre et une sono. Et la fenêtre de ma chambre donne précisément sur l'église, pas de chance. Finalement, je participe à la veillée à ma façon, allongée sur mon lit ! Malgré les bouchons d'oreilles (made in Probio), la nuit est courte …&lt;br /&gt;Jeudi matin donc, je finis ma valise et je vais déjeuner; je suis tellement déflagrée que j'en renverse mon café, sous les rires des Sœurs qui affirment que c'est la présence de Sr Caro qui m'a troublée (il est vrai que sortir du lit pour tomber directement sur sa chef, ça mine le moral). Je vais assez tôt à l'église pour être sûre d'avoir une bonne place, dans un fauteuil avec dossier, car je prévois que la messe va durer un moment. Bingo ! La messe dure trois heures, avec "séance académique" intégrée. La séance académique consiste en la lecture de plusieurs messages de condoléances et d'une oraison funèbre en bonne et due forme, de la part du personnel de l'Université. A 11h30, je m'éclipse : c'est mon dernier jour de boulot avant mes petites vacances, il faut que je laisse le labo en ordre. Accessoirement, j'avais mis mon habit de prière pour la messe et je commence à ruisseler…&lt;br /&gt;Comme je m'y attendais, le départ pour Viadana est finalement reporté au vendredi matin : Mogha est trop fatigué. Ça tombe bien, moi aussi, et j'ai encore des choses à faire avant de partir. En particulier, écrire à la DCC pour signaler mon absence et l'impossibilité de me joindre par téléphone pendant plusieurs jours. Et rédiger cet article pour le blog, en espérant qu'il se trouvera encore quelques amis pour le lire, malgré les vacances et la chaleur estivale … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5916304897071955984?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5916304897071955984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/jour-de-deuil-bis.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5916304897071955984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5916304897071955984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/jour-de-deuil-bis.html' title='Jour de deuil bis'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-6908100617585524953</id><published>2010-07-27T21:40:00.000+02:00</published><updated>2010-07-27T21:42:09.888+02:00</updated><title type='text'>Vacances pour tout le monde</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;En France, c'est l'été, il fait beau, personne ne reste devant l'écran de l'ordi. Pour ne pas être en reste, j'ai décidé de prendre moi aussi quelques vacances. Je profite à fond de la présence d'Anne et Ben (ils partent demain), puis je pars à mon tour jeudi pour Viadana, à 70 km d'Isiro, dans un couvent des Frères dominicains. J'en profiterai pour faire une petite retraite et me reposer avant de reprendre les recherches de Borrelia duttonii en allemand dans le texte. Retour prévu autour du 10 août.&lt;br /&gt;Bonnes vacances à tous ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-6908100617585524953?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/6908100617585524953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/vacances-pour-tout-le-monde.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6908100617585524953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6908100617585524953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/vacances-pour-tout-le-monde.html' title='Vacances pour tout le monde'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-430501901346267210</id><published>2010-07-21T20:34:00.000+02:00</published><updated>2010-07-21T20:35:00.774+02:00</updated><title type='text'>Un imprévu pourtant bien prévisible</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a parfois dans la vie des petits imprévus qui peuvent avoir de grandes conséquences. C'est ainsi qu'Anne et Ben m'ont annoncé l'autre jour un événement qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne nouvelle : Anne est enceinte; c'est la vie qui vient, et je m'en réjouis. Mauvaise nouvelle : mes deux tourtereaux ne renouvellent pas leur contrat et rentrent en France pour vivre cette nouvelle aventure en famille.&lt;br /&gt;Après les départs de Théo, Françoise et Théthé (la fille qui prépare mes repas), ça va être le tour de mes mondele préférés : départ d'Isiro prévu le 28 juillet, de Kinshasa le 4 août. Et je vais me retrouver (presque) seule Française à Isiro. Je dis presque, car je crois qu'il y a une Française qui travaille à Médair, mais je ne l'ai pas encore rencontrée.&lt;br /&gt;Heureusement, Dieu est bon. Deux jeunes étudiantes de l'Université médicale de Vienne, une autrichienne (Alexandra) et une allemande (Léna), viennent d'arriver à Isiro, pour travailler sur leur mémoire de recherche. Sujet : la fièvre récurrente (borréliose, pour les intimes) dans cette petite partie de l'Afrique. Elles amènent avec elles leur jeunesse, leur dynamisme, et une technique de diagnostic en laboratoire que nous allons essayer de mettre en place ensemble. La technique suppose une centrifugeuse électrique; or, ô miracle, le laboratoire est raccordé depuis peu au réseau de la clinique. Bon, le premier essai n'a pas été vraiment concluant, mais je ne désespère pas. De toute façon, c'est déjà pour moi un bonheur de pratiquer mon métier tel que je l'ai appris. Et aussi d'entendre parler allemand ! La suite au prochain épisode d'Elisée au Congo … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-430501901346267210?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/430501901346267210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/un-imprevu-pourtant-bien-previsible.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/430501901346267210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/430501901346267210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/un-imprevu-pourtant-bien-previsible.html' title='Un imprévu pourtant bien prévisible'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5910045100587695105</id><published>2010-07-17T19:55:00.000+02:00</published><updated>2010-07-17T19:56:57.713+02:00</updated><title type='text'>Somos campeones del mondo !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le saviez-vous ? Les Espagnols sont champions du monde de football ! Or il se trouve qu'il y a des Espagnols à Isiro. Il était donc impératif de fêter dignement l'événement. Nous avions prévu, avant même la finale, de nous retrouver lundi après-midi à Magambé, chez Sr Maria Mayo, avec Maria-Luisa et Alfredo, pour manger des churros avec du chocolat chaud. L'occasion était trop belle : nous nous sommes goinfrés de churros maison, arachides, avocats, fromage et consorts, dans l'ambiance fraternelle et bonne enfant qui caractérise chacune de nos rencontres. Un bel après-midi, joyeux, festif et simple … E viva España !&lt;br /&gt;Et mercredi, c'était notre chère Fête Nationale, que je m'empresse d'oublier lorsque je suis en France, mais qui prend un goût de nostalgie loin de mon pays. Pour fêter ça, j'ai payé une bière à Jeannot (Sr Jeannine, médecin directeur adjoint de la clinique et Sœur à Mater Dei) chez mama Marie, près du couvent. Et nous avons eu la surprise de voir débarquer Anne et Ben, avec deux jeunes étudiantes en provenance d'Autriche, de passage pour quelques semaines à Isiro (j'aurai l'occasion d'en reparler). Encore un moment sympa de rencontre et de partage, dans un français parfois approximatif, mais plein de bonne volonté.&lt;br /&gt;Vous me direz : il n'y a pas là de quoi s'en relever la nuit, ni faire un article sur un blog, ce sont des choses qui arrivent tous les jours. C'est vrai; mais justement, il est bon parfois de se rappeler que les belles choses, ça arrive aussi tous les jours … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5910045100587695105?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5910045100587695105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/somos-campeones-del-mondo.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5910045100587695105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5910045100587695105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/somos-campeones-del-mondo.html' title='Somos campeones del mondo !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-7550593758668370291</id><published>2010-07-11T20:34:00.000+02:00</published><updated>2010-07-11T20:35:52.356+02:00</updated><title type='text'>Bon voyage !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Après Théo, c'est au tour de Sr Françoise de voyager. Et pour le coup, c'est vraiment une aventure. Un missionnaire Combonien, le Père Senen, lui a gentiment offert le billet d'avion pour Béni, et de là elle devait prendre le car pour Butembo. Départ prévu mardi avec Malu Aviation (prononcer Malou), en début d'après-midi. Elle devait passer me prendre à la clinique, mais il y a eu une réunion surprise de tout le personnel avec le Recteur de l'Université, à laquelle je ne pouvais pas me défiler. Tant pis. A la fin de la réunion, je l'appelle : le vol n'a pas eu lieu, ce sera vendredi.&lt;br /&gt;Jeudi après-midi, je passe à l'agence de Malu pour connaître l'heure du vol du lendemain : à partir de 14h-15h, ma Sœur. Heu, oui, 14h ou 15h ? A partir de 14h-15h; impossible d'avoir plus de précision. Moi, je dois être à la messe d'intégration des nouveaux étudiants de l'Université à midi, je ne sais pas à quelle heure ça finira. On se fait de grands adieux jeudi soir. Vendredi matin, j'apprends presque par hasard que la messe n'est plus à midi, mais à 10h30; tant mieux, ça m'arrange, je pourrai aller à l'aéroport (mais en tant que membre de l'équipe de l'aumônerie qui a préparé ladite messe, j'aurais été contente d'être informée…). A 8h30, coup de fil de Françoise : elle a appelé l'agence, il paraît que l'avion est déjà là, est-ce que je peux passer voir ? J'y vais aussi vite que je peux : le vol est effectivement à 10h15, mais est-ce celui pour Kisangani ou pour Béni ? (les avions ici sont des omnibus, ils font tout un circuit dans la même journée). Arrive alors Françoise avec le Père Senen, qui ne comprennent pas plus que moi ce qui est affiché à l'agence. Ils vont à l'aéroport, tandis que je vais préparer la messe. Une heure après, j'appelle Françoise : le vol de Béni est reporté à samedi ! Après la messe, je repasse à l'agence (elle est entre la clinique et l'université) : départ samedi à 9h pile. Je promets au gars (en rigolant) que si ce n'est pas le cas, il va passer un mauvais quart d'heure …&lt;br /&gt;Samedi à 8h, Françoise et le Père Senen passe me prendre au couvent et on file à l'aéroport. Après diverses péripéties que je ne relaterai pas en détail (c'est trop long), Françoise finit par monter, à 11h, dans un petit porteur que je savais même pas que des avions comme ça, ça pouvait exister (j'ai pris une photo, je la mettrai en ligne). Après toutes ces aventures, on finit par être soulagé de la voir partir ! Je suis surtout soulagée d'apprendre qu'elle est bien arrivée, vue la tronche de l'avion (ça ne veut rien dire : même le Concorde s'est écrasé, ça arrive aux meilleurs).&lt;br /&gt;Les voyages forment la jeunesse, paraît-il, mais à ce train-là, je crains de vieillir avant l'heure. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-7550593758668370291?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/7550593758668370291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/bon-voyage.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7550593758668370291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7550593758668370291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/bon-voyage.html' title='Bon voyage !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-990053024881786903</id><published>2010-07-06T20:38:00.000+02:00</published><updated>2010-07-06T20:39:20.589+02:00</updated><title type='text'>Ca vaut son pesant de cacahuètes !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est la saison des arachides. L'arachide, comme les pommes de terre ou les œufs, c'est bon sous toutes ses formes : crues, bouillies, grillées, salées, sucrées, en pâte d'arachide dans la soupe ou le pundu, ou même dans les épinards, avec de la tomate et du piment (un vrai régal). Bref, l'arachide est une invention du diable : quand on commence à en manger, on ne peut plus s'arrêter. Comme dit l'autre : c'est fin, c'est très fin, ça se mange sans fin (sans faim ?). Tous les jours, à la clinique, des enfants viennent nous en vendre, et comme ce n'est pas très cher, j'en achète, hélas !&lt;br /&gt;Il faudra bien malgré tout que je mette un frein à ma gourmandise, car d'une part, mes discrètes poignées d'amour commence à ressembler de plus en plus à une bouée de sauvetage, d'autre part, la consommation effrénée de cet aliment à une incidence fâcheuse sur mon transit intestinal. Mais en même temps, la saison des arachides, ça ne va pas durer toujours. Que faire ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-990053024881786903?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/990053024881786903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/ca-vaut-son-pesant-de-cacahuetes.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/990053024881786903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/990053024881786903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/07/ca-vaut-son-pesant-de-cacahuetes.html' title='Ca vaut son pesant de cacahuètes !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1742612235694908645</id><published>2010-06-30T19:34:00.001+02:00</published><updated>2010-06-30T19:56:09.638+02:00</updated><title type='text'>Une brève histoire du Congo</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Aujourd'hui 30 juin, le Congo fête le Cinquantenaire de son Indépendance. L'occasion de faire un petit retour en arrière et de rappeler quelques éléments du passé ayant une incidence sur son présent, et sans doute son avenir. Un peu d'histoire donc ... (merci internet)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’occupation européenne du Congo a commencé à la fin du XIXe siècle, lorsque l’explorateur britannique Stanley explora le fleuve Congo, soutenu par le roi des Belges Léopold II. En 1885, la Conférence de Berlin reconnut la souveraineté de Léopold II sur le Congo, qui devint l'&lt;em&gt;État libre du Congo&lt;/em&gt;, possession personnelle du souverain belge. Afin de faire fonctionner "sa" colonie (en réalité, une simple entreprise commerciale personnelle) et en exploiter les richesses naturelles, Léopold II s’appuya sur son armée de mercenaires (belges, togolais, maliens, sénégalais, etc.), les missions catholiques, un certain nombre d’émissaires (des administrateurs) et de colons à sa solde, ainsi que des banquiers belges; le tout à coup de mutilations et de travaux forcés. Mais les atrocités commises au Congo soulevèrent l’indignation dans toute l’Europe. En 1908, le Parlement belge décida que l'on ne pouvait confier une colonie à la seule autorité du roi; Léopold II dut céder "l’État libre du Congo" à la Belgique. C'est ainsi que le Congo devint le &lt;em&gt;Congo belge&lt;/em&gt;. La croissance économique du Congo belge se développa considérablement (grâce à la production du cuivre et du diamant), mais en fonction des intérêts coloniaux et du capital étranger, et non pas pour répondre aux besoins de la population indigène, et le régime d’exploitation et de travaux forcés s'est poursuivi. De plus, la langue de l'Administration coloniale ainsi que des écoles secondaires restait le français, qui n’était pratiquement pas accessible aux Congolais. Il n'y eu donc pas au Congo d'élites administratives et politiques locales; à la fin des années cinquante, le domaine de l’éducation, resté le monopole des missions catholiques, n’avait produit que 15 universitaires congolais, aucun médecin ni ingénieur, mais avait formé plus de 500 prêtres autochtones !&lt;br /&gt;Le Congo belge s’est donc trouvé dépourvu du personnel politique et technique prêt à prendre la relève, lorsque les autres pays firent leurs premiers pas vers l’indépendance. Il aurait fallu 30 ans pour former classe dirigeante capable d'assumer le pouvoir. Mais les premières revendications indépendantistes se manifestèrent dès 1955. Suite aux émeutes de 1959, le gouvernement belge annonça un programme visant à former les élites congolaises à l’Administration et planifia l’organisation d’élections locales en vue de la formation d’un gouvernement congolais. Le Mouvement national congolais (MNC), partisan d'un Etat congolais fort et centralisé, détaché de la Belgique, ayant à sa tête Patrice Lumumba, remporta les élections de mai 1960. Lumumba fut nommé Premier Ministre après la proclamation de l'Indépendance, le 30 juin 1960, mais fut assassiné en 1961; s'ensuivirent 4 années de guerre civile, jusqu'à ce qu'en 1964 le colonel Mobutu s'empare du pouvoir et se proclame Président. Ce fut le début de 32 ans de dictature, soutenue par les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, qui voyait en lui un rempart contre le communisme qui gagnait les états voisins.&lt;br /&gt;Après l'effondrement du communisme en URSS, Laurent-Désiré Kabila, ancien compagnon de Lumumba, aidée militairement par l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et l’Angola, chassa le président Mobutu et prit le pouvoir en 1997. Dès l'année suivante, il se tourna contre ses "parrains" (l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi) qui occupaient encore l’est et le nord du pays, et renvoya dans leur pays tous les soldats rwandais, ce qui mettait fin à toute relation avec l’un des alliés qui, avec l'Ouganda, lui avait permis de prendre le pouvoir. Or, le Rwanda et l'Ouganda ont réagi en envahissant le Congo-Kinshasa et en s'alliant avec une branche rebelle des Forces armées congolaises (FAC) basée à Goma et Bukavu. Pendant ce temps, l’Angola, le Zimbawe, la Namibie et le Tchad, alliés du pouvoir en place, occupaient l’est du pays, tandis que les nouveaux opposants au régime, le Rwanda hutu et l’Ouganda, contrôlaient presque tout l’Ouest. La plupart des acteurs de cette guerre en profitèrent pour piller les richesses minières des zones dont ils avaient le contrôle, évidemment le tout avec les apparences de la légalité. En fait, des provinces entières (Équateur, Katanga, Nord et Sud Kivu, Maniema et Kasaï oriental) sont passées sous contrôle étranger, c'est-à-dire presque la moitié du territoire national.&lt;br /&gt;En novembre 2000, le Conseil de sécurité autorisait l’envoi d’officiers de liaison, puis d’une opération de maintien de la paix, la MONUC. A l’origine limité à une mission d’observation, le mandat de la MONUC a été progressivement étendu. Mais la présence onusienne est encore aujourd'hui considérée par une grande partie de la population comme une nouvelle occupation étrangère profitant du désarroi général pour piller encore une fois le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle indépendance pour le Congo aujourd'hui ? Le territoire a été ravagé par la guerre, l'état des routes ne permet pas l'acheminement de matériel ni l'écoulement des produits agricoles, les ressources naturelles ont été systématiquement pillées, la corruption est certainement un fléau plus catastrophique encore que la guerre, le tribalisme fait loi et les hommes politiques remplissent leurs poches avec l'argent public sans rien offrir en retour que des promesses qui, comme disait l'un des nôtres, n'engagent que ceux qui y croient. Le bilan est amer, les espoirs d'avenir se heurtent à des haussements d'épaules désabusés. Mais qu'à cela ne tiennent : ce soir, les gens boivent, dansent et font la fête. Espérons que le pays ne se réveillera pas avec la gueule de bois. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1742612235694908645?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1742612235694908645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/une-breve-histoire-du-congo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1742612235694908645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1742612235694908645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/une-breve-histoire-du-congo.html' title='Une brève histoire du Congo'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5610548253332416622</id><published>2010-06-29T21:56:00.001+02:00</published><updated>2010-06-29T22:00:40.366+02:00</updated><title type='text'>Ce n'est qu'un au revoir, ma Soeur ...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il était prévu de longue date que Théo devait partir à Kinshasa poursuivre ses études, mais je ne savais pas exactement quand. Elle non plus d'ailleurs; ces jours-ci, certainement, vers le mois de juillet.&lt;br /&gt;Samedi matin, elle m'annonce que le départ est prévu pour le lendemain dimanche. Panique à bord : je n'avais pas préparé mon cœur à un départ si rapide ! Comme nous sommes très occupées toutes les deux l'après-midi, nous ne nous revoyons que le soir. Quand j'arrive dans sa chambre, je la trouve en grande discussion avec la Sr Edwige, chargée de préparer son voyage : les billets n'ont pas été achetés. Mais on peut les acheter avant le départ, fais ta valise quand même. Théo ne comprend pas, moi non plus (surtout en lingala), quelque chose lui semble bizarre, elle décide de ne pas partir. Arrive Sr Amandine (la Mère vicaire, la grande chef en l'absence de Mère Jeanne) : si, si, fais ta valise, tu pars demain. Bon, je l'aide à préparer ses bagages et on va se coucher. Le lendemain, on finit la valise, on range la chambre, et on attend la voiture qui doit nous emmener à l'aéroport. Mauvaise nouvelle : il n'y a plus de place dans l'avion, elle ne partira que mardi (il ne faut pas être cardiaque pour entrer chez les Catherinettes). Bonne nouvelle pour moi : ça me laisse deux jours de sursis pour lui préparer un petit cadeau : une clé USB avec plein de musique qui traînait sur mon ordinateur et qu'elle aime bien.&lt;br /&gt;Ce matin donc, j'avais demandé à l'administrateur gestionnaire l'autorisation de m'absenter de la clinique pour accompagner ma Théo à l'aéroport. Elle m'avait dit : on part du couvent à 7h30. Tu parles : à 10h seulement, la voiture vient nous chercher. Et son avion n'est arrivé qu'à 12h45 ! C'est l'Afrique : tu as une idée approximative de l'heure du départ, tu verras bien si tu pars, et pour ce qui est de l'arrivée, inch'allah ! Je l'accompagne sur le tarmac jusqu'au pied de l'escalier de l'avion (je suis privilégiée). On se reverra, ma grande carcasse : l'année prochaine à Kin, avant mon retour en France. En attendant, sûr qu'elle va me manquer … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5610548253332416622?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5610548253332416622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/ce-nest-quun-au-revoir-ma-soeur.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5610548253332416622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5610548253332416622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/ce-nest-quun-au-revoir-ma-soeur.html' title='Ce n&apos;est qu&apos;un au revoir, ma Soeur ...'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8895836211682697115</id><published>2010-06-23T20:04:00.000+02:00</published><updated>2010-06-23T20:09:47.071+02:00</updated><title type='text'>Mets de l'huile !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Françoise a eu vent d'un voyage que devait faire dimanche le Fr. Jean-Pierre (RSV) à Abiangama, à 38 km route de Kisangani (c'est comme ça qu'on dit ici), pour faire le plein d'huile de palme et autres denrées du même ordre, qui sont beaucoup moins chères en brousse qu'en ville. Comme elle ne manque pas une occasion de me faire plaisir, elle a demandé si nous pouvions aller aussi, histoire de prendre un peu l'air hors d'Isiro et ramener nous aussi de l'huile. Théo m'avait donné un bidon de 5 litres, en me recommandant bien d'acheter de l'huile "très raffinée, la plus raffinée possible". Samedi, nous sommes allées au marché avec Françoise pour acheter de quoi préparer le pique-nique de dimanche midi : beignets, grillés (morceaux de viande grillée), arachides. Pour les bananes, on trouvera sur place, ça ne manque pas.&lt;br /&gt;Le rendez-vous était à 6h le dimanche matin, chez les RSV. En bonne mondele, j'étais devant le portail à 6h pétante : fermé. 6h05 j'appelle Françoise, que nous devions passer prendre, pour savoir si elle peut appeler le Frère. 6h15 quelqu'un vient enfin m'ouvrir. 6h30, alors que j'attends sous la paillotte, j'aperçois enfin le Frère, qui me dit qu'on va bientôt partir. 7h nous partons enfin, et passons à Mendambo acheter 2-3 bricoles, puis dans les quartiers prendre une personne, puis une autre, puis encore une autre, puis enfin Françoise. Bref, il est 7h30 quand nous quittons Isiro, nous sommes 10 dans la Land Rover. La route n'est pas trop mauvaise, j'ai vu pire (rappelez-vous le voyage à Amadi), mais enfin, ce n'est pas l'autoroute non plus. J'ai retenu la leçon d'Amadi : inutile de se cramponner, on se fait encore plus mal. Je retrouve d'ailleurs les mêmes délicieuses sensations, intérieures mais surtout extérieures, que lors du fameux voyage.&lt;br /&gt;A 9h30 nous arrivons à Abiangama, non sans avoir déposé deux ou trois personnes en cours de route. L'abbé du coin nous attendait pour commencer la messe. Le temps pour Françoise d'enfiler l'habit dominicain, et nous voici dans l'église, où on nous invite à nous asseoir aux places d'honneur, comme il se doit. Pour changer : messe en swahili. Je m'endors doucement … A la fin de la messe, l'abbé nous remercie de notre présence et nous invite à nous présenter. C'est Françoise qui s'y colle, moitié en swahili, moitié en kibudu (sa langue maternelle); mais la traitresse me tend le micro quand même, et j'y vais aussi de mon petit couplet, en français cette fois (et oui, je ne connais qu'une seule langue ! je suis vraiment nulle …).&lt;br /&gt;Après la messe, nous nous réhydratons un peu tout en grignotant des arachides, puis nous nous mettons en quête de la fameuse huile. Quelqu'un dans la famille du Frère se charge de nous faire le plein. Comme ce n'est effectivement pas cher, j'en achète 5 litres supplémentaires (Théo sera ravie). Retour à la maison de l'abbé pour prendre le repas avec les autres : bananes bouillies-haricots; nous partageons nos grillés et nos beignets. Pas le temps de faire la sieste : il faut déjà repartir car les Frères ont une réunion l'après-midi. Nous chargeons la voiture : deux ou trois sacs de 80 litres d'huile, les deux bidons de 20 litres de Françoise, mes deux bidons de 5 litres. On nous donne encore des bananes et des arachides. Nous récupérons au passage les personnes que nous avions semées à l'aller, plus 3 poules qui me grignotent les pieds pendant le voyage. Nouvel arrêt, cette fois-ci on prend une grosse botte de pundu et un régime de bananes, qui rentrent je ne sais comment dans la voiture déjà archicomble. Comme pendant le trajet Françoise salue tout le monde en passant, je la taquine gentiment en l'appelant "Benoît XVI" et en lui demandant la bénédiction papale. En arrivant à Isiro, tandis que nous tournons dans les quartiers pour déposer tout le monde, ce que tout voyageur ici redoute finit par arriver : crevaison. Ça manquait à la panoplie. On change rapidement la roue et on repart. Vers 16h30 nous sommes enfin chez Françoise, où je décide de rester finir la journée : elle est trop contente de pouvoir me préparer encore une fois à manger … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8895836211682697115?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8895836211682697115/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/mets-de-lhuile.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8895836211682697115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8895836211682697115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/mets-de-lhuile.html' title='Mets de l&apos;huile !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4649291952524856816</id><published>2010-06-19T20:24:00.003+02:00</published><updated>2010-06-19T20:46:34.013+02:00</updated><title type='text'>I love my vélo</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je ne vous ai encore jamais parlé de mon vélo; c'est pourtant un sujet de conversation des plus prisés. Quand nous sommes arrivés à Isiro, on nous avait promis des vélos pour nous déplacer plus facilement : un &lt;em&gt;mondele&lt;/em&gt; marchant à pied, ça ne se fait pas. Ici, il y a plein de vélos de marque Phoenix, très solides et pratiques, capables de supporter des grosses charges sur des centaines de kilomètres. Mais l'Université a estimé que ces vélos n'étaient pas assez bien pour des &lt;em&gt;mondele&lt;/em&gt; et a jugé bon d'en commander d'autres, plus beaux et plus classes. Outre le fait que ces vélos ont mis plusieurs semaines pour arriver jusqu'à Isiro et que nous avons donc du marcher à pied quand même, ce sont des vélos 100% made in China, si vous voyez ce que je veux dire. Certes, ils sont beaux ... de loin; de près, n'importe quel occidental voit tout de suite que c'est de la m... avec une belle couleur métallisée. Quand Anne m'a présenté le mien, j'ai dit aussitôt : "Quand on aura changé toutes les pièces, on pourra rouler avec!". Je ne croyais pas si bien dire : après 10 jours, j'ai du changer les deux pneus, puis les chambres à air, puis les pédales, puis le roulement à billes du pédalier. Je vais devoir bientôt faire réparer le frein arrière qui est plus que défectueux (t'inquiètes pas, maman, je ne le prends pas quand je dois faire une grosse descente), et la pédale droite, changée un peu avant Noël, est déjà cassée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Non seulement il n'est pas solide, mais il n'est pas confortable, le guidon étant trop bas par rapport à la selle, ce qui m'oblige à me tordre le cou si je veux regarder autre chose que la roue avant. la crevaison est son mode d'expression favori. régulièrement, il va faire un tour dans l'atelier en face du couvent pour réparation diverse, en général rustinage ou changement de chambre à air. Freddy m'a fait remarquer que ce type de vélo étant rare à Isiro, les chambres à air adaptées traînent longtemps dans les dépôts et sont déjà poreuses quand on les achète. J'en ai donc fait venir de Kisangani, et depuis un mois je n'ai plus eu de problèmes, ce qui semble confirmer le diagnostic. Touchons du bois ...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4649291952524856816?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4649291952524856816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/i-love-my-velo.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4649291952524856816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4649291952524856816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/i-love-my-velo.html' title='I love my vélo'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-4792464393541340459</id><published>2010-06-14T20:15:00.000+02:00</published><updated>2010-06-14T20:17:22.823+02:00</updated><title type='text'>Mondial</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Je ne sais pas si vous êtes au courant (!), mais la Coupe du Monde de football a commencé. En Afrique du Sud. Au-delà du beau symbole que représente l'organisation d'une telle manifestation dans un pays où a sévit pendant des décennies l'un des systèmes politiques les plus odieux que l'homme ait inventé, c'est aussi la première fois qu'un événement de cet ampleur se déroule sur le sol africain. Occasion de faire découvrir aux pauvres occidentaux rassasiés que nous sommes qu'il y a une terre au-delà de la Méditerranée, et qu'elle est habitée.&lt;br /&gt;Depuis vendredi donc, nos journées et nos soirées sont rythmées par les matchs et les commentaires des résultats. Comme toute la semaine nous n'avons pas eu d'électricité au couvent (il y a une panne au niveau du quartier, que la SNEL s'emploie à réparer, sans succès jusqu'à présent), je regarde les matchs le soir chez les Religieux de Saint Vincent juste à côté, et dans la journée, quand c'est possible, chez un voisin de Sr Françoise à Mendambo, à qui je donne de temps en temps quelques petits cours d'informatique. Comme les télés sont quand même rares ici, nous sommes rapidement une quinzaine devant un petit écran format A4.&lt;br /&gt;Ce dimanche donc, j'étais là-bas, et en même temps que je faisais travailler un des fils de la maison sur l'ordinateur, je regardais le match Ghana-Serbie (un œil sur chaque écran, cela donne à mon regard un charme supplémentaire). Bien sûr, tout le monde était pour le Ghana : quand une équipe africaine est sur le terrain, c'est toute l'Afrique qui est représentée. Et là, ô miracle ! le Ghana a gagné (à prononcer 10 fois très vite) ! Je vous laisse imaginer les cris et les bondissements de joie dans la maison, et tout autour : une équipe africaine gagne un match, tout un continent redresse la tête ! L'honneur est sauf et la fierté retrouvée. Le football n'a pas que des mauvais côtés. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-4792464393541340459?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/4792464393541340459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/mondial.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4792464393541340459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/4792464393541340459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/mondial.html' title='Mondial'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8368140137849213529</id><published>2010-06-08T19:32:00.000+02:00</published><updated>2010-06-08T19:37:21.104+02:00</updated><title type='text'>Quarantaine</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Jeudi dernier, Sr Caro a eu 40 ans. Je me souviens que pour moi, la quarantaine avait été un peu rude, ma crise du milieu de vie ayant duré au moins 3 ans ! Je ne sais pas ce qu'il en est pour elle, mais je voulais quand même marquer le coup. Je m'y suis prise longtemps à l'avance : je lui ai "emprunté" subrepticement quelques photos dans son album (avec la complicité de sa consœur Bernarda, qui partage sa chambre et la connaît depuis … 40 ans!), et avec ça j'ai fabriqué une carte d'anniversaire "maison" comme je sais si bien faire (mes collègues de Probio comprendront : ils savent ce dont je suis capable quand je me lâche dans mes bêtises; et là je dois reconnaître que je suis allée loin …). Heureusement, la carte l'a fait beaucoup rire et l'a également beaucoup touchée ("je vais garder ça jalousement" m'a-t-elle dit).&lt;br /&gt;Et aujourd'hui je l'ai invitée à manger des spaghettis chez Anne et Ben, car je sais qu'elle adore ça. J'avais demandé à l'administrateur gestionnaire l'autorisation de quitter le boulot plus tôt pour faire les courses et préparer le repas (administrateur gestionnaire qui n'est autre que … Caro elle-même!). Ben avait fait venir du chocolat de Goma (un exploit) : c'était son cadeau d'anniversaire. Seule ombre au tableau : j'avais fait venir de France, par l'intermédiaire d'Anne et Ben, un exemplaire de mon bouquin pour le lui offrir, mais il n'est pas encore arrivé (il fait partie d'un colis que mes deux tourtereaux ont laissé à Kin et qui doit arriver dans les bagages  d'un informaticien de l'université, un jour …). Du coup, j'ai composé une petite chanson exprès pour elle, que je lui ai chantée entre le dessert et le café, en tremblant un peu car je ne savais pas ce qu'elle allait en penser. Là encore, j'avais tapé juste : elle m'a remerciée avec une émotion visible. J'espère que l'ensemble l'aura aidé à passer le cap difficile des 40. Elle qui me disait un jour : "Dieu t'a envoyée ici exprès pour moi !", elle ne croyait pas si bien dire … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8368140137849213529?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8368140137849213529/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/quarantaine.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8368140137849213529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8368140137849213529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/quarantaine.html' title='Quarantaine'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-2599027749699636571</id><published>2010-06-01T19:40:00.003+02:00</published><updated>2010-06-03T12:05:54.373+02:00</updated><title type='text'>Week end dans la cité</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Sr Françoise est en congé dans sa famille, à Mendambo (un quartier de la ville, à 15 mn à pied de Mater Dei). Je vais la voir de temps en temps, et c'est l'occasion pour moi de côtoyer d'un peu plus près des Congolais simples et pauvres, qui sont la majorité ici.&lt;br /&gt;Françoise, je l'ai déjà dit quelque part, a 9 frères et sœurs dont 8 sont déjà morts. Sa grande sœur Aimée reste donc seule avec sa maman et une flopée de gamins, les siens plus d'autres dont je n'ai pas bien compris la provenance (des neveux et nièces, sans doute). Personne n'a de travail stable et rémunéré. Aimée vend des beignets et travaille aux champs, ainsi que deux grands garçons. Avec le peu qu'elle gagne, elle arrive à faire manger et vivre ainsi une dizaine de personnes. Tout ce beau monde vit paisiblement et en bonne entente dans la même parcelle, composée d'une maison, deux petites maisonnettes, une cuisine, WC et douche (très rudimentaires). Samedi, grande première, je suis allée passer la nuit chez eux.&lt;br /&gt;Ça n'a l'air de rien, mais une mondele qui vient passer la nuit dans les quartiers, qui acceptent de manger et dormir avec "la population" comme ils s'appellent eux-mêmes, ce n'est pas fréquent. Les gens du quartier n'y croyaient pas vraiment : "Elle va dormir ici, tu crois ? Et qu'est-ce que tu vas lui préparer à manger ? Quand même pas du pundu ?" Et si ! Françoise, qui est très fine, s'est bien gardée de m'accueillir comme on accueille d'habitude les mondele, avec tellement d'égards et d'honneurs que ça en devient gênant. Elle avait préparé le repas de base ici : riz-pundu (pundu de fête, quand même, avec des arachides), que nous avons mangé toutes les deux dans sa maisonnette (une chambre et une petite pièce minuscule). Elle m'a emmenée visiter le quartier (enfin, une partie, car Mendambo c'est très grand); on se demande si c'est la ville qui a été construite dans la brousse, ou si c'est la brousse qui a envahi la ville. Dans la douceur de fin du jour, j'ai été touchée par la beauté de la nature se confondant avec la vie des hommes, cette vie si rude et simple, et en même temps si douce et paisible. On éprouve une vague nostalgie, quelque chose comme un paradis perdu et pas tout à fait retrouvé; on pressent que le bonheur, finalement, ça ne doit pas être si compliqué. Difficile à décrire …&lt;br /&gt;Nous sommes revenues à la parcelle où nous avons passé la soirée à discuter tranquillement dehors; un voisin est venu nous rejoindre, il m'a posé des questions sur l'Europe, nos modes de vie : petit temps de partage sympathique. Il faisait bon, c'était encore la pleine lune. Puis nous sommes allées nous coucher, Françoise m'a laissé son lit et a dormi par terre, comme il se doit (j'aurais fait la même chose). Et le dimanche matin, nous sommes allées ensemble à la messe au Sanctuaire, avant de prendre l'apéritif chez Anne et Ben.&lt;br /&gt;Ce qui me touche toujours le plus, vous l'avez peut-être remarqué, c'est la simplicité de cette vie-là, des relations entre les personnes (même si, ici comme ailleurs, "le cœur de l'homme est compliqué et malade"). L'accueil si fraternel de cette famille, comme si j'étais vraiment des leurs, une amie de longue date ("ici, c'est ta famille"); cette douceur de vivre malgré les difficultés, la maladie, la pauvreté; la joie si flagrante et palpable de Françoise et Aimée; le regard de la maman quand elle m'a serré la main avant mon départ (elle n'a pas retrouvé la parole depuis son accident cérébral); tout cet amour donné et reçu … L'Afrique comme on l'aime. http://picasaweb.google.fr/tameonta/MendamboBlog&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-2599027749699636571?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/2599027749699636571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/week-end-dans-la-cite.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2599027749699636571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2599027749699636571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/06/week-end-dans-la-cite.html' title='Week end dans la cité'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5303975794026963797</id><published>2010-05-26T21:39:00.001+02:00</published><updated>2010-05-26T21:44:06.920+02:00</updated><title type='text'>Orthographe</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Honte sur moi ! Je viens de m'apercevoir avec effroi que depuis le début de ce blog, je fais une abominable faute d'orthographe : Blanc ne s'écrit pas &lt;em&gt;mundele&lt;/em&gt;, mais &lt;em&gt;mondele&lt;/em&gt; (ça me rappelle la célèbre réplique de Titi : &lt;em&gt;ça s'écrit "chat", mais ça se prononce "gros minet" !&lt;/em&gt;). Il est vrai que pour une oreille profane comme la mienne, la prononciation est sensiblement la même…&lt;br /&gt;Donc voilà, dorénavant je ne ferai plus de phautte d'hortograffe sur ce blogue (plus celle-là, en tout cas). Merci de me pardonner cette horrible méprise ...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5303975794026963797?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5303975794026963797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/orthographe.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5303975794026963797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5303975794026963797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/orthographe.html' title='Orthographe'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3138787743604390619</id><published>2010-05-22T19:55:00.001+02:00</published><updated>2010-05-22T20:00:09.363+02:00</updated><title type='text'>Sango nini ? (quelles nouvelles ?)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'ai écrit un jour dans ce blog que le Congo est un pays en dépression. Un des symptômes de la dépression est la rumination de ses malheurs et la tendance à les étaler à la face du monde (que les personnes dépressives me pardonnent, il n'y a rien là de péjoratif : un symptôme n'est qu'un symptôme).&lt;br /&gt;Ici, on s'en rend compte à la manière de saluer. La plupart du temps, après &lt;em&gt;"bonjour",&lt;/em&gt; je rajoute un &lt;em&gt;"comment ça va ?"&lt;/em&gt; aussi jovial que machinal. Et là, il y a plusieurs réponses possibles :&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;"un peu bien".&lt;/em&gt; Euh, oui … mais encore ? C'est déroutant, on ne sait pas trop ce que ça veut dire: plutôt bien (le verre à moitié plein) ou plutôt pas bien (le verre à moitié vide) ? En général, je réponds : &lt;em&gt;"Un peu va bien, mais l'autre peu, comment va-t-il ?"&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;- &lt;em&gt;"ça ne va pas".&lt;/em&gt; Au moins, c'est clair. Au début je demandais : &lt;em&gt;"Ah bon, pourquoi ?".&lt;/em&gt; S'ensuivait une longue litanie de difficultés plus ou moins imaginaires sur lesquelles de toute façon je n'ai absolument aucun pouvoir (mais les gens s'imaginent volontiers qu'un Blanc a tous les pouvoirs, puisqu'il a de l'argent). D'ailleurs parfois ça se termine par une demande plus ou moins explicite d'argent. Maintenant j'ai compris : je n'insiste pas, j'attends que la personne s'étende plus, si elle le juge bon. Hélas, souvent elle le juge bon …&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;"on est là".&lt;/em&gt; Ah ben oui, j'avais remarqué; d'ailleurs sinon je n'aurai pas posé la question (je n'en suis pas encore à saluer les murs). J'ai fini par comprendre que &lt;em&gt;"on est là"&lt;/em&gt; a à peu près la même signification que notre &lt;em&gt;"on fait aller".&lt;/em&gt; C'est pas la grande forme, on a plein de misères, mais on est toujours vivant. Réponse finalement plutôt positive, mais le ton est si triste qu'il donne envie de pleurer.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;"pas mieux que vous".&lt;/em&gt; Alors là, c'est le summum ! Plus con tu meurs, sur le champ. Quand j'entends ça, je ne peux pas m'empêcher de rigoler : &lt;em&gt;"J'ai peut-être un cancer et vous ne le savez pas ! Les apparences sont parfois trompeuses !"&lt;/em&gt; Et quand il s'agit de quelqu'un de proche, je raconte cette histoire vraie : un jour, il y a quelques années, je ne sais plus ce que je vivais de difficile, mais toujours est-il que j'avais passé mon temps de prière le matin à pleurer comme une Madeleine. Au moment de partir travailler, vite vite, je me refais un visage présentable, et j'arrive tout sourire au labo, comme d'habitude. Et ma collègue Karine de dire en me voyant : &lt;em&gt;"Alors toi, tu as la forme aujourd'hui, ça se voit !".&lt;/em&gt; Vraiment, les apparences peuvent être trompeuses.&lt;br /&gt;Rares sont les occasions où les gens répondent &lt;em&gt;"ça va bien" &lt;/em&gt;(et encore, en général ils ajoutent &lt;em&gt;"aujourd'hui",&lt;/em&gt; qui casse la baraque et qui sous entend que le reste du temps, c'est la cata). Et quand on s'étonne de voir que pour moi, ça va toujours bien, je réponds comme St François : &lt;em&gt;"Ma misère, elle regarde le Seigneur; les autres, ils attendent ma joie !"&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Et toc ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;PS Je remercie Anne qui m'a donné l'idée de cet article ...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3138787743604390619?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3138787743604390619/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/sango-nini-quelles-nouvelles.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3138787743604390619'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3138787743604390619'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/sango-nini-quelles-nouvelles.html' title='Sango nini ? (quelles nouvelles ?)'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1807108622198454423</id><published>2010-05-19T20:43:00.000+02:00</published><updated>2010-05-19T20:44:11.850+02:00</updated><title type='text'>Buvons et festoyons !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;… Et nous avons fêté leur retour ! Plutôt deux fois qu'une.&lt;br /&gt;D'abord au couvent, dimanche soir, avec Françoise et Théo (toujours les mêmes) : poulet au sésame dans ma chambre, tout en écoutant de la musique et en surfant sur internet (ce qui explique en partie pourquoi mes articles sont de plus en plus espacés : toutes les Sœurs de la Communauté défilent dans ma chambre pour se connecter sur mon ordi !).&lt;br /&gt;Et puis lundi midi (le 17 mai est férié au Congo), chez eux à la Raquette, avec nos amis espagnols et Nadia, une jeune Italienne en "stage découverte" à la Consolata depuis deux mois  et demi (celle qui avait laissé un commentaire sur mon blog à l'article "Verbe incarné", en janvier). Repas spaghetti (une valeur sûre, suffisamment chère ici pour que ça fasse repas de fête), avec en entrée foie gras et Gewurztraminer. Les autres mundele ne connaissant pas ces deux spécialités françaises, nous leur avons expliqué avec force détail le gavage des oies et les cépages de nos belles régions. Et devinez qui a fait la cuisine : ma pomme ! Si, si ! (un peu aidée par Anne, certes, mais pas tant que ça; c'était plutôt moi qui lui disais ce qu'il fallait faire). Il fallait bien venir au Congo pour ça ! J'ai même réussi à préparer et manger sans faire de tâche de tomate sur ma belle tunique toute neuve. Je vais d'exploit en exploit …&lt;br /&gt;D'habitude, lorsque nous faisons une petite fête comme ça, il y a toujours un ou deux Moindo (prononcez 'mohinedo', le noir), alors on surveille notre langage; là nous avons profité que nous étions entre mundele pour nous lâcher un peu (oh, juste un peu) sur nos amis congolais, et élever légèrement le niveau de la conversation (du moins à nos yeux d'occidentaux). Maria-Louisa est enceinte, elle doit accoucher fin octobre, et ils ont prévu d'aller à Kinshasa pour cela, dans une clinique bien équipée, une des rares au Congo où il y a ce qu'il faut pour la réanimation, au cas où. Et l'on se surprend à retomber dans nos psychoses sécuritaires occidentales ! Mais bon, une conversation entre Blancs, de temps en temps, ça fait du bien …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1807108622198454423?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1807108622198454423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/buvons-et-festoyons.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1807108622198454423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1807108622198454423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/buvons-et-festoyons.html' title='Buvons et festoyons !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3645966900429779878</id><published>2010-05-12T21:04:00.000+02:00</published><updated>2010-05-12T21:05:39.196+02:00</updated><title type='text'>C'est le retour</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Aujourd'hui 12 mai, c'est la Journée Internationale des Infirmiers. J'avoue que, jusqu'à mon arrivée au Congo, j'ignorais totalement que cette journée existait, et que je vivais très bien sans ça. Je ne suis pas infirmière, et je n'ai jamais travaillé en clinique ni en hôpital. Mais ici, c'est important; les gens ont si peu le sens de leur propre dignité, et si peu de reconnaissance extérieure, que tout ce qui peut donner de la valeur et du sens à leur vie prend des proportions inimaginables (je ferai un article sur ce sujet plus tard).&lt;br /&gt;Donc à la clinique de l'Uélé, on parle de cette journée depuis des semaines; on a commandé des pagnes exprès, tout le monde s'est fait faire une belle tenue. Au programme de la journée : messe à la Cathédrale, puis défilé au stade (ici, on ne défile pas dans la rue mais au stade; c'est plus pratique pour canaliser, mais l'action perd de sa visibilité); discours, saynètes, puis repas à l'ITM (Institut de Techniques Médicales). Tout cela a donné lieu, comme il se doit, à des discussions sans fin et des disputes entre les infirmiers des diverses institutions sanitaires de la ville.&lt;br /&gt;J'ai donc acheté le pagne, et Sr Françoise m'a confectionné une magnifique jupe et une chemise assortie, avec plein de broderies dorées comme j'aime. Comme j'ai demandé à la meilleure couturière de la ville, j'ai la plus jolie tenue de la ville ! Et je m'apprêtais donc à me pavaner  (comme Théo l'autre soir) et faire baver d'envie toutes les infirmières de la Clinique et d'ailleurs.&lt;br /&gt;Oui, mais ce mercredi, c'est le jour où Anne et Ben reviennent de leur voyage au Brésil; avec une semaine de retard, car la valise d'Anne s'était égarée en chemin et ils ont du rester plus longtemps à Kinshasa pour l'attendre (étant donné l'incompétent notoire qui sévit au couvent des Dominicains de Kin, c'était plus sûr). Il m'a donc fallu choisir : j'ai choisi. Je suis allée à l'aéroport attendre mes compatriotes bien aimés.&lt;br /&gt;Mais avant, je suis passée me faire admirer à l'Université et à la Clinique, histoire de ne pas avoir fait faire la tenue pour rien ! Et tout le monde était ravi de me voir habillée "à la congolaise" ! Henriette, une des infirmières, me demande qui a cousu ça. "C'est Sr Françoise" – "Ah! Elle t'aime beaucoup !" Je crois, oui …&lt;br /&gt;J'étais bien contente de retrouver mes deux tourtereaux, et eux de pouvoir enfin poser leurs bagages, après 17 avions et 30 000 km de vol ! Vraiment, il faut être jeune pour faire ça. Ils m'ont ramené plein de belles choses de France, que j'avais commandées sur Internet (essentiellement du matériel informatique, et une paire de Sandales du Pèlerin qui fait l'admiration des Sœurs), et une jolie tunique du Brésil, pour mon anniversaire. Et ils ont réussi à glisser dans leurs bagages … quelques bouteilles de vin ! Il va falloir fêter leur retour …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3645966900429779878?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3645966900429779878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/cest-le-retour.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3645966900429779878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3645966900429779878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/cest-le-retour.html' title='C&apos;est le retour'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3185165176056700940</id><published>2010-05-06T20:17:00.000+02:00</published><updated>2010-05-06T20:19:01.803+02:00</updated><title type='text'>Au marché de Mendambo ...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Au marché de Mendambo, il y a d'abord la grande rue, avec ses petites échoppes qui se ressemblent toutes et vendent presque toutes la même chose. Pour l'étranger de passage, il vaut mieux avoir un "guide", quelqu'un qui vous trouve ce que vous cherchez ou vous indique où le trouver. En général, il se présente toujours quelqu'un pour cela; j'en ai un attitré, qui vient vers moi chaque fois qu'il me voit débarquer dans le quartier; on finit  par se connaître. Il y a aussi les taximen, qui attendent le client à moitié couchés sur leurs motos; quand ils me voient passer, ils m'appellent : "Mundele, on y va ?"&lt;br /&gt;Au marché de Mendambo, il y a la boutique de Soyfa; tout le monde connaît. Quand on cherche un produit de bonne qualité, on va chez lui. C'est plus cher que le made in China, mais ça dure plus longtemps. Par exemple, les cylindres de serrures chinois coûtent 2500 Fc, mais il faut les changer tous les trois mois (et payer le menuisier parce que le cylindre s'est cassé dans la porte). Chez Soyfa, on trouve des cylindres made in Italy, à 10 $ la pièce (presque 10 000 Fc), mais bien plus solides. On trouve aussi des balais, des outils, des tubes néons, des rouleaux de tissus pour faire des belles robes pour les Sœurs (25 $ le rouleau, plus cher si payé en Fc), du fil électrique … Bref, un peu de tout, cher mais de bonne qualité.&lt;br /&gt;Au marché de Mendambo, il y a le marché lui-même, avec tous ses petits étals pleins de petits tas de petites tomates, de petits piments, de petits oignons et de petits ails et de petites aubergines (tout est petit ici, sauf les arbres et les fruits). Il y a des bassines de riz, de haricots de toutes les couleurs, de farine de maïs, ou de manioc; il y a le poisson séché ou salé, rarement frais; il y a des cochons, et des chèvres, et des poules, vivants bien sûr, c'est le meilleur garde-manger. Il y a des singes ou des serpents, morts pour le coup, chassés en forêt, à manger rapidement; des chenilles ou des termites, selon la saison. Et puis des fruits, des ananas, des mangues, des paypayes, des avocats, des bananes de toutes les tailles et de toutes les races.&lt;br /&gt;Au marché de Mendambo, il y a le bruit et les odeurs; l'odeur du poisson séché et de la viande, des fruits et des légumes, de la poussière et de la sueur. Le bruit des hommes et des femmes qui rigolent et s'interpellent, qui voient passer la mundele et lui proposent leurs produits; la rumeur du monde, pleine de vie et de rires, de tout ce bavardage un peu vain et de cette joie légère qui remplissent les espaces entre les activités sérieuses, et donnent à nos journées leur saveur. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3185165176056700940?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3185165176056700940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/au-marche-de-mendambo.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3185165176056700940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3185165176056700940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/au-marche-de-mendambo.html' title='Au marché de Mendambo ...'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8920878264492263074</id><published>2010-05-04T21:56:00.000+02:00</published><updated>2010-05-04T21:58:12.298+02:00</updated><title type='text'>Le beau labo de là-bas</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La semaine dernière, une commission envoyée par le Ministère de l'Enseignement Supérieur est venue à Isiro pour vérifier la viabilité de la Faculté de Médecine de l'Université de l'Uélé, dont dépend la clinique. Branle-bas de combat à l'Université : il faut (re)mettre à jour les fichiers, faire les dernières délibérations pour l'année universitaire 2008-2009 (!), faire en sorte que tout soit présentable, y compris la clinique, y compris (et surtout) le labo. J'ai motivé mes laborantins, et j'ai mis tout le monde au boulot pour ranger et nettoyer les paillasses. Cela faisait six mois que voulais le faire, le prétexte était trop beau. Donc on s'y est tous mis, même Dido, même Papa Lume. Et c'est vrai qu'il est beau, le labo, bien rangé et tout propre. Pourvu que ça dure …&lt;br /&gt;La commission étant très en retard sur son planning n'a fait qu'une visite éclair à la clinique (10 mn, montre en main). Qu'à cela ne tienne, mon labo est beau, et c'est toujours ça de pris. L'Université a eu l'accord du Ministère haut la main; il est vrai qu'il existe au Congo des pseudo-université "sous le manguier", comme on dit ici. A Uniuélé, il y a tout de même des murs, de vraies salles de classe et de vrais professeurs. Une performance !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8920878264492263074?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8920878264492263074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/le-beau-labo-de-la-bas.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8920878264492263074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8920878264492263074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/05/le-beau-labo-de-la-bas.html' title='Le beau labo de là-bas'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3407897059525042882</id><published>2010-04-30T19:27:00.000+02:00</published><updated>2010-04-30T19:28:34.247+02:00</updated><title type='text'>Encore un anniversaire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Samedi, c'était l'anniversaire de Sr Théodorine, dite "la grande carcasse". Au couvent, on ne fête pas les anniversaires, alors avec Françoise nous avons comploté un petit quelque chose : j'ai acheté du tissu, du beau de bonne qualité, et Françoise lui a confectionné une robe, en cachette. J'ai fabriqué rapidement une carte d'anniversaire (vive Publisher) et commandé des bières. Samedi après-midi, avec Françoise nous avons préparé du poulet au sésame, juste pour nous trois (enfin, Françoise a préparé; moi, je me contentais de lécher la casserole). Et le soir, nous avons mangé toutes les trois dans ma chambre, tranquillou, en trinquant à sa santé.&lt;br /&gt;Quand nous lui avons offert la robe, elle était tellement émue que j'ai bien cru qu'elle allait pleurer : elle a toujours des robes mal fichues (une grande carcasse, ce n'est pas facile à habiller), et l'économe ne lui donne jamais l'argent nécessaire pour en faire une correcte. Bien sûr, ces Sœurs ont fait vœu de pauvreté, mais tout de même pas de misère; et pour être religieuse, on n'en est pas moins femme … Et cette robe est vraiment très belle, la plus belle du couvent. Vraiment, il fallait la voir, la Théo, se pavanant devant la vitre de la fenêtre en guise de miroir, toute émue, n'en revenant pas de tant d'amour offert si simplement. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J'ai toujours pensé que le bonheur était dans les petites choses de la vie : un regard, un sourire, un mot gentil, des petits riens qui réchauffent le cœur et laissent en nous la trace indélébile d'un amour qui se passe de grands mots (même si parfois les grands mots sont aussi nécessaires). Et puis les petites joies quotidiennes, à la fois dérisoires et si importantes : Yvonne me montrant avec fierté son nouveau téléphone, Caro ravie après le premier essai d'impression sur l'imprimante flambant neuf de la Clinique, Françoise quasiment les larmes aux yeux parce que je lui ai acheté une lampe pour sa chambre. Ces petits moments piqués en fraude, comme dit la chanson, et qui sont autant de moments d'éternité …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3407897059525042882?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3407897059525042882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/encore-un-anniversaire.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3407897059525042882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3407897059525042882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/encore-un-anniversaire.html' title='Encore un anniversaire'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8707842885708837832</id><published>2010-04-23T10:58:00.001+02:00</published><updated>2010-04-23T11:04:34.777+02:00</updated><title type='text'>Régression</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'ai mis en ligne, il y a déjà quelques temps, un article intitulé "le salut vient des Noirs". Je reconnais volontiers que cet article, et surtout son titre, était un brin provocateur. C'est aussi le but de ce blog que de provoquer des réactions; et j'avoue que j'étais un peu déçue de ne pas avoir de commentaire. Et puis, quelqu'un a fini par m'écrire, un anonyme. Et là, pour le coup, je n'ai pas été déçue !&lt;br /&gt;Outre que cet anonyme confond salut et confort matériel (ce qui est déjà très révélateur), il me rappelle qu'Obama n'est pas noir, mais métis (ici, les métis sont appelés &lt;em&gt;mundele&lt;/em&gt; : l'étranger, c'est toujours l'autre), et que certainement le fait "de vivre au milieu des Africains me fait régresser".&lt;br /&gt;C'est tout à fait possible, je n'en disconviens pas (expression favorite de Sr Caro, qui me fait toujours hurler de rire). Si ouvrir (essayer d'ouvrir) son cœur et son intelligence à un autre système de pensée est une régression … Si accepter de voir le monde avec un autre regard et reconnaître qu'il y a d'autres richesses que matérielles est une régression … Si découvrir d'autres cultures et s'en émerveiller est une régression … Si apprendre à aimer l'autre tel qu'il est, non pas malgré son altérité, mais précisément à cause d'elle, est une régression … Si, finalement, tenter de devenir un peu plus humain est une régression …&lt;br /&gt;Alors oui, le fait de vivre parmi les Africains me fait régresser !&lt;br /&gt;Et j'en suis même drôlement fière !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8707842885708837832?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8707842885708837832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/regression.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8707842885708837832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8707842885708837832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/regression.html' title='Régression'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-5301968662352057537</id><published>2010-04-18T19:16:00.003+02:00</published><updated>2010-04-18T21:25:16.626+02:00</updated><title type='text'>PVV</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le VIH-SIDA est ici, comme un peu partout dans le monde, une préoccupation majeure. Malgré l'absence de statistiques officielles précises, on peut estimer que la prévalence à Isiro avoisine les 10 %. Ici, comme un peu partout dans le monde, les personnes victimes de cette maladie sont encore largement stigmatisées : le SIDA est une maladie honteuse. Ici, il est n'est pas synonyme d'homosexualité, comme il l'a longtemps été en Europe, mais plutôt d'errance sexuelle. Comme tout ce qui touche à la sexualité, il fait naître tabous et fantasmes, et ceux qui en sont atteints sont montrés du doigt. Sauf qu'ici, où la relation à l'autre et aux autres est si forte et si essentielle, la mise à l'écart signifie la mort sociale, bien plus redoutable que la mort physique. C'est pourquoi il est si difficile d'inciter les gens à se faire dépister, et la plupart préfèrent cacher leur séropositivité même à leurs proches. Il est rarissime d'entendre quelqu'un dire qu'il est séropositif.&lt;br /&gt;Il y en a pourtant; on les appelle les PVV : Personnes Vivant avec le VIH. Ce sont des courageux, qui ont besoin d'être soutenus, moralement (un traitement à vie, ce n'est pas facile à vivre), psychologiquement, socialement, matériellement (lorsque la maladie se déclare, les ressources financières s'effondrent du fait de l'incapacité à travailler régulièrement). Une association s'est "spécialisée" dans l'accompagnement psychosocial des PVV, l'ACLAD (Association des couples pour les actions de développement et la lutte contre VIH-SIDA), dans laquelle Sr Caro est coordinatrice des actions sociales.&lt;br /&gt;L'autre jour, elle m'a invitée à venir participer à une petite cérémonie officielle : le PNMLS avait fait un don pour aider matériellement une vingtaine de PVV. Quinze dollars par personne, sous forme de 4 copals de braise et 20 litres d'huile. De quoi commencer une petite activité de commerce et reprendre pied dans la société. Remise officielle, avec discours et tout, comme il se doit, de manière à solenniser la chose et responsabiliser les heureux élus. Il y avait là un représentant de la ville, un autre du PNMLS, un officier de la MONUC, d'autres encore dont je n'ai pas retenu le grade. J'étais là comme photographe …&lt;br /&gt;Bien sûr, à nos yeux blasés d'occidentaux bien nourris, 4 copals de braise et 20 litres d'huile, c'est dérisoire. Et faire toute une cérémonie pour ça pourrait nous paraître bien désuet et superficiel. Il n'en est rien. Les Congolais ont, bien plus que nous, le sens de la solennité et de l'heure décisive, du symbole et du signe véritablement signifiant (en fait nous l'avons aussi, mais il ne s'applique pas du tout aux mêmes choses). D'ailleurs ici tout est signe, tout est prétexte à la relation; car le signe, comme chacun sait, met en relation les personnes qui le reconnaissent comme signe. Et l'action symbolique ne perd jamais totalement de vue l'action pratique : 15 $, mine de rien, c'est une somme. Et donner ouvertement, officiellement, à des personnes que tout le monde exclut, ce n'est pas seulement symbolique, c'est reconnaître leur place au sein de la société, les intégrer et leur permettre de s'intégrer.&lt;br /&gt;Il y a dans ce pays tous les extrêmes, des choses horribles (les massacres du LRA et autres), et des choses très belles. Mais comme souvent, les choses horribles sont exposées à la face du monde, et les choses très belles restent cachées. Dommage : le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelques photos de la cérémonie : &lt;a href="http://picasaweb.google.fr/tameonta/PVVGardees?feat=directlink"&gt;http://picasaweb.google.fr/tameonta/PVVGardees?feat=directlink&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-5301968662352057537?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/5301968662352057537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/pvv.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5301968662352057537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/5301968662352057537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/pvv.html' title='PVV'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-6493771808083243635</id><published>2010-04-16T19:46:00.001+02:00</published><updated>2010-04-16T19:50:26.542+02:00</updated><title type='text'>Joyeux anniversaire !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Mercredi, c'était mon anniversaire : 44 ans le 14/4. J'en avais parlé à Françoise et Caro, histoire de ne pas me sentir trop seule en l'absence d'Anne et Ben.  Elles se sont liguées pour faire de cette journée une journée pas tout à fait comme les autres.&lt;br /&gt;D'abord, Françoise a fait dire la messe pour moi, le matin, dans la chapelle du couvent (un prêtre Dominicain est en congé en ce moment à Isiro et vient régulièrement dire la messe à la communauté). Je n'y avais pas songé moi-même; j'étais surtout touchée qu'elle n'ait pas oublié la date. Et le matin, à la clinique, à la fin du rapport de garde, une des infirmières m'a remis une carte d'anniversaire signée par tous les employés de la clinique ! C'est Caro, bien sûr, qui avait monté le coup (elle sait comment on fête les anniversaires chez les Blancs); elle avait sillonné la ville sur sa moto pour dénicher la seule et unique carte qui restait, et avait profité de mon absence lundi pour cause de malaria pour faire signer tout le monde.&lt;br /&gt;Après le boulot, je suis allée à son couvent, où elle était en train de me préparer de délicieux spaghetti comme je les aime. Il y avait là les trois Sœurs Equatoriennes (Caro, Bernarda et Justine, il faudra que je vous en parle un jour) et Gratien, assistant technique au PNMLS, un copain (en fait, on se connaît à peine, mais il s'est fait enlevé un kyste derrière l'oreille il y a un mois, et comme je passais par là et qu'il souffrait beaucoup, je lui ai tenu la main pendant toute l'opération; il en a profité pour me broyer l'avant bras; ça reste un grand moment entre nous). Lui aussi voulait m'acheter une carte d'anniversaire, mais Caro avait pris la dernière; du coup, il s'est rabattu sur un paquet de biscuits : c'était le cadeau du jour. Nous avons passé un très bon après-midi ensemble, simple et fraternel, et copieusement arrosé de bière. Quand je suis retournée à Mater Dei le soir, Françoise avait simplement cueilli une rose et l'avait installée sur mon bureau pour m'accueillir (elle non plus n'avait pas trouvé de carte …).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voilà : une carte, un paquet de biscuits et une rose. Mais derrière ces quelques objets, l'amitié et l'affection, comme ces drôles de Congolais savent en témoigner, avec simplicité et pudeur. Il suffit de savoir déchiffrer …&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;PS : Au passage, je remercie tous ceux qui m'ont appelée au téléphone ou envoyé  des SMS, mails et messages sur mon blog à l'occasion de cette belle fête. Ca fait vraiment chaud au cœur de se savoir aimée comme ça et de se sentir portée, même si loin. Finalement, j'ai eu plus de messages de sympathie que je n'en ai d'habitude en France …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-6493771808083243635?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/6493771808083243635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/joyeux-anniversaire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6493771808083243635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/6493771808083243635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/joyeux-anniversaire.html' title='Joyeux anniversaire !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3696649175386137267</id><published>2010-04-12T19:32:00.000+02:00</published><updated>2010-04-12T19:34:01.198+02:00</updated><title type='text'>Malaria</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dans la famille Chaboussou, on à la bougeotte : Anne vit au Congo, son frère en Colombie, et un autre de ses frères se marie prochainement … au Brésil ! C'est l'occasion pour toute la famille de se retrouver pour faire la fête. Anne et Ben ont donc pris un mois de congé pour se rendre au Brésil. Initialement, ils devaient partir mercredi par le vol de la MONUC, jusqu'à Kisangani. Là, avec de la chance ils prenaient directement la correspondance pour Kinshasa. Sinon, c'était le vol du lendemain (la MONUC n'assure qu'un seul vol par semaine entre Isiro et Kisangani, mais tous les jours entre Kisangani et Kin). Le vol Kin-Paris, via Libreville et Casablanca, était prévu pour la nuit de vendredi à samedi. Arrivée à Paris samedi soir, et départ le lendemain matin pour Rio, via Madrid. Il faut être jeune !&lt;br /&gt;Donc, normalement, tout devait bien se passer. Mais c'est méconnaître les réalités africaines que de penser que tout va se passer comme prévu. Le vol de la MONUC de mercredi a été annulé au dernier moment pour cause de conflit dans la province de l'Equateur, à quelques 1500 km de là. Mais semble-t-il, il est repoussé à vendredi. Oui, mais il ne faut pas qu'il parte après 15h, sinon, ils rateraient la correspondance pour Kin; et ils doivent impérativement être à Kin vendredi soir. Or les heures de départ des avions, même ceux de la MONUC, sont très fluctuants (Caro a ainsi raté son avion : quand elle est arrivée à l'heure prévue pour le check-in, l'avion était déjà parti !). Il y a bien le vol de la Malou (compagnie privée) qui part dans la matinée, mais il faut payer (la MONUC est gratuite pour le personnel de l'université avec lettre de mission) et la compagnie est, comme toutes les compagnies congolaises, sur liste noire. Que faire ? Sueurs froides ! Finalement, jeudi après-midi, on apprend que le vol de la MONUC de vendredi est annulé lui aussi : ça résout le problème. Je voulais les accompagner à l'aéroport avec Caro, mais le gars qui est passé les prendre était trop à la bourre : pas le temps de s'arrêter deux minutes à la clinique pour nous prendre. Nous étions fort déçues. A quelque chose, malheur est bon : nous avons eu toutes les deux un travail urgent à faire ce matin-là, que nous n'aurions pas pu faire sinon (soit dit en passant, vous comprenez pourquoi je ne tiens pas trop à revenir en France pour mes congés : outre le prix, j'ai passé l'âge de vivre sereinement ce genre de péripéties).&lt;br /&gt;Nos deux tourtereaux se sont donc envolés, me laissant seule française à Isiro. J'en ai profité pour faire ma première crise de palu, sans fièvre, mais avec tous les autres symptômes : vertiges, céphalées, courbatures partout, chaud-froid, diarrhées, vomissements. Rien de très grave (la thalassémie me protège quand même un peu, je pense que le facteur déclenchant était surtout psychologique), mais suffisant pour que je comprenne pourquoi les gens ici redoutent tellement la malaria et se précipitent sur le Fanzidar dès les premiers signes. Heureusement que je travaille dans un établissement sanitaire, que j'ai l'argent pour payer les médicaments, et que Caro, qui est infirmière, s'occupe de moi comme une sœur (sans jeu de mots). Mais je mesure mieux les ravages de cette maladie : non seulement on en meurt (souvent, surtout les enfants), mais pendant une crise, on ne peut RIEN faire. Et comme toute la population est impaludée, ça paralyse sérieusement  l'activité économique du pays. &lt;br /&gt;Samedi matin, j'étais allée à la clinique (c'est là que je me suis rendue compte que je n'étais pas en état de travailler), et mes trois laborantins se sont empressés de me faire mes analyses : Fredy m'a fait la prise de sang, Dido a lu la goutte épaisse et Yvonne a dosé l'hémoglobine. C'était vraiment touchant. Ils étaient persuadés que mon hémoglobine serait à 14, car "ici, dans les légumes, il y a du fer" (chez nous aussi), et étaient tout déçus de la trouver à 11 (moi, j'étais plutôt contente, d'habitude c'est moins).&lt;br /&gt;Tout le monde me le dit : avec la malaria, il ne faut pas s'amuser; il faut bien prendre le traitement jusqu'au bout et surtout beaucoup se reposer. Donc j'ai bien pris mon traitement, et je me suis beaucoup reposée. Je ne suis même pas allée à la messe dimanche (impossible de tenir debout), le P. Elio m'a porté la communion à domicile. Le Dr. Mandana, que j'avais consulté samedi, est venu au couvent prendre de mes nouvelles cet après-midi. Caro est passée me voir samedi après-midi, dimanche aussi, et ce matin encore avec du Primpéran car j'avais vomi toute la nuit, du Tanzol pour d'éventuels vers intestinaux (tout le monde en a), du magnésium pour que je me remette plus vite : elle est pressée de récupérer sa secrétaire particulière ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3696649175386137267?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3696649175386137267/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/malaria.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3696649175386137267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3696649175386137267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/malaria.html' title='Malaria'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-7344367700657716247</id><published>2010-04-06T09:37:00.000+02:00</published><updated>2010-04-06T09:39:12.716+02:00</updated><title type='text'>Yezu asekwi, alleluya !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Et bien voilà, la Semaine Sainte est terminée et Pâques est là. "Ils sont finis, les jours de la Passion" dit la liturgie au cours de la Vigile Pascale. Ils sont finis, et comme vous vous en doutez, ils ont pris pour moi cette année une coloration particulière.&lt;br /&gt;Le Jeudi Saint tout d'abord. Messe l'après-midi à la paroisse, en lingala donc. J'avais commis l'erreur de m'installer derrière la chorale : ils dansaient tellement d'un côté à l'autre que j'ai failli avoir le mal de mer. Après la messe, je reviens à 20h avec la Communauté qui est chargée d'assurer l'adoration au reposoir jusqu'à 20h30. De retour au couvent, rituel du lavement des pieds en Communauté : la Mère Générale et la Mère Vicaire (Jeanne et Amandine) lavent les pieds de toutes les Sœurs, et les miens par la même occasion. Inutile de vous dire qu'ici, avec toute la poussière et la boue, le geste n'a rien de symbolique. Quand j'ai réalisé que la Mère Jeanne, pour qui j'ai tant d'estime, allait me laver les pieds, j'ai failli lui dire, comme Pierre à Jésus : "Mais enfin, ma Mère, vous n'allez tout de même pas me laver les pieds ! Pas vous ! C'est plutôt moi qui devrais laver les vôtres !" Comme nous étions déjà entrées dans le grand silence du Vendredi Saint, cette cérémonie avait vraiment un poids qui dépassait largement celui du simple rituel …&lt;br /&gt;Vendredi Saint, comme d'habitude, jeûne strict toute la journée : je peux bien éprouver dans ma chair une fois par an ce que tant de gens, ici et ailleurs, éprouvent tous les jours. Sauf que cette fois-ci, je me retrouve à égalité avec les gens avec qui je travaille quotidiennement : eux ne mangent généralement qu'une fois par jour. Ce jour-là, Caro avait fait ramener du matériel offert à la clinique il y a déjà quelques mois, et qui était entreposé dans une annexe de l'Université. Comme j'étais presque la seule qui restait à cette heure-là à la clinique (ça m'apprendra à rester blaguer), elle me réquisitionne pour porter les cartons. Je ne les ai pas comptés, mais il devait y en avoir une centaine, pas lourds heureusement. Entre la faim, la soif, la chaleur et la fatigue, voilà encore un vrai Vendredi Saint. Je m'abstiens du Chemin de Croix en paroisse : en lingala, c'est vraiment double peine (de toute façon, je suis rentrée tellement tard de la clinique que je me suis contentée de dire le chapelet avec Anne). Puis nous avons participé ensemble à l'Office de la Croix : plus de 2 heures de célébration …&lt;br /&gt;Samedi était déjà presque fête. J'avais promis une bière à Caro pour lui remonter le moral après les épreuves cartonnesques de la veille (elle était restée jusqu'à presque 18h à la clinique); nous passons un chouette moment ensemble après le boulot. C'est l'anniversaire de la mort de son papa, décédé il y a exactement 10 ans, un Samedi Saint également …&lt;br /&gt;Après la sieste, je passe une partie de l'après-midi à décorer la chapelle avec Françoise et une novice. Les Africains n'ont pas tout à fait les mêmes goûts que nous en matière de décoration, c'est le moins que l'on puisse dire. Je finis par m'y faire; j'en ai même rajouté une couche en refaisant des affiches à l'ordinateur, avec plein de couleurs WordArt kitchouilles à donf. Françoise était ravie.&lt;br /&gt;Enfin, nous partons à la Vigile. J'ai pris soin de suivre Mère Jeanne et je suis du coup bien installée dans le chœur avec d'autres Sœurs. Certes, je détonne un peu dans le blanc ambiant avec ma chemise bleue à petits ostensoirs dorés, mais au moins je suis appuyée contre le mur, et comme la messe dure plus de 3 heures, c'est appréciable. Belle messe, chantée et surtout dansée, du début jusqu'à la fin. Le Nkembo (gloire à Dieu) dure 10 mn, ça chante, ça crie, ça danse, c'est la fête ! C'est la fête aussi pour l'alléluia, et la procession des offrandes, et le sanctus, et la communion. Bref, c'est la fête tout le temps ! Et de retour au couvent, il faut subir encore les cris de joie des novices ! Le dimanche soir, nous fêtons dignement la Résurrection de Notre Seigneur par une petite soirée au couvent, à laquelle sont conviés Anne et Benoît : repas, quelques bières,  musique, et danses encore, dans une ambiance très bon enfant; les novices se déchaînent, je sors ma guitare, nous chantons et nous dansons, entre sœurs. Très sympa, vraiment …&lt;br /&gt;Ici comme ailleurs, ces jours si particuliers pour les chrétiens sont donc enracinés dans la vie ordinaire. Bien sûr, il y a les rites, les célébrations, mais ils n'ont de poids et de sens que s'ils s'inscrivent dans la continuité du quotidien : Dieu ne peut diviniser que ce que l'homme a humanisé. Ici comme ailleurs, l'Evangile se vit dans les petites choses banales de nos vies : traduire en patience le désir du Royaume. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ici comme ailleurs, le Christ nous précède en Galilée …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-7344367700657716247?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/7344367700657716247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/yezu-asekwi-alleluya.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7344367700657716247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7344367700657716247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/04/yezu-asekwi-alleluya.html' title='Yezu asekwi, alleluya !'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-9061798739603657926</id><published>2010-03-28T19:20:00.000+02:00</published><updated>2010-03-28T20:05:34.565+02:00</updated><title type='text'>Gestion de projet</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il y a un peu plus d'un an, le 1er mars 2009, je passais l'entretien de la DCC qui leur permettrait de décider s'ils allaient me faire partir ou non. Le gars qui m'a fait passer l'entretien, un ancien séminariste complètement déjanté, s'étonnait : "Tu es sûre que tu veux faire du labo ? Tu pourrais faire plein d'autres choses. Moi, je te verrais bien faire de la gestion de projet. Tu veux pas mettre plutôt "gestion de projet" sur le formulaire?". Et moi, têtue comme une bourrique : "Non, je veux faire du labo, c'est tout ce que je sais faire; je serai déjà assez paumée comme ça, si en plus je dois changer de boulot, ça va être la cata ! De toute façon, en Afrique, quoi qu'on fasse, c'est de la gestion de projet !"&lt;br /&gt;Bingo ! Le Dr Mandana vient de me donner un projet d'installation d'énergie solaire à la clinique, à mettre un peu en forme et envoyer à des partenaires éventuels en France et en Italie (pour l'italien, Sr Caro traduira). Dans le même temps, l'université a reçu d'une organisation espagnole une possibilité éventuelle de financement par le Parlement du même nom pour le laboratoire. Projet à rendre pour la mi-avril, en espagnol bien sûr (cette fois, c'est Sr Maria Mayo qui traduira). Moi qui n'ai jamais fait de gestion de projet et qui ne sais même pas à quoi ça peut bien ressembler, je suis servie ! Heureusement, pour m'aider le P. Roger m'a filé le formulaire (de 60 pages, tout de même) d'un projet refusé par un organisme européen (Commission Universitaire pour le Développement, je crois), et qu'il faut remettre à jour. Donc, je remplis un formulaire à l'aide d'un autre, très remanié. Le tout en espagnol. Vive le copier-coller !&lt;br /&gt;Qu'est-ce que ça aurait été si j'avais mis "gestion de projet" sur le formulaire de la DCC !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-9061798739603657926?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/9061798739603657926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/gestion-de-projet_28.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/9061798739603657926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/9061798739603657926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/gestion-de-projet_28.html' title='Gestion de projet'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3812252174853573527</id><published>2010-03-22T20:14:00.001+02:00</published><updated>2010-03-23T09:24:28.447+02:00</updated><title type='text'>Le salut vient des Noirs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La nouvelle est parvenue jusqu'à Isiro : Barack Obama a réussi son pari, celui de faire passer une loi pour réformer le système de couverture sociale américain. Cet homme est étonnant : non seulement il relève des défis, non seulement il accomplit ce qu'il promet, mais en plus il réussit. Lui, le premier Président Noir élu aux États-Unis ! C'est sûr : le salut vient des Noirs …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde autour de moi : cette force de vivre, cette obstination à vivre, malgré tout, malgré la misère, la pauvreté, malgré la chaleur et la pluie, malgré tous les obstacles, malgré les dettes accumulées, et qui le resteront, d'où vient-elle donc ? Quelle espérance habite donc ces hommes et ces femmes, quelle folie plus puissante que toutes nos raisons, quelle vie plus forte que la mort ?&lt;br /&gt;Je pense à notre monde occidental, désespérant et désespéré, à nos richesses accumulées et qui le resteront, trésor enfoui, stérile et ridicule, obscène jusqu'à la nausée. Je pense à tous nos jeunes (et moins jeunes) qui ne trouvent déjà plus d'autre raison de vivre que la quête jamais assouvie de biens matériels; à tous ceux qui se jettent à corps perdus dans tous les sports extrêmes et autres sauts à l'élastique, pour ce donner, pour un instant, l'impression d'exister. Quelle désespérance nous habite donc, quelle folie de mort, quel manque d'aimer ?&lt;br /&gt;Vraiment, le salut vient des Noirs …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3812252174853573527?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3812252174853573527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/le-salut-vient-des-noirs.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3812252174853573527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3812252174853573527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/le-salut-vient-des-noirs.html' title='Le salut vient des Noirs'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-7773755913073178185</id><published>2010-03-20T20:19:00.002+02:00</published><updated>2010-03-20T20:23:47.323+02:00</updated><title type='text'>Conférence de Carême</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Vous l'avez sans doute deviné dans mes différents articles : il y a des dysfonctionnements à la clinique. L'argent des malades ne parvient pas toujours jusqu'à la caisse mais s'égare dans des poches diverses, la conscience professionnelle de certains infirmiers est proche du niveau zéro, l'amour du travail, et du travail bien fait, n'est pas une vertu partagée par tous. Il faut donc de temps en temps remettre un peu les pendules à l'heure, avec tact toujours, mais pas avec assez de vigueur à mon goût occidental. Mais ici, il ne faut surtout pas rompre la relation …&lt;br /&gt;Samedi dernier, à la fin du rapport de garde, la Directrice de Nursing (infirmière chef) a pris la parole pour inciter chacun à faire son examen de conscience et se rappeler pourquoi il était là, pourquoi il avait choisi ce métier, etc. Sr Caroline en a rajouté une couche, d'un ton très doux mais très ferme, presque suppliant, qui m'a beaucoup touchée. Et qui m'a fait réfléchir : si ses paroles m'ont touchée, c'est qu'elles m'ont rejointe dans ce que j'ai de plus profond, et donc de meilleur (le meilleur est toujours le plus profond). Si les gens semblent ne pas entendre les ordres, les conseils et autres rappels à l'ordre, s'il faut toujours dire dix fois les choses pour être entendu, c'est peut-être qu'on ne leur parle pas là où ils peuvent entendre, au plus profond d'eux-mêmes, dans ce qu'ils ont de meilleur. Comment faire pour rejoindre l'autre dans ce qu'il a de meilleur (sachant que cela varie d'une personne à l'autre) ?&lt;br /&gt;Le lundi, je fais part de mon interrogation à Caro, et nous discutons un moment pour trouver comment parler à nos gens de manière à ce qu'ils entendent. Je demande : "Est-ce qu'on ne pourrait pas faire une petite récollection pour les employés de la clinique ? Un truc pas trop long, pendant le temps de service (sinon ils ne viendront pas). C'est le Carême, le temps idéal pour ce genre de remise en question." Elle approuve, nous discutons des modalités pratiques. Quel prédicateur ? D'un commun accord, nous optons pour le P. Elio, un missionnaire combonien italien qui se trouve être aussi mon confesseur (et à qui j'avais déjà un peu parlé de ça la veille). Après accord du Médecin directeur, nous préparons tout (et tous) pour notre récollection qui doit avoir lieu le samedi suivant.&lt;br /&gt;Ce samedi, j'arrive donc à 7h30 pour préparer la salle de prélèvement du labo que nous avons choisie comme salle de conférence. Papa Lume fait le ménage comme jamais, je nettoie la table de prélèvement, installe une espèce de champ opératoire en papier bleu en guise de nappe, mon crucifix en ébène que j'ai apporté exprès, un magnifique bouquet de fleurs artificielles jaunes pétantes 100% made in China qui traînait dans le bureau de Caro : voilà la salle de prélèvement rapidement transformée en chapelle. A 8h30 arrive le P. Elio; une trentaine de personnes sont présentes, en comptant les médecins et les stagiaires. Et Elio parle, pendant presqu'une heure, de son sujet préféré : Dieu est notre papa, nous sommes ses enfants bien aimés, et donc frères les uns des autres, et aussi des malades. Il le fait en lingala, et avec tant de conviction et de tendresse que tout le monde semble subjugué. Cet homme est un véritable homme de Dieu, ça se voit, ça s'entend. Les gens ont l'air touchés, même les travailleurs et les filles de salle; en tout cas, ils écoutent attentivement, ils n'ont pas l'air de s'ennuyer comme au rapport de garde. Après la conférence, nous partageons tranquillement des beignets préparés avec amour (et avec mes sous) par Caro; puis chacun retourne à son travail, tandis qu'Elio me refait sa conférence en privé et en français. Quelque chose s'est passé, quelque chose a passé entre nous.&lt;br /&gt;"C'est vraiment Dieu qui t'a envoyée chez nous", me dit Caro. "Il n'y avait jamais eu de récollection à la clinique, c'est la première fois. Mais quand on met Dieu dans notre travail, ça porte toujours du fruit. Merci d'avoir donné l'idée et organisé tout ça. Ensemble, on va faire du bon travail."&lt;br /&gt;A la grâce de Dieu …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-7773755913073178185?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/7773755913073178185/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/conference-de-careme.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7773755913073178185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7773755913073178185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/conference-de-careme.html' title='Conférence de Carême'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-7343242101171516875</id><published>2010-03-18T21:19:00.001+02:00</published><updated>2010-03-18T21:21:38.784+02:00</updated><title type='text'>Fraternité</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Sr Françoise vit en ce moment une épreuve douloureuse : sa maman a fait un AVC ou quelque chose dans ce style, qui l'a laissée paralysée du côté gauche et incapable de parler. Du coup, Françoise passe tout son temps avec elle, à l'hôpital d'abord, à la maison ensuite, comme garde-malade, avec sa grande sœur; la seule qui lui reste, car sur les dix enfants, 8 sont déjà morts, ainsi que le papa. Ce qui vous donne une petite idée 1- de l'omniprésence de la mort dans ce coin de la planète et de sa réalité quotidienne, 2- de l'inquiétude de Sr Françoise.&lt;br /&gt;Conséquence: je ne vois plus ma chère mère cadette, récemment rebaptisée par mes soins "petite sœur". Elle passe au couvent en coup de vent (à prononcer dix fois très vite), et jamais quand j'y suis.  Dix jours déjà que je ne l'ai pas vue, elle me manque …&lt;br /&gt;Dimanche soir, je m'aperçois que pendant mon absence quelqu'un a installé un petit rideau au meuble de ma salle de bain. Je demande à la novice en charge de mes petites affaires ce mois-ci : "C'est toi qui as mis ce rideau ?" Non, ce n'est pas elle; mais il paraît que Françoise est passée dans la matinée, c'est peut-être elle. Il est vrai que je lui avais demandé depuis déjà un bon mois et demi, mais je pense bien qu'en ce moment, elle a d'autres chats à fouetter. Ce ne doit pas être elle. Je reste avec mon interrogation …&lt;br /&gt;Cet après-midi, comme je reviens assez tard de la clinique (beaucoup de boulot en ce moment), on me signale : "La Sœur est là". Je me retourne et je vois ma petite sœur Françoise qui vient vers moi tout sourire : "Je suis là depuis ce matin, mais je ne voulais pas repartir sans te voir; je tournais en rond en t'attendant". Je la serre dans mes bras, oubliant que je suis encore toute transpirante d'avoir fait la route à vélo sous le cagnard, et m'enquiers de la santé de sa maman, de la sienne, si elle dort bien, etc. "Qu'est-ce que je suis contente de te voir ! Tu me manques ! C'est toi qui a mis le rideau dans ma salle de bains ?" – "Oui, quand je suis venue dimanche; tu n'étais pas là, mais j'ai pensé qu'il y avait déjà longtemps que tu me l'avais demandé; quand même, je ne vais pas te laisser tomber comme ça."&lt;br /&gt;Cette petite Sœur est vraiment adorable ! Sa maman est malade, elle-même est inquiète, dort mal, court dans tous les sens, et elle trouve encore le moyen de faire un rideau pour sa grande sœur ! Vous n'imaginez pas comme cela m'a touchée. Moi qui rêve de fraternité ! Il fallait nous voir toutes les deux dans la cour du couvent, main dans la main et sourire aux lèvres, aussi heureuse l'une que l'autre de nous retrouver. Il y a des regards qui ne trompent pas …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-7343242101171516875?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/7343242101171516875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/fraternite.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7343242101171516875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/7343242101171516875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/fraternite.html' title='Fraternité'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-8192182279229016571</id><published>2010-03-16T20:21:00.001+02:00</published><updated>2010-03-16T20:24:04.590+02:00</updated><title type='text'>Relation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;La vie suit son cours, en République Démocratique du Congo comme ailleurs. Pendant que vous vous transformez progressivement en glaçon sous une montagne de neige, nous fondons comme le-dit glaçon sous un soleil ardent. Anne a fêté nos 6 mois de présence au Congo par une insolation carabinée qui l'a laissée sur le flanc toute la journée de dimanche. Ce qui nous a permis, Benoît et moi, de passer un bon moment ensemble.&lt;br /&gt;Drôle de relation que celle que je vis avec eux, mes compagnons de fortune et d'infortune. On ne choisit pas sa famille, dit-on; on ne choisit pas toujours ses amis non plus. On prend ceux que la vie nous offre, et c'est encore un cadeau. Je ne sais pas si j'aurais choisi ces deux là comme compagnons de coopé. Dieu a choisi pour moi, et c'est sans doute mieux comme ça. Le premier trimestre n'a pas été facile pour tous les trois, on a frôlé la catastrophe le soir du 31 décembre. Il a fallu mettre de l'eau dans son vin, apprendre à pardonner, à faire la paix; décider qu'après tout, la relation est plus importante que l'amour-propre, qu'être seul est pire que tout.&lt;br /&gt;C'est précisément ce que pensent tous les Congolais, et une bonne partie des africains en général. Ici, la relation, la famille, la tribu, le clan, c'est sacré. Le groupe est plus important que l'individu. Un peu trop parfois : le tribalisme (au sens large) est paralysant, on ne peut rien faire sans l'autorisation au moins implicite du chef de la tribu (de la famille, du clan, de la cité …). L'initiative individuelle est mal considérée et souvent jalousée; le droit à la différence est réduit. On dit bonjour dix fois par jour à la même personne, mais rarement au revoir, encore moins adieu. Surtout, surtout, ne jamais rompre la relation !&lt;br /&gt;Belle leçon en vérité. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-8192182279229016571?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/8192182279229016571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/relation.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8192182279229016571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/8192182279229016571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/relation.html' title='Relation'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-3502224097859380366</id><published>2010-03-12T09:40:00.001+02:00</published><updated>2010-03-12T09:44:17.344+02:00</updated><title type='text'>Quelques nouvelles du pied ...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;… et non pas du front ! Vous vous souvenez sans doute (?) de ce garçon dont je vous avais parlé avant Noël, orphelin et épileptique, qui s'était brûlé le pied au 48ème degré. Il est enfin sorti de la clinique la semaine dernière. Finalement, on ne l'a pas amputé, on a décidé de laisser la nature agir (avec l'aide des antibiotiques et du Dakin, tout de même) et de voir le résultat. Et la nature agit ! C'est même étonnant. Bon, tout n'est pas cicatrisé, loin de là, et il revient en ambulatoire pour les pansements. Une partie de l'os est encore à vif, et il a perdu le petit orteil (l'os est tombé par terre, un jour, pendant qu'on faisait le pansement). Mais les chairs commencent à bien se reformer, on a déjà gagné plusieurs centimètres, notamment au niveau de la cheville, et l'évolution est bonne. Il gardera des séquelles, bien sûr, mais le pied est sauvé.&lt;br /&gt;Je ne suis pas infirmière, et je n'ai pas une grande connaissance de la chirurgie, grande ou petite. Mais on voit ici des plaies hallucinantes. En général, les malades finissent par venir à la clinique quand ils ont épuisé les autres ressources, en particulier les médecines indigènes. Pendant ce temps, des plaies minuscules se sont infectées, voire nécrosées, et il faut des semaines de soins acharnés pour remettre le tout en état. Ainsi chez un vieux papa un abcès à la fesse (sans doute un furoncle ou quelque chose comme ça) incisé à la maison, et sans doute pas dans les règles de l'art, est devenu une plaie de plusieurs centimètres, nécrosée, extrêmement mal placée (tout près de l'anus) et répandant une odeur nauséabonde dans toute la clinique. Ou encore, un jeune homme ayant subi un traitement indigène pour une douleur à la cheville est soigné depuis 3 semaines pour une plaie d'une trentaine de cm2 sur tout le dessus du pied. Ce matin, c'était une petite fille victime d'une injection mal aseptisée et dont la fesse ressemble à un volcan en éruption. Des choses pas très belles à voir, vous vous en doutez : il y a des moments où il faut avoir le cœur bien accroché.&lt;br /&gt;Heureusement qu'il y a en chirurgie une équipe de choc, dévouée et consciencieuse, qui travaille avec amour et plaisante longuement avec les malades. Je ne comprends pas ce que racontent ces infirmières, mais elles arrivent non seulement à guérir les malades, mais encore à les faire rigoler alors qu'elles sont en train de les torturer à coup de compresses imprégnées de Dakin. Un exploit qui me laisse songeuse …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-3502224097859380366?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/3502224097859380366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/quelques-nouvelles-du-pied.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3502224097859380366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/3502224097859380366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/quelques-nouvelles-du-pied.html' title='Quelques nouvelles du pied ...'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-9137430481125324793</id><published>2010-03-08T19:31:00.000+02:00</published><updated>2010-03-08T19:49:11.177+02:00</updated><title type='text'>Crucifix</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Ce matin, je suis allée à la messe chez les Religieux de Saint Vincent, juste à côté de Mater Dei. C'est la première fois que je le fais, tout simplement parce que d'habitude il n'y a pas de messe car il n'y a pas de prêtre. Mais je savais qu'ils avaient en ce moment la présence du Supérieur Provincial (un Canadien) et du Supérieur Général (un Français) de la Congrégation, et j'en ai profité. J'ai donc pénétré pour la première fois dans leur chapelle, et là, j'ai été frappée par le décor. Derrière l'autel, une grande carte du Congo est dessinée sur le mur. Et au centre de cette carte : le crucifix. Ou plus exactement : le crucifié, car il n'y a pas de croix. Le Christ est cloué au centre du pays, seul.&lt;br /&gt;J'ai contemplé longuement cette carte et ce crucifix. Il y avait là la longue litanie des souffrances de ce pays : la terre déchirée, les hommes humiliés, les femmes violées, les enfants soldats. Et c'est tout un pays, et c'est tout un peuple qui est ainsi crucifié. Et sa souffrance est celle du Christ, et le Christ l'a assumée.&lt;br /&gt;Drôle de Carême …&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-9137430481125324793?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/9137430481125324793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/crucifix.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/9137430481125324793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/9137430481125324793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/crucifix.html' title='Crucifix'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-1953005591980074312</id><published>2010-03-06T20:00:00.001+02:00</published><updated>2010-03-06T20:22:13.924+02:00</updated><title type='text'>Juste milieu</title><content type='html'>Entre trop de richesse&lt;br /&gt;     et trop de pauvreté …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre la frénésie de tout contrôler&lt;br /&gt;     et la lâcheté de ne rien décider,&lt;br /&gt;entre la peur d'être toujours coupable&lt;br /&gt;     et la crainte d'être un jour responsable,&lt;br /&gt;entre courir après le temps&lt;br /&gt;     et le gâcher, indifférent,&lt;br /&gt;entre la solitude de l'individualisme&lt;br /&gt;     et la paralysie du tribalisme,&lt;br /&gt;entre la liberté toujours revendiquée&lt;br /&gt;     et la tradition, toujours à respecter;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a peut-être un lieu,&lt;br /&gt;     un juste milieu&lt;br /&gt;pour se rejoindre,&lt;br /&gt;     se rencontrer,&lt;br /&gt;     se découvrir enfin,&lt;br /&gt;et pour inventer ensemble&lt;br /&gt;     un nouvel art de vivre,&lt;br /&gt;     un paradis nouveau&lt;br /&gt;où la vie, le temps, la terre&lt;br /&gt;     seraient des dons à accueillir&lt;br /&gt;     - et non pas des proies à saisir –&lt;br /&gt;mais des dons à travailler,&lt;br /&gt;     pour les faire fructifier,&lt;br /&gt;et pour les rendre à nos enfants&lt;br /&gt;     plus beaux qu'avant !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-1953005591980074312?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/1953005591980074312/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/juste-milieu.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1953005591980074312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/1953005591980074312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/juste-milieu.html' title='Juste milieu'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7601710269849861540.post-2958046855163712725</id><published>2010-03-02T20:31:00.001+02:00</published><updated>2010-03-02T20:59:15.830+02:00</updated><title type='text'>Petites phrases</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ça fait longtemps que je n'ai pas raconté grand-chose du labo. Il faut dire qu'il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil, sinon que Dido est en congé, ce qui fait des vacances pour tout le monde. Je n'ai pas l'impression de beaucoup faire avancer les choses, mais le peu que je mets en place (en particulier au niveau de l'enregistrement des résultats) doit d'abord être bien installé avant d'aller plus loin. D'ailleurs, personne n'a l'air de manifester d'impatience à l'égard de mon travail.&lt;br /&gt;Mais il y a des petites choses de la vie quotidienne à la clinique qui me font beaucoup réfléchir et que j'aimerais vous partager. Des choses qu'on ne verrait jamais chez nous, dans notre chrétienté déchristianisée, mais qui sont ici tout à fait naturelles. En vrac :&lt;br /&gt; - Le médecin directeur qui demande, à propos des dysfonctionnements dans le service ou des "déplacements" (vols) d'argent, "que chacun fasse son examen de conscience", pour voir s'il n'aurait pas des choses à se reprocher et à remettre en place dans sa manière de travailler;&lt;br /&gt; - L'administrateur gestionnaire qui supplie un membre du personnel d'abandonner une vieille rancune envers un médecin : "C'est le Carême, il faut faire un effort, je t'en prie : essaie d'oublier et de pardonner !"&lt;br /&gt; - Mama Lucie qui me lance entre deux pansements : "Ma Elisé, je t'aime à la folie !". Et devant mon air dubitatif : "Je t'aime de l'amour de Jésus, c'est le seul qui est important; parce que notre amour à nous, ça ne tient pas."&lt;br /&gt;Je dis que ça me fait réfléchir, mais ce n'est pas tout à fait vrai. Ce n'est pas tellement dans mon cerveau que ça agit, mais plutôt partout ailleurs. La Parole se fait chair, chaque jour à nouveau …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7601710269849861540-2958046855163712725?l=la-bas-labo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/feeds/2958046855163712725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/petites-phrases.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2958046855163712725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7601710269849861540/posts/default/2958046855163712725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://la-bas-labo.blogspot.com/2010/03/petites-phrases.html' title='Petites phrases'/><author><name>Elisabeth</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12943560456878660147</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='29' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-VWWMz-PjxNc/Tl5z2rYDwSI/AAAAAAAAFPA/OzMjM4dRrP0/s220/Photo%2Bblog.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
